12 juin 2012 : le jour où la présidence normale a fait pschitt

Valérie han s’ennuyait dans les draps de Nicolas. Et ce jour-là, Valérie tweeta.

C’était le 12 juin 2012 et ces 136 caractères espaces compris tapés convulsivement allaient faire voler en éclat des mois de communication présidentielle. En affichant clairement son soutien à l’adversaire direct de l’ex de son mec, Valérie est entrée de plein pied dans cette vie de people qu’elle semblait tant rejeter. Inconscience, irrationalité d’une jalousie devenue maladive, ennui ? Toujours est-il que celle qui semble tant dédaigner la « fonction » de Première Dame, pour laquelle elle affiche le plus grand mépris, se préfère manifestement en belle et rebelle plutôt qu’en moche et remoche, quitte à s’engueuler avec tout le monde, son robert compris.

Qu’est-ce qui a mis la First Girlfriend dans un tel état ? La découverte dans la presse du soutien (mou) de François à Ségolène dans la bataille qui l’oppose à Olivier Falorni à La Rochelle pour le second tour des législatives. François, pour le coup, est un mec normal : lâchement, il a certainement repoussé la veille le moment d’en parler à Valoche, tournant et retournant dans sa tête l’entrée en matière (« Euh… chérie, je t’ai dit que j’apportais mon soutien public à Ségo, ce que je n’ai fait pour aucun candidat PS ? »), préférant savourer une tendre soirée en amoureux devant la finale de « L’Inventeur 2012 », se disant qu’au pire il couperait son portable le temps que l’orage passe (classique) (« Oh t’as vu c’est l’inventeur du gant bluetooth qu’a gagné ! »)…

C’était sans compter sur le pouvoir (de nuisance) numérique de la célèbre @valtrier.

Quelques instants à peine après que Ségo eut livré sa profession de foi, Val décochait sa flèche assassine, faisant soudainement étalage devant le monde entier de ses problèmes comportementaux vis-à-vis de sa situation de seconde compagne. Pire, en soutenant Falorni, Trierweiler ne tente-t-elle pas de barrer définitivement la route aux ambitions royales, laquelle avait dealé avec le père de ses enfants le perchoir (Présidente de l’Assemblée Nationale) contre son ralliement à sa candidature – ralliement que Valérie avait salué, toujours sur tweeter, le jugeant « sincère, désintéressé et sans ambiguïté », prenant à partie dans ce même tweet @fhollande, genre « Regarde François je remercie ta conasse d’ex, tu vois je ne suis pas FOLLE ! ». Et pourtant, ne peut-on voir aujourd’hui, à la lueur de cette incroyable actualité vaudevillesque, un présage, voire une mise en garde de la part de la toute puissante Première Dame ? « Tu n’auras rien, et t’as pas intérêt à t’approcher du nigaud », semble écrire entre les lignes la journaliste rompue, rappelons-le, à la communication et donc peu soupçonnable d’innocence dans tout ce qu’elle écrit et la manière dont elle le diffuse. Pas de mandat, pas de perchoir. Pas de perchoir, pas de Palais. Pas de Palais, pas de Palais (et pas de François)…

Résultat ? Une belle présidence normale lookée trench et lunettes sécu à la Chabrol qui plonge du jour au lendemain dans le pur soap à l’américaine de l’ère Sarkozy. Et puis, ce « psychodrame de La Rochelle » n’est-il pas sans rappeler le « rififi à Neuilly » période Martinon-Fromentin provoqué par un autre parachutage, celui de Jean Sarkozy en 2007 (« Ségo, on te soutiendra à mort ! »). Comme quoi, il ne fait pas bon mélanger vie professionnelle et vie privée, mais ça on le savait déjà. Falorni ni ni !

Pour le moment, Trierweiler a confié qu’elle ne regrettait pas son geste. Pour ce qui est du gouvernement, il maintient son soutien à l’ancienne candidate à la Présidentielle (largement battue dans les derniers sondages. Too bad !), et c’est super-Ayrault qui s’y est collé pour rappeler à la Première Dame son devoir de discrétion. « Chacun doit rester à sa place ». En gros, comme dirait Nasri, « Ferme ta gueule ». Quant à François, qu’on imaginait peu en objet de telles passions (super bon coup, François ?), tiraillé, il n’a pour le moment dit mot. Tête dans le sac. Il faudra pourtant bien qu’il sorte de son silence s’il ne veut pas définitivement passer pour la marionnette de la puissante Twitterweiller.

Décidément, very bad tweet…

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2 réflexions au sujet de « 12 juin 2012 : le jour où la présidence normale a fait pschitt »

  1. cette nana je n’avais aucun a priori ne la connaissant pas … plus le temps avance plus elle me fait penser à Cruella tellement elle semble imbue de sa personne et au-dessus de tout ! Comment peut-elle saccager à ce point la crédibilité de son homme a fortiori le président de la république et mettre en péril sa dure besogne de ratisser un max de circonscriptions ! c’est surréaliste … vaudeville peut-être mais pathétique surement !

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