Parisiens gastronomes, mettez-vous à l’Abri, le bon plan du moment !

Aaah, ces bons restaus avec menu dégustation, où l’on peut découvrir les alliances de goût et de texture les plus inédits, les plus délicats… mais aussi les plus chers. Comme on aimerait pouvoir s’en faire plus souvent !

Eh bien, grâce à mon amie Priscilla Siney qui, si je ne la cite pas, refusera certainement catégoriquement de nous refiler de nouvelles adresses, j’ai découvert, en compagnie de mon concubin, cet étonnant endroit appelé « Abri » (et pas « L’Abri »… ouais, c’est un peu naze comme nom mais bon), qui vous sert le soir un menu dégustation 6 plats : 3 entrées, un poisson, une viande, un dessert pour la modique somme de 38,50€ ! Oui mesdames et messieurs vous ne rêvez pas, 38,50 euros pour 6 plats divins en plein coeur de la capitale. En voilà un bon plan !

Quand on sait que le chef, un fort sympathique japonais, est passé par les cuisines de Robuchon et Taillevent, on est d’autant plus fier et impatient de goûter sa cuisine chic et bon marché.

Pour le décor, sachez-le, pas la peine d’y emmener une target, ou alors une target ultra-trendy, alter-mondialiste ou même aveugle puisque, en guise de vestiaire, vous pouvez coller vos manteaux sur une chaise du bar en cageot (on exagère). Quant aux tables, elles rappellent davantage la restaurandwitcherie gastronomique du midi (ne vous y trompez pas, le midi, c’est sandwitch) que le contenu des plats, lesquels emmènent nos papilles dans les plus grandes cuisines. Parce que quoi, en plus d’être super beau, c’est gourmangue, comme dirait mon idole Cyril Lignac.

Trêve de blabla, place aux photos, c’est parti avec un…

… Carpaccio de bar, fenouil, radis, fleurettes et fraîcheur à tomber

carpaccio

Un calamar grillé avec ses émulsions

calamar

Un velouté de potimarron et sa boule improbable et aérienne aux saveurs de café. Une tuerie !

velouté

Une dorade grillée et ses petits légumes que même si t’aimes pas ça, les légumes, tu te roules par terre


dorade

Une filet de boeuf caramélisé, oignon nouveau, petite pomme de terre et sauce légère


viande

Vous allez m’en vouloir mais, n’aimant pas les desserts, j’ai complètement zappé de prendre en photo le mille-feuilles qui n’a, paraît-il, comme Olivier Falorni, pas démérité.

Bon, je pense que vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire, en décrochant votre téléphone pour tenter de décrocher une table. Pour info, Abri a reçu le Fooding d’amour Guide 2013, amplement mérité ! Quant à votre résa, attention, restez bien calme car il y a de fortes chances pour que la personne au bout du fil ne comprenne pas immédiatement un traître mot de ce que vous lui racontez…

Restaurant Abri
92, rue du Faubourg-Poissonnière
Paris (75010)
MÉTRO : Gare du Nord, Poissonnière & Cadet
TÉL : +33 1 83 97 00 00

Angélique, marquise des ondes

Est-il encore possible de regarder « Angélique, marquise des anges » en 2012, près de cinquante ans (arghh, ça ne nous rajeunit pas !) après sa première diffusion sur nos gros écrans ? C’est la question que je me suis posée hier soir lorsque j’ai découvert que TMC avait maintenu le calendrier estival historique malgré une météo calamiteuse en programmant notre soap annuel préféré.

Dans des décors acidulés en carton-pâte, j’ai ainsi pu redécouvrir Michèle Mercier, Angélique un jour, Angélique toujours, et son ténébreux Joffrey de Peyrac immortalisé par Robert Hossein (oui, le même que celui qui mit en scène les grands spectacles tels que « Ben-Hur » ou « Jésus, la résurrection » dans les années 2000). Le pitch d’Angélique est simple : Angélique est mariée « de force » par son père à un type riche, mais plus vieux, qu’elle n’a jamais vu. Dans un premier temps, elle tique un peu sur l’âge mais attend de voir. Malheureusement, il s’avère que le type en question boîte et est défiguré par une cicatrice qui lui mange la joue. Elle le trouve alors si laid qu’elle pousse de petits cris de dégoût et refuse de se faire honorer le soir de la nuit de noces (sympa !). Joffrey, qui trouve Angélique très à son goût, pleure. C’est très triste. Et pourtant, le temps passant, Angélique cette gourdasse se laisse séduire par cette montagne de testostérone qu’est le comte de Peyrac (excusez du peu), finissant par tomber raide dingue de lui (on la comprend), ne réitérant pas l’erreur de sa consoeur Scarlett O’Hara qui n’aura compris que trop tard qu’on est mieux servi par un ténébreux excitant qui vous aime que par une lavette indécise qui s’en fout. Le couple s’aime alors follement, ce qui est rare pour l’époque, et passe alors de longues heures au lit à fricoter. On voit même fréquemment Angélique toute nue, habilement cachée par endroits par des pans du lit à baldaquin ou la main de Joffrey, grâce à un subtil travail de l’image. A voir l’air ahuri de l’héroïne lovée dans ses draps de satin après que son époux l’eut chevauchée, on comprend aisément que le Joffrey est un très bon coup. Mercier nous sort alors l’artillerie lourde et pleure (sans bruit ni morvade, évidemment), pour ceux qui n’auraient pas bien saisi la volupté de la scène.

Tu étais si belle, à côté de ces femmes, une perle parmi des haricot

Plus tard, le petit couple qui va bien reçoit Louis XIV en personne, venu avec sa fraîche épouse Marie-Thérèse, qui s’avère être une naine assez ingrate.

–          J’aime, Sire, lui confie alors Joffrey, encore sur son petit nuage (notez la classe internationale de la réplique).

Arrive alors Angélique, plus tatasse que jamais en robe à crinoline, faux cils et regard supérieur. L’assemblée s’arrête alors de respirer.

–          Quelle beauté !, lâche alors un invité.

Le roi est sans voix, mais on sent qu’il est vénère…

–          Tu étais si belle, à côté de ces femmes, une perle parmi des haricots, lui glissera plus tard Joffrey, fier (prenez-en de la graine, messieurs –  sans mauvais jeu de mots).

Tout ça pour dire, vous l’aurez compris, que le roi va vouloir se venger de tant de bonheur que ces modestes noblillons lui ont jeté à la figure lors de son passage dans leur demeure. Il fera donc embastiller le boîteux sexy pour d’obscurs prétextes, ce qui poussera alors Michèle Mercier à froncer les sourcils lorsqu’un messager viendra lui apprendre la nouvelle. Actor’s Studio represent.

Mono-expressive, l’inoubliable Michèle semble effectivement ne disposer que de peu de choix dans sa palette d’actrice, élément qui ne saute pas aux yeux lorsqu’on a neuf ans et qu’on regarde avec passion les aventures d’Angélique avec ses grands-parents les soirs de chaudes soirées d’été (je me répète, je le sais). Bourrée de clichés, surannée et bien souvent ridicule, la série des Angélique reste malgré tout intemporelle et parvient à nous emporter sans difficulté dans sa grande saga romanesque, comme seuls savent le faire ces programmes saisonniers multi-diffusés que sont Fantômas ou Sissi, pour ne citer qu’eux.

Si vous doutez, vous avez en face, le jeudi, sur M6, « 60 secondes chronos », programme grâce auquel vous pourrez voir des candidats relever des défis aussi malins que gober un Oreo sans les mains, faire tenir un cintre en équilibre ou jouer à Domino Day avec des boîtiers de CD, tout ça en 60 secondes chrono…

C’est vous qui voyez. Quant à moi, je reste team Joffrey.

C’est regardable, l’Inventeur 2012 ?

Certains soirs, lorsque la désert télévisuel s’étend à l’infini jusque sur la TNT, on est alors contraint de regarder l’UNFP en différé (et donc de participer activement aux larmes de joie de Jérôme Rothen recevant son trophée de meilleur joueur de ligue 2). Puis,  lorsque les footeux encravatés, gominés et boucles-d’oreillés rendent l’antenne, et qu’on a supporté à nouveau un zapping désolant, eh bien on n’a alors d’autre choix que de s’arrêter quelques instants sur la nouvelle réal-tv de M6, fût-elle fort peu enthousiasmante.

L’Inventeur 2012, pas très sexos. Autant que de bouquiner un magazine de bricolage gratos reçu dans sa boîte aux lettres parce qu’on a vraiment tout lu le Voici.

Et donc, c’est comment ? En gros, comme dans Top Chef ou The Voice, un juré composé de 4 personnes (3 hommes + 1 femme,  selon la règle originelle dite de « La Nouvelle Star saison 1 » – au passage, merci pour la parité ! En espérant que Francois Hollande prendra 5 minutes pour remédier à ce machisme real-télévisuel ancestral) juge du haut de sa grande expérience du domaine des candidats émus à l’extrême et sûrs de leur talent.

Ici, point de chanteurs multi-octave ni de danseurs sautillants, encore moins de chefs chevelus. Non, dans « L’Inventeur 2012 », les candidats, c’est vous ou moi qui aurions eu une idée révolutionnaire – ou pas…

Du coup, et puisqu’on a toujours plus d’empathie pour ce qui nous est proche, on y ressent très désagréablement la pitié et la gêne, plus souvent encore que la compassion. Car ponctuellement, un petit pépé sympatoche vient défendre le projet de toute une vie, celui dont il parle obsessionnellement à sa famille tous les dimanches depuis 15 ans, à tel point que personne ne se rappelle avoir pu déguster l’agneau dominical sans avoir à évoquer des heures durant le nouveau système de lame élaboré par papi pour sa machine à râper le fromage d’une main. Et lorsque, après avoir vanté les avantages de ladite râpe devant un jury circonspect, voire carrément méprisant, le pépé sympatoche se prend quatre « non » catégoriques qui mettent publiquement à terre ses espoirs et les milliers d’heures passées dans son garage sa révolutionnaire l’invention, bha moi ça me serre la gorge et ça me pique les yeux. Limite j’en pleurerais autant qu’en voyant Rothen recevoir son prix. Limite j’achèterais une râpe à 360 euros pour que le pépé ait pas trop la tehon en rentrant chez lui.

Heureusement, certains réussissent à convaincre le jury et passer les étapes de la compétition. Parfois, ils le font avec l’aide du cocasse « panel de consommateur » chargé de décider, en cas d’égalité, du sort d’un inventeur. Panel conso, encore un truc qui fait très « France normale« . En fait, « L’Inventeur 2012 », c’est super tendance ! Le coté « tout le monde a sa chance » (pas besoin ni d’avoir un don ni un physique exceptionnel), la caution entrepreunariale en plus, c’est so 2012 !

Au final, auront été retenus après cette première sélection un casse-noisette à propulsion chanmé auquel je crois beaucoup (voir la vidéo) :

 un four à cuisine solaire un peu cher, une machine à lait infantile genre Nespresso dont on n’a pas bien compris la réelle utilité, une canne pour aveugle et un four à pizza portatif. Bref, point de fil à couper le beurre pour le moment, dont on se demande d’ailleurs au passage qui a décidé un jour qu’il serait l’emblème de l’invention… Sérieusement, le fil à couper le beurre, c’est quand même pas la roue, et comme dirait le jury, « on s’en sert pas tous les jours, je vois pas un gros marché ».

Digression refermée, et pour répondre a l’intitulé de départ, s’il n’y a rien d’autre, et qu’on se sent d’humeur twitteuse, L’Inventeur 2012 se regarde tout à fait. En gros, dans le PAF, L’Inventeur 2012 serait le cassoulet du genre : vieille France, ploucos et un peu culpabilisant mais quand même beaucoup moins qu’un grec (cf. « Tous différents » sur NT1, diffusé également le lundi soir)…

Claustria : Plongée dans la cave de Joseph Fritzl

Souvenez-vous de l’affaire Fritzl. C’était en avril 2008, et nous découvrions avec effarement qu’un abominable vieux schnok à l’oeil vicieux et la moustache sale avait enfermé sa fille dans une cave pendant un quart de siècle, lui faisant 6 enfants, tout comme à sa femme « du dehors », laquelle n’avait rien vu rien entendu pendant ces 25 longues années. Passé le premier flot d’articles et quelques photos de Fritzl en vacances en Thaïlande, moule-bite rouge et coup de soleil de touriste allemand, pendant que sa famille « de la cave » croupissait sans nourriture en l’attendant, l’histoire avait rapidement été enterrée (sans mauvais jeu de mot) par les médias français.

Régis Jauffret s’est intéressé à l’affaire et en a fait un livre, « Claustria« , récemment sorti aux éditions du Seuil. En 542 pages, l’auteur narre dans le détail ces décennies de calvaire, qui furent aussi paradoxalement des décennies de vie quotidienne, et son lot de (petites) joies, d’enfants malades, de programmes télé et de dessins scotchés au-dessus de la baignoire.

Jauffret parvient à nous faire entrer dans la peau de son héroïne, et à imposer l’insupportable au lecteur ainsi que Fritzl le fit avec sa fille. La première partie du roman laisse encore un peu passer la lumière, puisque le narrateur entrecoupe son récit de scènes « actuelles » où on le suit menant son enquête dans une Autriche désolée, inculte et cosanguine (je comprends aisément le procès que lui font certains à ce sujet mais, n’ayant moi-même aucune passion pour ce pays, cela ne m’a aucunement choquée). En revanche, la seconde partie est dense, sombre, puisque le lecteur est plongé dans la cave, suintante, nauséabonde, où tentent de survivre ce peuple qu’Elisabeth essaye tant bien que mal de garder humain. Coupure de l’eau ou de l’électricité pour des durées indéterminées, apport de nourriture au compte-goutte et sans aucune logique, relations sexuelles imposées à toute la « famille » (sauf le petit dernier, miraculeusement épargné), Jauffret ne nous épargne rien du calvaire de ce qui se passait derrière la porte.

Pourquoi lire ce livre de l’horreur ? N’y a-t-il  pas du voyeurisme rien que dans le fait de s’intéresser à une telle affaire ? Eternel débat du fait-divers, de son succès, de la fascination qu’il exerce. Car il s’agit bien là de fascination dans ce double sens d’attraction et de répulsion. Les médias ont pourtant encensé « Claustria », allant jusqu’à en faire le roman de l’année. Je n’irais pas jusque là mais une chose est sûre, lorsque vous l’aurez terminé, vous y repenserez longtemps, et le talent de Jauffret est tel que vous aurez l’impression d’avoir gardé sur vos vêtements l’odeur de la cave.

Ecoutez également l’excellent podcast de « Comme on nous parle », l’émission de France Inter qui a longuement reçu Régis Jauffret pour son livre.

Debrief restau : « La Tête de goinfre »

La Tête de goinfre - La Salle

Des années qu’aux Batignolles on ne parle que de ce restau sympa, popu, jeune, joyeux et porcin, « La Tête de goinfre ». Samedi soir, après un ciné très sympa, nous sommes donc allés à « La Tête de goinfre » avec mon concubin, après avoir prudemment réservé pour le second service.

Nous sommes donc arrivés plein d’entrains et morts de faim à 22h comme prévu. Le menu étant affiché sur un grand tableau pas du tout dans mon champ de vision, j’ai donc dû m’allonger sur ma voisine pour le lire. mais passons. J’ai rapidement opté pour un gigot d’agneau flageolets, parce que c’est plus original qu’un tartare de boeuf et que j’adore ça. Mon concubin, lui, adoooore poser plein de questions sur le menu, et comme celui-là est très fourni (catégories boeuf, cochon, agneau, volaille et poisson, avec chacune bien 5 plats proposés), il allait avoir de quoi faire ! Zzzzzz

La serveuse est venue prendre nos commandes. Moi, j’ai fièrement demandé mon gigot et là…

– Mon concubin : « C’est quoi le hamburger « tête de goinfre » ?

– La serveuse : « Euh… hihi »

– concubin : « …… ? »

– Serveuse : « Hihi »

– Concubin : « Vous ne savez pas ? »

– Serveuse : « Euh, hihi. Euh non je suis pas là depuis longtemps. »

– Concubin : « Je veux bien que vous alliez demander. »

– Serveuse : « …….. »

– Concubin : « …….. »

– « Serveuse : « Je vais demander ? »

– Concubin : « Euh oui je veux bien »

Air affolé de la serveuse, qui part vers le patron, chuchote, et revient quelques MINUTES plus tard :

– « C’est avec de la ventrèche ! » (berk)

– Concubin : « Ah… Et le confit de canard il est comment ? »

Finalement, il a commandé le confit… et une entrée (un os à moëlle), bien que je lui eut souligné que je le sentais pas, cette histoire d’entrée. Nous avons également opté pour une bouteille de Cros Ermitage.

5 minutes plus tard, on nous a apporté un pot de rillettes avec deux cornichons et une corbeille de pain…

40 minutes plus tard (je précise que nous étions deux tables à servir), l’os n’était toujours pas là, la corbeille finie, le vin aux 3/4 bu et mon concubin hors de lui. On a fini par demander tous les plats en même temps, ce qui n’a rien changé car 10 minutes plus tard ni os ni cuisse ni flageolet n’avaient encore pointé le bout de leur nez. Le patron, contraint et forcé, est venu dealer un digestif contre cette longue attente.

Finalement, tout ce petit monde a fini par débarquer sur la table à 23 heures. Le gigolt était honnêtement très bon, mais je n’ai pas pu finir les flageolets à cause de pain. la cuisse était paraît-il pas mal (« mais un confit c’est un confit », paraît-il. Alors pourquoi t’as pris ça ?) et l’os avait l’air très apétissant.

Gigot d'agneau - flageolets

Gigot d'agneau - flageolets

Confit de canard - gratin dauphinois

Confit de canard - gratin dauphinois

Malheureusement, il était trop tard pour un dessert et la baby-sitter nous attendait depuis une heure, elle avait englouti avec ses 8 euros de l’heure notre possibilité de pâtisserie.

Conclusion ? Bonne bouffe franchouillarde pour un resto où ne pas aller pour un premier rancard, ni avant un spectacle, ni avec des filles girly, ni quand on est pressé en général. Bref, une réputation un peu surévaluée pour cause de quartier pauvre en restaurants mais un établissement propre, bien tenu où la nourriture est bonne.

La Tête de goinfre

16, rue Jacquemont

75017 Paris

A propos de Debrief

Ouvre un bloooog ! MMh, bien sûr, quand on travaille comme moi sur la toile et que, de surcroît, on s’occupe en partie de la gestion de communautés et de leurs réseaux sociaux, il semble impensable de ne pas avoir de blog.

Etant en revanche de nature peu locace quand il s’agit de moi, le sujet du blog s’est longtemps posé… Et si le « Me, myself and I » a rapidement été exclu, il m’a donc fallu trouver un sujet qui m’est proche et sur lequel j’aurais assez envie de m’exprimer pour le faire gratuitement et sans aucun espoir quelconque d’être lue un jour, à moins de forcer mes amis et mon mec (qui déteste lire) ou mon fils (qui a 2 ans et déteste déjà qu’on lui lise quoi que ce soit…).

Mmmh, réfléchissons, qu’est-ce que j’adore, que je fais tous les jours sans effort, et dont je parle abondemment, à part la nourriture (on est d’accord, niveau blogs culinaires, le web affiche un peu complet, et puis je mange mieux que je ne cuisine)… Eurêka, chers lecteurs fictifs, réjouissez-vous car j’ai enfin trouvé ma voie… LA TELE !!

Mais oui, depuis des décennies je lui consacre sans honte plusieurs heures par jour sans que ça ait impacté sur mon niveau d’études assez correct, je m’en délecte, je critique, je bave, je tombe en amour (pour Denis Brogniard, mon idole, vous l’apprendrez bien assez tôt), je me passionne pour des anonymes aux faux seins… Alors oui, avec vous ou sans vous, je débrieferai mes visionnages incessants sans fausse pudeur ni retenue (car si je ne suis pas payée, je ne suis pas non plus censurée, ça c’est cool !).

A tout de suite, donc, pour le premier debrief télé de 2012 !