Koh Lanta 2012 : Pourquoi Denis Brogniart reste le meilleur des présentateurs de télé-réalité

Depuis l’ouverture de ce blog, j’attends le bon moment pour faire mon ode à Denis. N’y tenant plus, c’est à l’aube de ce quatrième épisode de « La revanche des héros » que je tiens à expliquer au monde entier en quoi Denis Brogniart reste le plus fascinant des « présentateurs » de télé-réalité.

Le paradoxe

Brogniart est l’allégorie même de tout ce que Koh Lanta contient de paradoxal dans le paysage de ce que l’on appelle uniformément « télé-réalité« . Car quels rapports reste-t-il encore entre cette compétition où esprit sportif, dépassement de soi, stratégies et adaptation en société guident le déroulement et un programme tel que « Les Anges de la télé-réalité« , par exemple ? Quasiment aucun, si ce n’est qu’on y suit des inconnus ayant accepté d’apparaitre à l’écran. De même, l’analogie entre Brogniart et un Castaldi est peu ou prou le même qu’entre un dîner dans un restau gastro et un bon Mac Do devant la télé (à savoir que j’adore le Mac Do, hein !). Delormeau se situerait plutôt du côté du Kebab mais c’est une autre histoire…

Déjà, rappelons que Denis est un « vrai journaliste ». Formé à l’IPJ après une licence d’EPS (de prof de sport, quoi), Denis avait déjà le CV idéal pour présenter Koh-Lanta. Son rêve ? Devenir journaliste sportif. Il est aujourd’hui exaucé puisqu’il présente entre autre les grands prix sur TF1 mais ça, c’est ses petites affaires, je ne m’en mêle pas (Vrouuuuuuuum).

L’Homme aux 1000 treillis

Non, ce qui m’intéresse chez Denis c’est sa manière très personnelle de présenter Koh-Lanta, qui constitue en grande partie le succès et la longévité de l’émission. Véritable chef d’orchestre du programme, vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte mais Denis est partout. Déjà, et c’est important, l’homme aux 1000 treillis teste les épreuves (en particulier celles qui se déroulent sous l’eau houuuu mais il ne fait pas de brushing, Denis, donc il s’en fout). C’est certainement pour cette raison qu’il est le seul à en comprendre les règles avant de les avoir visualisées en cas pratique (je suis aujourd’hui encore incapable de rester concentrée jusqu’à la fin de l’explication : Un par un, vous allez devoir plonger dans ce hamac sous-marin. Là, vous vous enroulerez dans la nacelle avant de plonger pour récupérer la pierre noire contenue dans un coffre dont la clé a été cachée sous un poisson vert ! Une fois la pierre noire récupérée, vous devrez vous libérer de vos liens, vous hisser dans la barque remplie de sable que vous voyez sous les flammes au loin….  Zzzzzzzzzz « MERDE j’ai rien suivi il faut faire quoi ?? »).

L’arbitre incorruptible 

Véritable Monsieur Loyal et arbitre sportif de la compétition, Denis tient son rôle avec sérieux puisqu’il ne sourit jamais (sisi, vous regarderez. Il esquisse des petites moues sympatoches sur le prime de la Finale mais sur le terrain nope niet nada wallou ! Denis ne voudrait pas qu’on lui reproche un quelconque traitement de faveur ou préférence pour un candidat et son impassibilité éprouvée après plus d’une décennie de programme fait qu’il parvient, tel les gardes de Buckingham Palace, à rester parfaitement imperturbable face à toute scène, la plus ubuesque soit-elle). La gestuelle suit. Lors du lancement des épreuves de confort comme d’immunité, Denis place très souvent ses mains en imposition, bouts de doigts contre bouts de doigts, fouettant l’air dans un mouvement de balancier, ou encore pouce contre index, doigts en éventail, et la régularité et la constance de leur déploiement (au-dessus de la tête, ou doigt subitement pointé vers l’épreuve) donnent à son discours des allures de prêche. Denis s’efface, Denis n’est là que pour tenir le sifflet. On me voit on me voit pas.

Le sadique

En revanche, lors des feux de camp, l’arbitre se fait parfois – souvent – sadique. Et c’est si bon ! Se plaisant à déterrer les haches de guerre en piquant là où ça fait mal comme un sale gosse, Denis lance alors des engueulades légendaires l’air de ne pas y toucher (à Francis, qui vient de méchamment se viander et faire perdre à son équipe l’épreuve d’immunité : J’ai envie de parler, plus que de défaite, de raclée. Francis, avez-vous eu l’impression d’être ridicule ?, dit avec cet éternel visage impassible d’enfant sage que maintient une chemisette baroudeur multi-poche). On se prend à imaginer Denis, confortablement allongé sur le lit de sa chambre d’hôtel, boulottant avec gourmandise les  spécialités locales dont rêvent jour et nuit les candidats, ordi posé sur les genoux (gaffe de pas le tâcher avec tes brochettes, Denis !), ricanant devant Patrick cachant son collier d’immunité dans son moule-burnes ou se frottant les mains avec sadisme en assistant à une énième trahison fomentée pour le prochain feu de camp nocturne.

The Boss

Parfois, Denis décide de changer les règles. Bha ouais, Denis is the boss, donc Denis fait ce qu’il veut. Par exemple, après une épreuve d’immunité bien hardcore où les candidats épuisés terminent trempés puis roulés dans le sable en mode poisson pané, Denis peut tout à fait décider (dans ces cas-là, il tonne un autoritaire et sexy « J’AI décidé ») que le changement, c’est maintenant. Chez moi, on appelle ça une « règle à la Denis », ce qui consiste à changer les règles en toute impunité. Savoureux ! Panique à bord, les candidats ne savent alors pas pour qui voter (un peu comme les Français ou 1er tour de la Présidentielle mais bon là ils étaient prévenus), ne peuvent pas se concerter et Denis jubile (silencieusement) le ventre plein, assistant du haut de son mètre quatre-vingt-treize à l’effondrement de tactiques avortées dans l’œuf par le grand Manitou de la survie. Mon plus grand plaisir personnel de spectatrice du sadisme de Denis remonte à son époque Fear Factor lorsque, pour une épreuve de « nourriture », les candidats avaient dû choisir 3 ingrédients du type couilles de taureau + œil de poisson + entrailles de chouette (pas sûre que les chouettes aient des entrailles mais bon…) que Denis mettait avec le plus grand naturel dans un blender avant de placer lentement sa main au-dessus du bouton. Là, il marquait un temps d’arrêt… avant d’appuyer puis de secouer délicatement et consciencieusement le contenu pour en enlever les grumeaux, puis de verser le tout dans un immense verre à milk-shake et de le tendre poliment…

Le conteur 

Enfin, et c’est lorsque vous découvrez ce style inimitable que vous tombez définitivement sous le charme du maître du conte, Denis fait toutes les voix off (c’est d’ailleurs ainsi qu’il a commencé sur Koh, avant d’en prendre complètement les rennes). Grâce aux célèbres textes au style inimitable de Corinne Vaillant , la réalisatrice de l’émission (pour info, Denis signe lui-même les textes d’explication des épreuves ainsi que ceux des feux de camp), Denis parvient à tenir en haleine 8 millions de téléspectateurs de toutes catégories sociaux-professionnelles en scandant élégamment, dans un style châtié, limite désuet, et dans un phrasé si personnel des commentaires apparemment distancés auxquels il est parvenu à imprimer son identité. Et ça, c’est vraiment Denis (Tous se jettent voluptueusement dans cette boue onctueuse, dit dans une émission dite de télé-réalité, c’est vraiment du Baudelaire sur le petit écran et ça fait du bien !)

En conclusion de ce billet de stalkeuse, j’emprunterai, si elle le permet, sa plume à Corinne Vaillant pour rendre un dernier hommage à notre ami bouclé (qui, pour ceux qui me le rétorqueraient, est à Stéphane Rotenberg ce qu’Ardisson est à Fogiel : un créateur versus un sympathique repreneur de bail) :

Denis ! Présentateur de Koh-Lanta depuis maintenant plus de 13 ans et très tôt passionné par le sport, ce jeune homme doué et volontaire rejoint les bancs de la faculté avec une seule idée en tête : devenir journaliste sportif ! Mission accomplie ! Aujourd’hui, ce dynamique papa de quatre enfants est un homme épanoui, fonceur et frondeur qui, sous des dehors impénétrables, cache un cœur tendre et fidèle. Arbitre des élégances dans un programme qui repose sur ses épaules affutées, Denis parcourt le monde et remet avec courage son titre en jeu  à chaque nouvelle saison ! Cette année encore, les téléspectateurs encensent cet échalas au talent incontestable et leur sentence… est irrévocable !

[ouverture des petits papiers en PQ kraft ]

DENIS ! DENIS ! DENIS ! STEPHANE… DENIS !

Publicités

Les secrets de Pékin Express 2012 – le passager-mystère : debrief de l’avant-première…

Hier soir, j’ai été gentiment invitée par la chaîne M6, en compagnie d’autres blogueurs et blogueuses, à voir les premières images de « Pékin Express » en avant-première. Ouah, la chance, hein ? La question que je me posais secrètement, en bonne star-loveuses que je suis : Stéphane (Rotenberg) serait-il là ?

Me voilà donc confortablement installée dans une salle de projection à côté de Insiiide, grâce à laquelle j’ai été introduite dans le saint des saints. Comme nous sommes arrivées en retard, et que la projection avait déjà commencé devant une salle hilare, je n’ai pas pu tout de suite distinguer les participants… jusqu’à ce que… « Rho hihihi, Insiiide, regaaaaarde ! – CHUT – Regaaaaarde c’est Stéphane ! ». Regard compatissant d’Insiiide… Bon, j’avoue avoir pas mal zieuté  pendant l’extrait (genre « Tiens, Stéphane sourit ! » « Oh il rit comme il est sympa ! ») mais voilà ce que j’ai pu rapporter pour vous en avant-première :

Alors déjà, bonne nouvelle, trois binômes de la saison 7 sont dans la place : les frères Belges (mais si, les quasi jumeaux à l’accent énervant qui répétaient à l’envi « on the road again » – bha là « again », pour le coup -, très forts en sport et battus sur le fil par les dandys), les dandys Jean-Pierre et François, justement (et donc derniers vainqueurs en date) et le couple « atypique » formé par Noëlla, la très grande blonde, virile et sympathique et son mari Damien, bonhomme moustachu, rigolard et un peu pataud. Pour le reste, on a Jessica et Frédéric, les fiancés marseillais de la saison 5 séparés aujourd’hui mais repartis ensemble dans l’aventure bien qu’elle ait « refait sa vie » (qu’en pense son actuel ? Mystère…) et Cécilia la nerveuse avec son nouveau mec. Nous avons pu suivre les équipes à Séoul, dans la métro, contraintes de se mouvoir avec un handicap de taille : faire garder à l’un des deux coéquipiers son bandeau. Sous le regard inquiet, médusé ou impassible de nuées d’asiatiques, certaines scènes savoureuses vous raviront, telles l’un des frères belges se prenant un guichet de billetterie en pleine face, ou Noëlla et Damien hurlant sur le quai « Fran’che tivi ! Tivi chaud ! » (rappelons qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais…).

Quid du passager mystère, me direz-vous ? La grande famille de M6 a sorti l’artillerie lourde, puisque la quasi intégralité des présentateurs maison va venir passer son petit week-end sur le tournage, accompagnant à chaque fois une équipe, faisant alors office de booster ou de boulet, selon, et servant habilement le programme grâce à l’injection d’une bonne dose de comique de situation non négligeable (puisque seul le passager-mystère est habilité à faire du stop, partie de l’épreuve la plus propice aux échauffements  les plus historiques). Vous pourrez donc suivre Stéphane Plazza le bien-aimé à nouveau en short à poches, Faustine Bollaert, plutôt avantagée par la nature et sautillant de longues minutes en tee-shirt blanc derrière les voitures pour le plus grand plaisir des téléspectateurs masculins, Mac Legsguy la caution geek, Grégory de Top Chef 1, les nanas de « C’est du propre « , la belle  Sandrine Corman ou encore William Carnimolla, manifestement révélation du programme (imaginez un WMCY short en jean taille haute, mini marcel rentré, bretelles, crête laquée et déhanché étudié subitement chargé de 3 grands rondins de bois de la taille de cocotiers pour un treck de plusieurs heures, harcelé par des inconnus hystériques lui hurlant « Viiiiiite – Mais putain laisse-le faire à son rythme ! ») Vous sentez que William va pleurer ? Brisons le suspens, oui, William va pleurer… On (je) regrettera juste l’absence de Môsieur Cyril Lignac le jeune chef  médiatique et sympathique… et maintenant étoilé rappelons-le au passage, qui aurait parfaitement eu sa place dans ce programme, mais il était peut-être en Corse ou que sais-je encore et puis de quoi je me mêle ?

Bref, du bien prometteur et croustillant pour ce « retour des héros » version Pékin. Applaudissements fournis dans la salle, et prise du micro par Stéphane. Après un mitraillage en règle dont il semble que tout le monde trouve ça normal, plein de gens ont posé plein de questions à Stéphane, qui a mis plein de temps aussi à y répondre parce que Stéphane, depuis qu’il a pris l’habitude de meubler pendant tout le temps qu’il faut pour cuisiner un repas pour 200 personnes (« Ca a l’air bon c’est quoi ? C’est chaud ? Du bœuf ? Du bœuf d’où ? Houlala vous semblez stressé je me trompe ? »), ça a l’air de lui être resté. Ca doit lui faire bizarre à sa meuf parce que le mien, c’est plutôt du genre « oui » « non » mais ça, c’est une autre histoire. Donc en gros ce qu’il dit Stéphane, c’est que la saison 2012 parcourt deux hémisphères, trois continents (classe !), qu’on y rit beaucoup, que les passagers-mystères n’ont su que 5 jours avant le départ où ils allaient (coucou « Voyage en terre inconnue » !), que dans Pékin, la capacité à se faire aider est un élément fort (cf. Noëlla et Damien pas forcément favoris mais c’est pas dit), qu’il ne teste pas forcément les épreuves comme Denis parce qu’ils n’ont pas forcément le temps avec l’installation et tout ça, que l’équipe de l’émission compte 120 personnes et qu’il faut 6 mois pour la préparer. Ah ouais, je comprends pourquoi il est si mince, Stéphane, il bosse 6 mois jours et nuit et après il part boulotter du riz dans des lieux à tourista… Pas con.

Sur ce, je pars au buffet.

Et ce soir, ne manquez surtout pas Pékin Express, le passager mystère, 1er épisode !

Debrief de « La Belle et ses princes presque charmants » ou Marine et les moches

Sur les conseils de mon amie et agent Cécile Escaich (name-dropping !), je me suis forcée à regarder le 4e épisode de la dernière télé-réalité qui buzz, « La Belle et ses princes presque charmants » (nom de code #lbesp sur Twitter), diffusée sur W9.

Le concept ? Une nana pas trop mal mais pas non plus à se taper le cul par terre, Marine, est venue pour « trouver l’amour ». Comment Marine pensait-elle être une énième et classique bachelorette, 5 ans après l’original, et non l’objet d’un abominable nouveau concept venu des States ? Mystère… En même temps, Marine a l’air vraiment naïve et fraîche, accordons-lui donc le bénéfice du doute. Le jour de son arrivée, alors qu’elle s’attend à voir débarquer une ribambelle de bellâtres, Marine déchante. L’abjecte et machiavélique PROD lui a réservé une belle moche  surprise : ses prétendants sont plutôt cheums, voir impéchables même un lundi soir de déprime après plusieurs années de disette sexuelle. On compte parmi eux un obèse, un rouquin malingre, un chuinteur (qui répète « oh punaige, oh punaige », à tout bout de champ), un zozoteur acnéique et un déséquilibré rosâtre.

Visiblement, pendant les premiers épisodes, Marine a appris à « découvrir» ses prétendants (et leurs « univers ») qui, puisqu’ils sont moches, sont forcément gentils et intelligents. Bha oui ! C’est comme les gros qui sont tous drôles et les vieux pleins d’empathie, c’est bien connu.

Pourtant, pendant l’épisode précédent, et alors que certains des puceaux commençaient sérieusement à ne plus pouvoir se contenir au moindre regard de la belle, se prenant à espérer qu’enfin, ayant eu la chance d’être découverts « pour eux-même », ils pourraient décrocher le cocotier et se taper une bombasse (ça ne vous rappelle rien tous ces bons sentiments ? Mais si… pensez à Claire Chazal. Mais siii… « Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? »*), nouveau coup de théâtre. La sadique PROD abat encore une carte en faisant rappliquer des… « beaux ». Attention, huge guillemets. Les beaux sont d’absurdes strip-teasers chômeurs gonflés à la salle de gym low-cost pendant leurs longues après-midis d’ennui dans leur province éloignée, ravis de venir trainer leur corps body-buildé et leur crête collée à la Cléopâtre dans un programme diffusé sur la petite sœur d’une chaîne nationale. Vous vous en doutez, les beaux, comme ils sont beaux, sont très cons. Mais ça, pour le coup, c’est vrai.

La véritable thématique du programme est alors lancée, répétée à l’envi par le rédacteur de l’émission, visiblement pas peu fier de sa trouvaille : « Marine choisira-t-elle la beauté du corps ou la beauté du cœur ? » C’est beau, ce que tu dis, rédacteur…

Au moins c’est franc et dit : t’es moche, t’es gentil ; t’es beau, t’es con et méchant. Bhouuuu Ryan Gosling est bêêêête. Ce qui est marrant, c’est que les moches, entre eux, ne s’appellent jamais les moches mais « les anciens » (vs. les nouveaux), « les geeks » (sic) – alors qu’à part Pascal, très sympa au demeurant et pas moche, dont vous pouvez retrouver le débrief de son expérience sur www.luxsure.fr –, je pense qu’aucun d’entre eux n’a la moindre compétence particulière en informatique. Ils s’auto-nomment également… « les normaux » (la normalité a la cote !). Du coup, ils essayent de piéger les cons : « Ouais euh, si qu’on fait un Pictionnary ou un Trivial Pursuit, je me demande bien kiki va gagner ! ». Moi aussi, je me demande bien kiki.

Marine, dans tout ça, a l’air de trouver les « beaux » relous et les moches flippants. Enfin, surtout un qui a passé le cap du stalker depuis un petit bout de temps. Ludovic, qu’il s’appelle, le stalker. Il lui peint des toiles sur lesquels il écrit son nom « avec un cœur sur le »i » que si avec ça elle comprend pas qu’il l’aime rhirhi rhi rhi » – rire masturbatoire effrayant. Il se demande aussi, puisqu’elle l’a placé à sa gauche à table, « le côté du cœur », si c’est un signe (of course, Cupidon, tu crois quoi ?) et la mange méchamment des yeux, à se demander à quel moment la PROD a dû intervenir.

Ce que je retiens en tous cas c’est que Marine a gentiment confié à ses amis les moches, ses « chouchous », comme elle les appelle, qu’avec eux, elle n’avait « pas besoin de se mettre sur son 31 , [ce qui fait] du bien» (vlan !), et aussi qu’elle a dit au stalker qu’elle le trouvait « très spécial » (tu m’étonnes !). Quant à lui, il a eu cette remarque très juste en parlant du groupe des beaux : « On voit qu’c’est des gens qui zont pas peur des filles. » Contrairement à certains du groupe des « normaux » dont on se demande parfois s’ils ne vont pas avoir des problèmes techniques de mecs de 13 ans quand la Marine s’approche un peu trop près… Freaky.

Semaine après semaine, Marine, qui a un prénom pas facile à porter en ce moment, choisit de renvoyer chez lui un prétendant. Cette semaine, c’était… bha ouais, vous avez cru quoi ! Ma seule interrogation sur la suite du programme reste la suivante, puisque le groupe des « geeks » va se réduire à peau de chagrin épisode après épisode : va-t-il y avoir une réunification (et les promesse habituelles : « On n’élimine pas un normal tant qu’il reste un beau ! Ouais les gars whou ! ») ?

La réponse au prochain épisode de Marine, les normaux et les blaireaux. Et si vous ne regardez pas, mais que d’aventure on vous en parle, vous saurez quoi dire ! Merci qui ? Merci Kiki.

*L’Amour est aveugle

Ce jour où la babysitter se rend compte que vous n’êtes pas de vrais adultes…

Toute ressemblance avec des personnages existants est totalement fortuite. Quant aux situations, elles ont été exagérées dans un soucis scénaristico-humoristique évident. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

La baby-sitter est l’une de ces abjectes personnes qui vous font prendre conscience plus que quiconque de votre âge canonique. Déjà, parce que lorsque vous la bookez, elle vous colle du « madame » partout en sms (Ho, Adèle, on a le même prénom. Sérieux me fais pas ça ! Oui, ma baby-sitter s’appelle Adèle. Bref), mais aussi parce que son regard… est le pire des miroirs. Et que lorsqu’elle consent à vous appeler par votre prénom ou vous tutoyer, elle semble toujours le faire avec des guillemets…

Cas pratique :

20h30 : Adèle arrive. Driiiiing !

–          Bonjour MADAME !

Pimpante, le visage plus tendu qu’un tam-tam, Adèle semble avoir à peine douze ans. Bizarre, quand vous étiez enfant, les baby-sitters vous paraissaient si vieiiiiilles ! Moins que votre mère, mais vieilles quand même.

–          Je peux avoir le code du Wifi s’il VOUS plaît ?

–          Oui, bien sûr ! Keum va VOUS le donner (vlan, à vouvoiement vouvoiement et demi). Titi, tu dis bonjour à Adèle ?

Titi fait semblant de pas savoir que vous alliez sortir, alors que vous vous agitez dans tous les sens depuis une heure en HUUUUURLANT que vous êtes CHEUM, le bousculant, lui brûlant la tête au sèche-cheveux, le traînant sur le sol alors qu’il vous suit comme votre ombre, accroché à votre collant filé comme un koala à son arbre, prenant un malin plaisir à essayer vos Louboutins avec ses pieds en-chausson-chausettonnés, puis à parader gaiement votre nouveau haut autour du cou tout en finissant sa Pom’Pot (ploc !).

Oups…

–          HA NON ! PAADEELE ! PAADEEELE !

–          Hihi, mais si, voyons, Adèle va aller te lire « Caca Boudin » (best-seller pour les enfants ndlr) dans ta chambre ! Hein Adèle ? (regard autoritaire)

Adèle est soûlée parce que, pendant les deux premières années de vie de Titi, elle ne l’a pas vu. Lorsqu’elle arrivait à 20h30, il dormait déjà. En gros, son travail consistait à tchater avec ses copines devant la télé à 8 euros de l’heure (oui, on donne 8. No comment). Now, c’est FINI Adèle la Sauterelle (autre best-seller pour enfants). Tu vas faire le sale boulot. Sourire crispé, elle commence :

–          C’était un petit lapin qui ne savait dire qu’une chose… CACA BOUDIN !

–          CACA BOUDIIIIIIIIN ! CACA BOUDIIIIIN !

Pendant ce temps, vous tentez péniblement de plâtrer votre visage parcheminé par les ans, et de ne pas vous sentir ridicule dans ces vêtements dont vous vous rendez compte qu’ils sont peu ou prou les mêmes qu’Adèle (en plus cher et moins bien portés). Là, vous vous remémorez qu’à l’époque, votre mère ne s’habillait pas DU TOUT comme la baby-sitter… Trop tard pour philosopher, vous appliquez une dernière couche de rouge vermillon sur vos lèvres sèches, attrapez  par le bras Keum, qui balance à Adèle tous les mots de vocabulaire « jeune » qu’il connaît (« grave », « chanmé », « et la Fac, ça roule ? » CA… ROULE ?! « Tu veux que je te trouve un stage dans la finance ? J’ai pas mal de contacts… » Pfft bon allez on y go !).

–          Bon, Adèle, prenez ce que vous voulez dans le frigidaire (mais pas la buratta pitié !) et surtout couchez-le tard ! (parents indignes, alors que vous savez très bien que coucher tard => lever tard n’est absolument pas une science exacte, vous la tentez malgré tout). Je vous envoie un texto quand on part de la soirée.

Dignes, parfumés à l’excès, clinquants, l’étiquette de vos nouveaux vêtements (achetés exprès pour ce qui, devons-nous l’avouer, est un peu pour vous la soirée de l’année) apparente, Keum et vous partez fêter les 35 ans d’un de vos meilleurs amis. Un samedi soir. Oui, comme les ploucs. Pour Adèle, vous êtes un couple de vrais gens, d’adultes, de papamamans, avec des métiers, des salaires, des factures EDF payées par virement bancaire, des assurances-auto et des parents à la retraite.

–          Vous me direz si vous rentrez avant 2h, comme ça je sortirai après ! lance Adèle à la volée.

Après ? Après 2h ?! Y’a des gens qui font ça ?

Oui, vous, il y a 4 ans à peine…

Vous partez rapidos, parce que le compteur d’Adèle a déjà commencé à tourné il y a un petit bout de temps.

[Interlude soirée

***** Pour un debrief détaillé de la soirée, merci de vous acquitter du forfait Debrief VIP****

*** Version light pour les raclures ***

Bonsoir – champagne – oh salut t’es là – champagne – bon anniversaiiiire Vincent ! – vin blanc (plus de champagne) – on va danser ? – vin rouge (plus de vin blanc) – dédèèè ba au collège Marcel Aymééé ? – vodka pomme – Vooon Anniberzèèèère Bincent ! – Vodka Jet – « Keum , faut rentrer il est 1h35 ! » – « Mais ggui êtes-vouuuuus ? » – « Bon ok on reste jusqu’à 42 » – Ouuééééé du champagne – 1h52 « Zalut Bincent je t’aiiiime mon poto zétait zuber ! » –  « T’as brévenu Adèle ? » ]

Retour maison

Dans le taxi :

–          Meeeerde, faut tirer de l’argent pour Adèle ! On lui doit combien ? Alors, 20h30, 21h30, 22h30… (toutes ces années d’étude pour compter sur vos doigts, que Keum regarde avec concentration en comptant silencieusement avec vous : un, deux, trois…). Non, attends, oh fait ch… avec cette demi-heure, là !

[parenthèse et ouverture de débat : en baby-sitting, toute heure entamée est-elle due ou compte-t-on en demi-heures ? Merci d’apporter vos contributions sous le post].

Donc, 20h30, 21h30… putain la prochaine fois on reste une demi-heure de plus ou on la fait venir à 21h ! Donc ça nous fait 5h30 à 8 euros de l’heure. Donc combien ?

–          Beuuu, auguuune idée !

–          Bien la peine de travailler dans la finance. Mmh 8×5 = 40 + 4 = 44€. Je vais pas lui filer 44 €, ça fait rat grave. Nan ?

[Tirage à la tirette… La tirette est du côté d’Adèle. Les tirettes font exprès, à une certaine heure, de ne distribuer que des gros billets. Le gang des baby-sitters a dû pirater les DABS pour qu’ils n’aient plus de petites coupures à partir de minuit.]

–          Haaaaan, ils m’ont filé un billet de 50 euros ! Je vais quand même pas lui demander de me rendre la monnaie ça fait radoche nan ? Nan ?

–          Mais viiile-lui les 50 !

–          Elle fait pas le report de minutes, Adèle ? On pourrait s’auto-créditer de 6 euros. 50 minutes de baby-sitting gratos pour la prochaine fois. Nan ?

–          Radine.

–          Poivrot.

Le taxi : 22 !

Quoi 22 ? 22 euros ! Pas de monnaie, pas de bonjour, pas d’au revoir, pas de sourire et regard suspicieux en prime comme si vous alliez vomir dans son épave. (« Zédunépave !», répète Keum en boucle, assez fort pour que le chauffeur vous haïsse. Peur qu’il vous emmène en forêt de Rambouillet pour vous violer et vous découper en morceaux).

2h01, devant votre porte : Putain ch… **$^=)’àçéiueoéu , où est ce p… de trou de serrure ? L’ont enlevé ! On bourra plus jamais rentrer chez nous !

Keum, défaitiste, préfère s’asseoir, puis s’allonger sur le paillasson, parfaitement résigné à vivre sur ce sol piquant (très piquant, surtout pour son visage, visiblement !), abandonnant son fils à une quasi inconnue de 20 ans fan de twitter et de Norman fait des vidéos.

–          Ménan, on va bien vinir par le trouver ! ADELE ! ADELE ! Je vé l’appeler !

Au bout de trois sonneries, vous entendez une porte s’ouvrir. Mais c’est celle des voisins du dessus. Meeerde on a réveillé lévoizins. Vous gloussez seule (rhirhirhi), car Keum ronfle.

–          Madame ?

Tiens, la voisine du dessus a la même voix qu’Adèle.

A moins que… KEUM ! On n’a pas de labrador dessiné sur notre paillasson, si ? Hein ?


Scoop ! The Veste : on a retrouvé le styliste de Crocodile Pagny !

Depuis le premier épisode de The Voice, une question taraude les internautes : qui habille Florent Pagny ? Où peut-on acheter les mêmes vestes  que lui ? J’veux du cuiiiir, pas du peep-show, du vécu…

Dans son dernier numéro, Voici précisait que Florent s’habillait seul, et n’avait pas de styliste attitré. Mmh, il me fallait enquêter. Et bingo, renseignements pris, j’ai trouvé ! Il se murmure même que, contrairement aux autres coaches, Manimal Pagny serait le seul à refuser les conseils de la prod’ (qui, à chaque tournage, se l’est certainement tenté « Euh… Florent, t’es sûr, là, pour ta veste en reptile moutarde ? » « Dis Florent, regarde ce que je t’ai trouvé, un joli petit pull marin » « Eh Florent, regarde par là  ! » puis HOP, jetage de trois gorilles sur Florent pour lui arracher son dernier boléro en rhinocéros). La semaine dernière, même le très policé Nikos s’y est collé, insistant lourdement auprès du chanteur reptilien : « Vous aimez le cuir Florent, hein Florent », sans qu’il relève. Florent ne parle pas de son look. Florent EST le look.

Car c’est bien mal connaître l’animal que d’avoir pensé pouvoir imposer quoi que ce soit à notre amoureux de « la liberté de penser » ! Non, sur The Voice, on sait que Florent refuse tout conseil parce que déjà, il kiffe son Dundee style… mais aussi parce qu’il serait sous contrat plus ou moins officiel avec un styliste. MAIS QUI EST CE STYLISTE ? vous demandez-vous fébrilement depuis des semaines, désireux vous aussi de faire craquer les filles tout de peau moulé.

En exclu, je vous file le tuyau : Floflo s’habille chez… Gérard Sené ! La preuve en images :

J’ai pu, à la rubrique « Cuir et peaux » (introduite ainsi : « Les meilleures peaux de Cerf, Renne, Cheval (sic), Mouton et Agneau français pour des modèles de légende »), récupérer pour vous quelques modèles pas encore porté par le baryton cathodique :

J’ai trop hâte, pour ce dorsal croco !

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Gérard Sené n’est pas un inconnu. Parmi les people acquis à sa cause ? Johnny, of course (et certainement Laetitia, la catwoman de LA), mais aussi, et Gérard s’en vante moins, Giuseppe ! Mais si vous savez, le fils de Marie-France, dans « Qui veut épouser mon fils« , complètement gaga des longues chaussures du biker couturier.

Vous doutez encore ? Gérard Sené himself a confirmé l’info sur sa page Facebook :

Et voilà ! Maintenant, vous pouvez foncer adopter la Pagny’s touch ! Ne me remerciez pas, Sené rien…

Un dimanche soir devant le PSG…

Le dimanche soir, à la télé, c’est toujours le même programme : un blockbuster bien popu mais nul sur TF1, un film pas mal sur France 2, un Capital spécial ménages surendettés sur M6 et un match du PSG sur Canal. Et quand on a un concubin supporter du triangle des Bermudes du football mondial (entendez par là, comme le soulignait très justement Ruquier dans « On n’est pas couchés » samedi dernier, que lorsque de très bon joueurs y arrivent en fanfare, ils disparaissent mystérieusement du paysage), on finit invariablement par se rabattre sur un bon vieux match de Championnat à l’ancienne… Et ce qu’il y a de bien, c’est que les soirées se déroulent tout aussi invariablement de la même manière :

20h40, en train de préparer à manger, de la cuisine, moi :
– «  »On » joue contre qui ce soir ? »
Keum : « Auxerre » (à remplacer par Lille, Rennes, Sochaux, Guingamp… en tous cas c’est toujours un match trèèèès important, sauf quand c’est Marseille où là, Keum fait exception à la règle du dimanche soir (pas sortir) et part assister à l’événement historique avec de véritables connaisseurs.
2e question (importante, rapport au bruit dans la rue) :
– Et « on » joue ou ? Au parc (des Princes) ?
– Non, à la baie des Champs…
Tiens, je savais pas qu’Auxerre etait au bord de la mer… A moins que ce soit « l’AB des Champs »… J’apprendrai plus tard en lisant un article que c’est « l’abbée-Deschamps« , tout aussi chelou.

21h : on se met à table. Keum est concentré, fronce les sourcils et c’est comme si on matait les résultats de 2nd tour de la présidentielle. Pas moyen d’en placer une…
– On a passé un bon week-end, hein ?
– Mmmh
– Tu me passes le fromage ?
– Mmmh
– Je pense me raser un côté de la tête tout à l’heure.
– Mmmh
– Je me suis tapée ton frère.
– Non mais je regarde, là ! Tu veux quoi ?
Rien 😦 Pfft

21h30 : but du PSG OUAIIIIIIS !!! Enthousiasme, envoi de textes aux potes fans de l’équipe rouge et bleu, tapage dans les mains, sautillements sur canapé râpé, puis reprise de conscience de la présence féminine dans la pièce (moi).
– Tu disais ? Mon frère s’est rasé la barbe ?

21H50 : mi-temps. Rengeage du dîner. Zapping sur les autres chaine. Stop rapide sur TF1, plus long sur Capital mais zapping excédé lorsque la voix off devient trop insupportable (« ENQUEEEEETE sur ces ménages en crise ! Florence et Thomas vivent dans la rue depuis 6 mois… »), passage sur France 2, voire scotch trop long jusqu’à…

22H05 : … la reprise. Alors que je tweet frénétiquement pour tromper mon ennui, tout en feuilletant distraitement le JDD, puis le Version Fémina, l’ennui semble gagner également Keum, qui fronce les sourcils en scrutant sa tablette. Il rechecke les résultats des autres équipes et sembla faire de savants calculs pour anticiper, au cas où les choses tourneraient mal (match nul), où se placeraient finalement les Parisiens au classement. Parce que l’équipe en blanc commence à pressuriser sérieux. J’y connais pas grand chose mais ça se passe vachement plus du côté où il y a le gardien de « notre » équipe (Keum dit  tout le temps « on » en parlant du PSG donc comme je suis un peu de sa famille, je me dois de faire pareil !). Je me concentre pour comprendre. Le fameux Néné (nom marrant quand on écoute le match d’une oreille en faisant autre chose mais bien moins que Kaka) court dans tous les sens, un mec qui ressemble au prince Harry (Kévin Gameiro, me precise-t-on dans l’oreillette), a l’air sous tension ; tiens y’a un type qui s’appelle Maxwell, comme le café et un autre Leonardo (mais vraiment aucun rapport avec la choucroute titanesque). Ouais, ça vole haut dans mes analyses mais on s’intéresse comme on peut, sachant que l’équipe compte zéro beau gosse (grosse performance sur 22 sportifs de moins de 35 ans).

– Tu veux mater « La Défense Lincoln » ? tente Keum, qui prouve par là qu’il se fait bien chier en fait…
Comme d’hab, le PSG tient mollement le score pendant une deuxième mi-temps somnifère. D’ailleurs, je décline la proposition, parce qu’à 78 minutes de ce rythme, mon lit me tend ses bras en oreillers (mmmh).
– Je vais bouquiner, tu me raconteras ?
En fait, je préfère m’éclipser, car je sais ce qu’il va se passer, et je ne suis pas très à l’aise dans ce genre de situations… Mais j’ai de la mémoire, moi…

Comme d’habitude, le PSG va craquer avant la fin, et faire tomber les barrières à la 89e minute pendant que je me lave les dents.
– Haaaaaan ! PUTAIN, mais quelle bande de MEEEEERDES !!!! (Tiens, c’est plus « on » ?)
Puis un silence lourd, dense, un malaise palpable depuis mon lit douillet s’installera dans la pièce attenante.
Je fermerai la porte de la chambre, prudente.
[Petite variante : à la 92e, dans le salon, un silence plus puissant qu’un coup de tonnerre retentira, alors que des cris virils et stridents (oui, ça existe), sortiront de la télé. « Les autres » auront à nouveau marqué. Parfois, c’est un match de Coupe. Du coup, « on » est éliminés. Hier soir, on a visiblement perdu notre titre-de-champion-mais-c’est-pas- sûr.]

Keum prend alors la tête dans ses mains et éteint la télé, de rage, ou zappe sur les ménages au fond du trou histoire de se faire une bonne dépression post-matchum. Allons-y à fond.

J’entends Jérémy Menez, le mec d’Emilie de Secret Story, qui donne une interview à Laurent Paganelli, dit Paga, un tout petit blond sympathique à l’accent marseillais. Le mec est pro, du coup les joueurs acceptent toujours de lui répondre, même quand ils sont d’une humeur de chien. Le CFC commence, Keum est dégoûté, déprimé, dépité. Une sale semaine qui commence.

Alors j’aurais une requête à formuler aux programmateurs de ce truc : pourriez-vous faire jouer Paris à d’autres horaires ou jour de la semaine ? Pour le bien de l’équipe, des couples et de l’économie (salarié heureux = salarié performant), merci. Suis prête à en débattre. Pour me contacter : adeledebrief@gmail.com

Sur ce, bonne nuit aux Marseillais. « Nous », on a le PSG-blues. Ptetre que c’est l’abbée (Didier) Deschamps qui nous a mit la chkoumoune…

Mon 06 a 15 ans…

J’ai récemment dû contacter une nouvelle baby-sitter (mais je reviendrai plus tard sur ce point crucial) et fus absolument consternée au moment de composer son numéro pour lui envoyer un texto (oui, de nos jours, on envoie des textos aux baby-sitters, c’est hyper pratique et ça évite de se parler des plombes alors qu’on n’a rien à se dire). La raison de ma déroute soudaine ? Son numéro commençait par… 07 !

Ah ok, ça y est ! Déjà que mon fils pourra me dire sans rire que je suis née au siècle précédent (concept angoissant, hein ?), en plus j’aurai donc bientôt un numéro de portable suranné, daté, old school, qui affichera clairement mon âge plus surement encore qu’une Game Boy cachée dans un tiroir. Cette abominable prise de conscience m’a nostalgiquement amenée à me poser cette question, que vous vous poserez simultanément à la lecture de ces lignes : quelle âge à mon 06 (je dis 06 pour faire jeune mais en vrai, je dis « numéro de portable », comme je dis « message écrit » et pas « SMS » ni « texto », ou encore « appel en absence » et pas « appel manqué », formation initiale Nokia oblige) ?

Horreur, après calcul et recalculs désespérés (mais nan c’est pas POSSIBLE ! Le temps passe blablabla à une vitesse blibli eurk je vomis), la soustraction compliquée 2012 – 1996 = 16 ans s’est révélée exacte ! Seize ans ! 8 fois l’âge de mon fils, 3 ans de moins que Justin Bieber, bref la durée de carrière de Claude François. Je meurs ! En plus, comme vous tous, j’ai toujours refusé de changer de numéro ! Pourquoi ? Avouons-le nous, nous avons encore aujourd’hui ce réflexe post-ado : la peur de rater un appel important (du genre… et si le mec que vous aviez galoché en 1998 sur les planches de Cannes pour fêter la victoire des Bleus se décidait AUJOURD’HUI à vous rappeler hein ? Et que vous aviez changé de numéro HEIN ? Et bha il se passerait quoi ? Je vous le demande ! Oui, rien, mais bon, ON SAIT JAMAIS…).

Heureusement, après l’acquisition d’un superbe Alcatel Ola jaune one touch easy (youpi !)

[pause pour visualisation]

[reprise] que je me suis très opportunément fait voler à l’Hippopotamus de la Place de Clichy, j’ai hérité du Nokia (alors que je rêvais d’un Startac) de ma mère, qui m’a légué du même coup son 06 (ouais, mon 06 j’en ai hérité !) et son PIN qui, je m’en rends compte, a lui aussi 16 ans (quant au PUC je l’ai oublié, comme tout le monde)…

Motorola RAZR rose fluo, Nokia N95, Blackberry, iPhone… Ils sont nombreux à avoir défilé dans ma vie, attendu fébrilement coups de fil, textos, messages, mails, enduré des passages à tabac d’une violence inouïe ou des insultes injustifiées (« Mais SONNE CONARD ! »), des nuits sous l’oreiller (AU CAS OU…), des éteignages 10 minutes-rallumages-réteignages de rage (une légende urbaine racontait que ça faisait rappeler les mecs), des bains dans les toilettes en fin de soirée avinée après avoir été oubliés dans une poche arrière de jean, des brushings au sèche-cheveux sous les néons blafard de la salle de bain parentale de cette même soirée piscine-cuvette…

Et pourtant…

Le temps passe, les portables changent mais mon 06 reste.