En vacances avec Françoise Bourdin

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Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas publie sur mon blog et pour cause, j’étais en vacances. Mais je ne suis pas partie seule puisque, outre notre président débriefé en long en large et en travers par Catherine Ney dans le très volumineux « L’Impetueux » (qui a cassé mon sac en paille à cause de son surpoids), je suis également partie en compagnie de Françoise Bourdin.

Bourdin, c’est comme le fromage Philadelphia, il y a ceux qui ne connaissent que ça, et les autres, nombreux. Et pourtant, Françoise Bourdin vend plus de livres qu’Amelie Nothomb ! Eh oui madame, et en plus, elle en publie deux fois plus souvent que l’inquiétante Belge (2 romans par an en moyenne! Efficace, la Bourdin).

Belfond m’ayant gracieusement envoyé son denier roman, « Serment d’automne », j’ai donc commencé l’oeuvre de l’auteur par la fin, si l’on puit dire. Je tiens a spécifier avant debrief que je suis très friande de littérature dite « populaire » (souvent avec mépris, par de pompeux écrivaillons ratés de la rive gauche qui hantent les vernissages et autres inaugurations de salons du livre histoire d’étaler leur pauvre science littéraire acquise en terminale L et raclée depuis jusqu’au fond du pot, tout en se nourrissant a l’oeil de petits fours plus ou moins coûteux). Non, moi j’aime Katherine Pancol, que je porte aux nues depuis mon coup de foudre a 14 ans pour « Scarlett, si possible », qui se passe a Pithiviers, seule ville de France que je connaisse, du coup. J’aime Guillaume Musso, qui utilise les mêmes ficelles et canevas a chaque nouveau roman mais me procure un plaisir égal a chaque rapport. J’aime la Nothomb, meme si elle bâcle souvent. J’aime Harlan Coben et je chéris Douglas Kennedy avec passion.

Quant a Françoise Bourdin, qui doit en fait certainement le dédain de la presse a son patronyme, très dame catéchèse, je me lèche les babines a l’idée d’avoir découvert un tel auteur dont il me reste des dizaines d’opus a découvrir. « Serment d’automne » est comme un bon « Les Coeurs brules » mixé a un vieux Troyat type « Tendre et violente Elisabeth » : c’est romanesque, familial, amoureux, moderne, quotidien, proche, succulent. Chaque fois qu’on le reprend, on savoure sa chance de n’en être qu’a la moitié, puis aux trois quarts et, comme les vacances, on essaye de retenir le temps qui s’accélère et annonce, bientôt, l’inexorable fin. Heureusement, des Bourdin, il m’en reste plein. Je sais maintenant qu’a chaque petit blocage de lecture, baisse de rythme, démotivation, j’irai a la librairie en face de mon bureau pour me prendre, au hasard, un bon petit Bourdin en Pocket, ainsi que je l’ai fait avec tous les Kennedy (sauf celui sur les pyramides, un récit de voyage qui a l’air vraiment trop chiant).

Lisez sans hésiter Françoise Bourdin, et, comme moi, clamez-le haut et fort : j’aime Pancol, Sagan, Colette, Proust, Kennedy, Ellis, Troyat, Vigan, Fargues, Stendhal et Bourdin.

2 réflexions au sujet de « En vacances avec Françoise Bourdin »

  1. On a encore des points communs…❤ Pancol, Musso, Levy, Bourdin, Gavalda, et tutti quanti. Même si je me fais taper sur les doigts par mes collègues dès que je le dis. (NB : je travaille vers Saint-germain-des-Prés).🙂

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