Le cas Vanessa ou le « Mais bien sûr y’a PIRE !! »

vanessacloser

Si un jour vous êtes triste, vous avez un gros chagrin d’amour ou d’ego, sachez qu’il existera toujours un cas pire que le vôtre, en l’occurrence le cas… Vanessa.

Imaginez que vous ayez 42 ans, que vos cheveux se soient mis à pousser de manière totalement anarchique après un attentat capillaire perpétré par un pote coiffeur, que votre ex vous ait quitté pour une nymphette bisexuelle de 15 ans de moins que vous, qu’il titube en public au moindre coup de blues et qu’il habite au bout du monde si bien que vous ne pouvez voir vos enfants autant que vous le souhaiteriez. Imaginez ensuite que, ouf, parce que la vie n’est finalement faite que de hauts et de bas et pas si chienne en fait, un inquiétant et ténébreux tombeur de votre âge vous fasse une cour assidue comme au temps de votre Superbe, vous dévore des yeux comme si vous étiez la 8e merveille du monde sans prêter la moindre attention à votre insolite coupe de cheveux, qu’il plaque tout son carnet de bal pour votre vieille carcasse émoustillée et vous appelle « mon ange » à qui mieux mieux. Là, vous vous diriez que bha mon vieux, la vie n’est faite que de renouveau, que votre ex est une pathétique épave gothique qui se fait mener par le bout du crucifix par sa jeunette follasse, et que rien ne vaut ce second grand amour physiquement extatique que vous vivez avec le beau ténébreux à la voix pleine de cigarettes dont les intonations indolentes vous font frissonner.

Imaginez enfin qu’après deux ans, vous décidiez, comme toute bonne maman divorcée qui a pris le temps  de tester la solidité de son nouveau couple, de présenter votre amoureux gitané à votre progéniture adorée (sachant que votre ex, lui, ne s’est pas gênée pour envoyer sa greluche faire les boutiques avec votre fille pendant qu’il gratouillait bêtement sa guitare en sirotant une énième bière). Alors, vous vous diriez BON, il est peut-être temps de relâcher un peu la pression, de me dire que je suis vraiment bien, là, avec mon pygmalion hot, le soleil de LA, la vie devant moi et mes tifs qui acceptent enfin d’être pris entre quatre zyeux par le lisseur de mon pote qui s’en veut, quand même, d’avoir attenté à leur honneur.

Et c’est LÀ, LÀ, que ça arriverait.

Que trois semaines après ce pic de bliss atteint, un jour, comme ça, votre amoureux transi ne vous appelle plus du tout « mon ange » mais traverse l’Atlantique pour venir vous dire qu’il est tombé amoureux d’une autre. « , mais ça, ça m’est arrivé aussi », vous dites-vous ! Certes. Mais imaginez alors qu’il vous plante là la veille de l’anniversaire de votre fille, et que vous deviez vous y rendre SEULE en même temps que votre ex, donc, venu avec sa connasse surexcitée par cette boum pour sweet-sixteenagers (bha ouais, elle a pratiquement leur âge), le tout en scrutant votre portable parce que non, ça devait être un mauvais rêve, qu’il peut pas avoir dit « c’est un ange » il y a trois semaines et être amoureux d’une autre aujourd’hui. Ca n’existe pas, ça, en vrai.

Imaginez enfin que vous appreniez finalement que « l’autre » est une grande poufiasse en mode « Quai des brumes » qui vous fait des risettes au boulot depuis des années, vous susurrant des trucs avec sa voix nicotinée elle aussi (maintenant que vous y repensez, peut-être bien que c’est ça qui lui a plu chez elle, qu’elle soit comme lui ?), poufiasse que vous n’aviez pas vue venir, évidemment.

Enfin essayez de conceptualiser, comme si vous n’aviez pas encore assez, que votre tête pas coiffée apparaisse sur l’intégralité des couvs de la presse people au kiosque en bas de chez vous. Oui votre tête, renfrognée, collée par un graphiste sadique à celle de la pouf elle-même collée à celle du ténébreux, que vous finissez par trouver gros et irritant, avec cet air de pas y toucher en mode « bha quoi ? » qu’ont les hommes quand ils ont fait une connerie. Bref que la planète entière (et du coup votre ex et sa post-ado certainement aussi) soit au courant que vous vous êtes fait planter là…

Vous visualisez ou pas ?

Nous sommes le jeudi 4 juin 2015 et ce jour restera gravé dans les tablettes de toutes les filles et les femmes qui ont, auront ou subiront l’affront, la trahison amicale, amoureuse, la rupture, l’humiliation.

À toutes celles-là, leurs copines impuissantes pourront toujours et pour l’éternité leur resservir le cas… Vanessa.

« Mais bien sûr y’a PIRE !! »

Une réflexion au sujet de « Le cas Vanessa ou le « Mais bien sûr y’a PIRE !! » »

  1. Vanessa pense à Ségolène R. ! Elle est restée presque 30 ans avec son bonhomme, il se sont séparés quand elle a voulu devenir présidente. Et puis c’est lui qui est devenu président, plaçant au passage pendant sa campagne que sa nouvelle compagne « V » était la femme de sa vie, toi, la mère de ses cinq enfants ! Et puis regarde, aujourd’hui, elle est numéro 2 de son gouvernement, et celle qui pensait avoir pris sa place est depuis tombé de son piédestal, certes remplacé par une plus jeune, et blonde, mais qui ne s’est jamais permis de t’envoyer un tweet rageur, alors bien sur, il y a pire, mais n’oublie pas le proverbe que Ségolène R. à du faire sien : assis toi sur le bord de la rivière et attends de voir le corps de ton ennemi passer.

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