Aller au ciné seul : la vie secrète des cinésolistes

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Il y a deux catégories de personnes. Celles qui vont au cinéma seules, et les autres qui, pour rien au monde, n’oseraient envisager pareille infamie. Comme elles se trompent.

Pour ma part, ma vie a réellement changé le jour où, poussée par ma mère qui s’adonnait à cette pratique honteuse depuis des décennies, j’ai décidé de franchir cette effrayante barrière psychologique qui sépare le commun des mortels du cinésoliste épanoui. Mais à quoi en suis-je réduite ? se demande-t-on alors. N’ai-je réellement pas assez d’amis pour qu’aucun ne partage avec moi cette sortie culturelle ? Pathétique. Et que vont penser les gens, ceux qui me verront acheter, SEULE, mon billet puis monter, SEULE, les escaliers et enfin prendre place, complètement SEULE, dans la salle de projection ?

Et bien rien. Ces gens s’en tamponnent le coquillard, et ne lorgneront pas la cinésoliste avec le même air emprunt d’une pitié goguenarde que celui qu’ils arborent en grillant un client de ciné hot se glissant discrètement derrière le rideau rouge. Pouêt pouêt.

Un jour, donc, j’ai passé outre la convention sociale et accepté de m’auto-observer matant un film SEULE au ciné. De supporter cette vision de moi-même. Et ça s’est bien passé. Si bien que j’ai réitéré une fois, dix fois, cent fois depuis cette expérience avec un plaisir tellement immense que plus jamais la pratique ne me quitterait.

Plus un film ne m’échapperait pour cause de « oh, tu crois ? Moi ça me dit bof. Allons boire un verre plutôt ? » ou autre « ah nan désolée 20h ça va faire juste » et son procrastino-classique « On se fait ça la semaine prochaine ? » qui verrait l’œuvre disparaître à jamais de l’affiche. Blottie dans mon manteau, portable éteint, position antiglam assumée (jambes en tailleur, pieds sur les accoudoirs de devant, main sous le tee-shirt pour se les réchauffer tranquillou…), lunettes plantées sur le nez (ado, je ne voyais pas les sous-titres pour ne point déplaire au boutonneux à mon côté dont j’espérais qu’il m’embrasse ou me prenne la main à mi-parcours, et m’ennuyais ferme car oui, je parle fort mal anglais et n’ai RIEN compris à Usual Suspect), je kiffe depuis ma race dans les salles obscures, coupée du monde, introuvable, tapie, extraite du flux numérico-téléphonique pour quelques heures d’un divertissement qui me comblera d’émotions diverses et variées sans être soumise à quelque facteur extérieur.

Dans ma planque, j’ai attendu les coups de fil de types qui ne rappelaient pas, et désenflammé pour un temps le fébrile poireautage devant écran qui me rendait dingue. J’ai vécu le bonheur de rallumer l’engin, alors, et l’extase de la petite enveloppe qui apparaît comme pour me féliciter de m’être détournée de mon obsession. J’ai hanté les salles lorsque, enceinte, j’ai découvert la fortune immense du temps à combler, et des films qu’on va voir sans même en connaître le pitch, comme ça, au petit bonheur la chance. J’ai croisé depuis des dizaines de cinésolistes assumés qui, le matin, à la séance de dix heures, coupent pour une grosse heure avec les travailleurs pressés qui battent le pavé avec l’air exaspéré de ceux qui n’ont pas une minute à perdre non mais oh. J’ai partagé avec ces artistes, ces free-lances, ces femmes enceintes, ces sans-emploi, ces sécheurs de cours ou de réunions, ces journalistes ou ces RTTistes des moments intimes, rien qu’à nous, à la fois seuls et solidaires, séparés par quelques sièges inoccupés mais conscients d’appartenir à la même caste de cinéphiles, nous jetant parfois des regards complices comme pour nous signifier les uns aux autres d’un air entendu : « c’est cool, hein, d’être cinésoliste ».

Quand je serai vieille, je m’achèterai une carte Pathé et j’irai au ciné tous les jours. Ainsi continuerai-je à palper ce monde qui me deviendra trop souvent étranger. J’y emmènerai mes copines retraitées, lorsqu’elles ne rechigneront pas à voir une grasse comédie ou un film d’auteur trop lent. J’y initierai mes petits-enfants, les tenant par la main, des dessins animés idiots ou poétiques de leur petite enfance à leurs premiers « vrais » films, avant de les lâcher dans la nature, et de leur souffler la liberté du ciné seul qui, à l’instar de la lecture, les accompagnera tout au long de leur tumultueuse existence.

Quand on sort de la salle, après un cinésolo, il faut un petit bout de temps pour que la réalité nous enveloppe à nouveau. Pendant quelques minutes, on flotte un peu, dans un coton confortable. On marche plus lentement, les bruits extérieurs semblent atténués, malgré les tut-tut des chauffeurs exaspérés des Champs-Elysées, le lien qui nous relie au film s’étire encore en peu, les autres sont loin, et puis on coupe, enfin, et on revient vers les siens. Parfois, on ne parle même pas de cet espace-temps parallèle qui nous a emporté ailleurs. C’était un moment pour soi. Un petit voyage à dix euros que chacun devrait expérimenter au moins une fois.

Vive le cinéma !

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Etre ou ne pas être « jitébeule »

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Bret Easton Ellis, génie littéraire du siècle dernier devenu twittos obsessionnel boutonneux, l’avait bien prédit lorsqu’il avait annoncé que pour devenir un écrivain (re)connu, il faudrait maintenant être Madonna. Entendez par là que le 21e siècle n’offrira sa divine célébrité qu’à ceux qui savent se vendre.

Hier soir, Lena Lutaud, admirable journaliste people du Figaro, donnait une interview croustillante au Petit Journal de Yann Barthès, dévoilant les coulisses du dossier qu’elle venait de publier sur les acteurs français les mieux payés du moment. Outre le fait que l’on apprenait que notre gentil ch’ti Danyboon avait tenté de faire pression sur le quotidien pour empêcher la parution de l’article (il est premier du palmarès), menaçant de ne plus jamais lui donner d’interview (des menaces, toujours des menaces), ou que Marion Cotillard, gentille baba sans histoire, refusait catégoriquement de se déplacer sans John Nollet, le coiffeur des stars, Lena nous faisait également découvrir ce mot qui résume si bien notre époque, et que je ne me priverai pas d’utiliser fréquemment à l’avenir : jitébeule (« JT-able »).

Jitébeule, c’est quoi ? C’est un artiste capable de passer au JT, ou chez Ruquier, ou chez Sabatier, avec aisance, humour et décontraction ; bref, ce que l’on appelait dans le temps un « bon client ». Un artiste – acteur, chanteur ou auteur – est avant tout un produit et l’époque où, fébrilement cloîtré dans son atelier, il pouvait créer en toute quiétude sans avoir à marcher en diagonale chez Arthur semble bien révolue. Lutaud ajoutait que pour beaucoup de producteurs, le choix d’un acteur se faisait même en amont du casting selon son degré de jitébeulisme. Ainsi, un formidable comédien autiste se fera-t-il fatalement souffler ses rôles par un pétomane populaire de niveau honorable voire médiocre. Raison pour laquelle, au demeurant, on tourne autour de la même pléaide redondante d’acteurs sympathiques depuis dix ans dans le cinéma français. Etre artiste en 2013 et ne pas jouer le jeu de la promo équivaudrait à un suicide professionnel.

Pour l’acteur timide et peu disert, une seule solution pour survivre : provoquer (quitter le plateau, faire faux bond, soutenir Depardieu, fumer une clope à l’antenne). Twitter, Facebook et une énorme propension à l’exhibitionnisme (auprès des fans et des « gens du métier ») par la jeune garde du métier auront ajouté au jitébeulisme télé un facteur supplémentaire de prostitution médiatique via les réseaux sociaux. Forcé d’appâter le chaland pour avoir le privilège de faire connaître son œuvre, le créateur devra revêtir ses habits de lumière et faire le trottoir.

Le jitébeulisme aurait-il signé la mort de l’art, comme vous serez certainement nombreux à le penser ? Pas forcément. N’est-ce pas grâce aux ventes gargantuesques des romans annuels de Marc Levy, beau gosse cultivé et spirituel adulé des animateurs télé, que Robert Laffont peut, chaque année, publier les premiers romans d’écrivains qui, jitébeules ou pas, ne seront de toute façon jamais invités chez Denisot ? D’autre part, on peut être à la fois le plus jitébeule d’entre nous, refaire sa tête de chameau pour la 1000e fois sans exprimer la moindre lassitude mais aussi rapporter en métropole la première statuette dorée jamais offerte  au pays. Ah, Jean…(soupir)

Quant au jitébeulisme, il peut parfois être pratiqué avec un excès qui finira par agacer plus qu’il ne séduira : Lucchini, Mathilde Seigner ou Franck Dubosc, s’ils sont toujours bankable, peuvent néanmoins créer un trop-plein chez le téléspectateur, lassé d’assister trop fréquemment au show rabâché de ces comédiens venus vendre leur soupe et leurs fesses sur les plateaux.  Finalement, pourquoi se déplaceraient-ils pour en reprendre une dose supplémentaire (tout ça pour 10 euros, en plus !) ?

En bref, entre bankable et jitébeule, en 2013, le pipeule va devoir jouer serrer.

La gossiperie du samedi : Dujardin a touché les hirondelles sans ses potes

Depuis que j’ai mon nouveau meilleur ami l’iPad (1, on n’oublie pas que je suis vieille), je télécharge le vendredi soir plein de magazines grâce à mon abonnement illimité Relay H à 19€ par mois, que je conseille à tous les magazinovores. Je feuillette donc avec empressement mes lectures hautement intellectuelles de fin de semaine, à savoir :
– le Paris Match (sorry, j’ai appris à lire dedans)
– le Closer
– le Elle
– le Public
– le Grazia
Pour le Voici, non inclus dans l’abonnement illimité, j’attends donc le lundi et l’achète en papier, superstition oblige car je réitère ce même geste depuis plus de 15 ans. « C’est lundi, c’est Voici » verra donc peut-être le jour as a chronique annexe et complémentaire. Ou pas.

Revue de samedi, donc :
Dans le Elle, on peut apercevoir une photo de Benoît Magimel dans le très angoissant Cloclo, lequel a pris 10 kilos et s’est frisotté les cheveux pour incarner Paul Lederman, le célèbre producteur. Honnêtement, on espère vraiment pour lui (mais on a quand même un doute affreux) que ça vaudra le coup parce que le résultat est assez hardcore. Je vous laisse en juger par vous-même :

On peut apercevoir aussi un petit portrait en forme de consécration pour Vincent Glad, la star de Twitter qui, après la couv’ des Inrocks et la page télé du Voici, s’offre cette semaine une présentation en bonne et due forme aux femmes françaises, qui ne manqueront certainement pas de succomber au charme juvénile du très talentueux journaliste de Slate depuis peu estampillé Canal. En parlant de stars du Web et de couv des Inrocks, Elle se djeunifie et consacre un dossier aux comiques geeks (Norman, Cyprien et condors), dont on apprend que certains font partie d’un collectif nommé « 10 minutes à perdre »… Moins génération Y, Xavier de Moulins sort manifestement un second roman, et aurait permis de doubler les audiences du journal du soir de M6 grâce à son regard pénétrant et sa voix grave et posée à la PPDA (c’est lui qui le dit) qui ferait un ravage chez les téléspectatrices. Un grand article est enfin consacré à la sortie prochaine de « L’Impétueux« , le dernier roman de la très énervante Catherine Ney qui parle de Nicolas Sarkozy et les femmes (je sais, on a l’impression que c’est le 100e roman consacré à Nicolas Sarkozy et les femmes). L’occasion de revoir l’abominable pull porté par Cécilia à la Concorde le soir de l’intronisation de son époux, qu’elle aurait quitté ce jour-là (scoop, on s’en doutait pas du tout et on n’avait pas vu La Conquête !). La légende ? « Le vainqueur du 6 mai est un vaincu de l’amour ». Savoureux. Dessous, la photo de Carla Bruni à Disneyland Paris avec son époux et sa môman (dont on se rend compte que sa fille lui ressemble davantage de jour en jour). Belle transition avec le Closer, dont la même Carla fait la couverture avec l’ex-Première Dame. La raison ? Carla Bruni serait très courroucée par le soutien indéfectible et très médiatisé de Cécilia envers Nicolas Sarkozy dans sa course à la présidence. Honnêtement, je la comprends, et à sa place on ne se la ramènerait pas trop sur le sujet, sachant qu’elle n’avait pas voté ce fameux 6 mai. Toujours est-il que Closer nous apprend que, alors que Cécilia devait rendre visite au coupe princier au Château pour voir la petite Giulia, Carla aurait pris la poudre d’escampette emmenant poupon, son fils Aurélien et gardes du corps direction… Disneyland Paris, où elle aurait même dormi jusqu’au départ de Mme Attias. Elle kiffe Mickey, Carla.
Le Closer nous gratifie également d’une photo récente de Lindsay Lohan, dont la transformation n’est pas sans nous rappeler celle d’une certaine star de télé-réalité française… Quand on y pense, peut-être que Benoît Magimel a juste le cafard lui aussi ?

Closer nous offre aussi, comme tous ses concurrents people, de belles photos des Oscars et Césars. Choucroutes, robes longues bustier (Cameron Diaz et ses bras de déménageur fièrement posés sur les hanches), symétriques, asymétriques, fendues (doit-on vraiment reparler de la maigrelette et spectrale jambe d’Angelina Jolie ?), décolletées, pailletées ou tout ça à la fois, il y en a tellement qu’on frôle la nausée. Mais la véritable nausée vient d’ailleurs… La véritable nausée vient de Jean Dioujardin le françaiiiis, qu’on ne peut plus se sentir le pauvre.
En couverture du Paris Match avec son Loulou (ou Chouchou, je ne sais jamais), Alexandra Lamy nous fait son sourire carnassiéro-neneu habituel. La pauvre n’est pas à son avantage, mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Je pensais que pour les Oscar on lui aurait (enfin !) payé un coiffeur mais il semble que la belle ait ses habitudes capillaires bien ancrées. Elle avait donc roulotté ses frisettes en un « chignon » de côté incertain, toutefois rendu tolérable grâce à un bijou de cheveux salvateur. Le long et très romanesque article de Dany Jucaud nous explique que George Clooney aurait fait un clin d’oeil à Jean lorsqu’il s’est levé pour aller chercher sa statuette (notons que George parade avec sa nouvelle couverture, la catcheuse, depuis plus de six mois). Dany nous raconte aussi qu’après les Oscars, toute la bande de The Artist a festoyé au Château-Marmont en compagnie de Nicolas Bedos (sic !), Gaspard Hulliel, Diane Kruger (ex femme de Guillaume Canet, lui-même pote de CE2 de Jean, marrant non ?) et Gilles Lelouch, entre autres « meilleurs amis de toujours » venus croquer leur part du gâteau. On murmure que Jean aurait pris le melon. Pris ou pas, on l’aurait dit de toute façon. Mais ce que je note en tous cas, c’est que dans les best friends forever, il n’y avait aucun « Nous c nous« . Ha haaaaa, tout le monde s’en fout, hein ? Alors ayé on a levé les mains au ciel, on a caressé les hirondelles et on oublie les compères de galère ? Ayons une pensée pour Bruno Salomone, Éric Collado, Éric Massot et Emmanuel Joucla…

Enfin le Public, de plus en plus bas de gamme, accumule les photos vulgaires d’épaves de télé-réalités diverses et variées, et fait même sa couv sur celles de « The Voice« , alors qu’on ne les connaît même pas, pour les avoir vues chanter 4 minutes samedi dernier… Pas sûr que je continue le téléchargement de ce mag. Car à part interviewer un certain Guy Haddad, chirurgien esthétique, qui dit être « sûr à 3000% (re-sic!) » que Lana Del Rey a fait des injections d’acide hyaluronique (c’est bon, maintenant je sais l’écrire), avoir envoyé une journaliste visiter la boutique des Kardashian à LA (passionnant) et nous apprendre que Uma Thurman est enceinte, à 41 ans, de son 3e enfant dont le père n’est autre que l’ex de Elle Mc Pherson (oui, une sorte de Jean-Yves Le Fur local, quoi), il n’y a vraiment pas grand chose à retenir de ce numéro.

Idem pour le Grazia, hyper branché mode cette semaine. On virevolte entre les jupes plissées, le pastel, le pastel, le pastel, les compensées, les bouts pointus et le retour du slip. Côté mag, on nous donne un tuyau pour dire non à la « work bouffe » (entendez par là les sandwich que, connes que nous sommes, nous achetions bêtement près du bureau en panique à l’heure du dej avant de courir au Monoprix faire les courses pour le dîner). Grazia a donc la solution : se préparer un bento la veille ! Non mais comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Une petite boîte en bambou achetée chez Merci, des nouilles soba, des potimarons marinés… Je saurai quoi faire des mes soirées, maintenant, et je pourrai me jeter sur les Regal’ad à 16h…

Du jardin donc, cette semaine (qu’on lui interdise la casquette titi parisien une bonne fois pour toutes maintenant qu’il a son Oscar ! Comment prouver aux américains qu’on ne chantonne pas tous dans la rue une baguette sous le bras au son de l’accordéon maintenant ? Merci, Jean, hein !), de l’Oscar, du César, du Mélanie Doutey toujours aux abonnées absentes et surtout du pastel, du pastel, du pastel ! Je terminerai cette première gossiperie avec une vidéo-hommage aux Nous c nous. Franchement, les mecs, c’est dégueulasse mais c’est Gilles qu’a fait les invitations il vous a zappés…

Debrief des César : Kassovitz n’a enculé personne mais Mathilde Seigner a soûlé tout le monde

Hier soir, la grande famille du cinema s’était réunie pour fêter la très belle année 2011 du cinema français. Mais comme dans toutes les familles, tout ne s’est pas passé sans encombre.
Gilles Lelouche, le cadet adoré, est venu sans Mélanie Doutey, sa femme et, meme s’il a ri de sa réputation d’infidèle et de seducteur, nous n’avons pu nous empêcher de trouver cette absence étrange. Quoi, ils n’ont pas trouvé de baby-sitter ? Dans la famille, on s’interroge…
Il y avait aussi le cousin terrible, Matthieu Kassovitz, qui avait récemment promis d' »enculer le cinema français avec ses films de merde« , et a débarqué sans prévenir. On a tremblé… Allait-il mettre sa menace à exécution ? Que de la gueule. Le Zincou a remis son prix avec discipline, et la famille l’a applaudi avec indulgence, probablement soulagée pour ses fesses. Quant au cousin, il espère certainement avoir sauvé l’enveloppe que pépé lui donne a Noel.
Heureusement que la Tata bourrée est venue mettre l’ambiance. Mathilde Seigner, relou comme a son habitude, a gâché le Cesar de Michel Blanc en réclamant que Joey Star monte sur scène car elle « aurait vachement aimé qu’il l’ait ». Ridicule, elle a mis toute la millefa mal a l’aise. En plus, on note que Tata a bien changé parce qu’on n’oublie pas que lorsqu’elle était amoureuse d’un imitateur célèbre et reac, elle disait le plus grand mal du rap et de la banlieue. Mais elle est comme ça, Tata, elle retourne tout le temps sa veste.
Sinon en vrac, Julie Ferrier la cousine de province a monopolisé toute la conversation avec un sketch loooooong qui failli en faire zapper certains, de Caunes le fils préféré nous a sorti ses vieilles blagues et quelques inédites pas mal, Valerie Bonneton et Kate Winslet ont rivalisé de décolletés, la clan Polisse a fait conversation a part toute la soirée et Omar le petit voisin qui squatte le dimanche a la maison depuis plusieurs années a fini par rafler tous les suffrages. Pépé le kiffe bien.

Comme dans toutes les familles, on se reverra l’année prochaine, a moins qu’il n’y ait un mariage ou un enterrement entre-temps.