Laurence Ferrari : la (Grand) Messe est dite…

Vous n’avez pu échapper à cette info incontournable : Lolo quitte TF1, et laisse vacant son siège tout chaud au 20h. Il y en a un qui doit être content, et qu’on n’a pas encore entendu depuis l’annonce faite à twitter à 22h hier soir, c’est PPDA, notre Académicien refoulé, qui grogne ponctuellement contre « la nouvelle » depuis 4 ans, lorsqu’il n’est pas en voilier ou en train d’écrire des poèmes avec son frère. En même temps, on s’en doutait un peu, que ça n’allait pas coller. Quand on est resté avec la même femme pendant vingt ans, et qu’on la congédie sans préavis pour une jeunette enthousiaste vous regardant avec les tout nouveaux yeux de l’amour, il est rare que cette seconde union fasse aussi long feu que la première. Eh ouais, les téléspectateurs, tels des enfants de divorcés, ont regardé dès le premier jour la pétroleuse avec suspicion, lui tendant des pièges pour que jamais elle ne s’adapte, et que finalement papa décide de couper court à cette liaison sans fondement avec le secret espoir que maman revienne ranger ses crèmes anti-rides sur le lavabo de la salle de bains et que tout redevienne comme avant. Et maman, enfin Patrick, il espère aussi qu’on le rappelle ? Le connaissant, ça doit bien le titiller quand même. Mais bon, ça marche jamais vraiment bien ces histoires de réchauffé. Je préconiserais plutôt un bon duo à l’ancienne type Mourousy-Augry histoire de donner un bon coup de pied dans les habitudes, et d’avoir un vrai journal différent de celui du Playmobil de France 2.

Quant à la maîtresse bafouée, on dit que c’est elle qui a finalement préféré partir, histoire de retourner à ses premières amours qui, rappelons-le quand même (oui, quand même !) sont passées de chroniques santé sur Studio Gabriel (même école que Benjamin Castaldi. C’est pas l’ENA mais on gagne mieux au final), Vis ma vie ou Combien ça coûte. On se demande d’ailleurs bien, en y repensant, ce que Laurence était allée faire dans cette galère. Le prestige, sans doute, et le plaisir de voir ses nénés dans Voici au mois d’août. Las, Lolo retourne finalement d’où elle vient. Ravie de pouvoir travailler sur une émission « plus libre et moins codifiée« , elle devrait animer un grand talk-show mixant « de l’actu, des faits de société, de la politique, de la mode, de la culture, des sujets de consommation ». Ouais, un 100% mag sur la TNT, quoi. Ferrari suivra-t-elle un parcours à la Flavie Flament (elle-même alors en couple avec une autre « étoile » montante de la chaîne), tombée dans les couloirs du temps et du numérique terrestre après avoir brillé longtemps sous les projecteurs de la belle maison TF1 ? Souhaitons-lui plutôt de faire de son talk-show un nouveau Grand Journal qui, attaqué de toute part, connaît lui aussi des audiences en chute libre et devrait faire peau très neuve l’année prochaine. Quand on sait que Direct 8 appartient désormais au groupe Canal, cette hypothèse n’est pas inenvisageable.

Ce qui est cool aussi pour Laurence, c’est qu’elle va avoir de nouveaux collègues parmi lesquels Cécile de Menibus, Karine Ferry ou Jean-Marc Morandini, c’est vrai (un peu relou à la cantine)… mais aussi une certaine… Valérie Trierweiler, laquelle pourra la remercier à nouveau de la part de François Hollande pour sa fameuse question ayant donné lieu à l’anaphore la plus célèbre du XXe siècle. Ah mais, par « remercier » (dans « Je voudrais remercier Laurence Ferrari »), il voulait dire… révoquer ? Parce que si le remerciement c’est d’avoir donné sa première interview au journal concurrent, c’est vraiment pas cool… Sûr qu’elle l’a en travers de la gorge, Laurence, l’anaphore. Ca va être sympa le Noël de fin d’années avec les conjoints des collègues…

C’est regardable, l’Inventeur 2012 ?

Certains soirs, lorsque la désert télévisuel s’étend à l’infini jusque sur la TNT, on est alors contraint de regarder l’UNFP en différé (et donc de participer activement aux larmes de joie de Jérôme Rothen recevant son trophée de meilleur joueur de ligue 2). Puis,  lorsque les footeux encravatés, gominés et boucles-d’oreillés rendent l’antenne, et qu’on a supporté à nouveau un zapping désolant, eh bien on n’a alors d’autre choix que de s’arrêter quelques instants sur la nouvelle réal-tv de M6, fût-elle fort peu enthousiasmante.

L’Inventeur 2012, pas très sexos. Autant que de bouquiner un magazine de bricolage gratos reçu dans sa boîte aux lettres parce qu’on a vraiment tout lu le Voici.

Et donc, c’est comment ? En gros, comme dans Top Chef ou The Voice, un juré composé de 4 personnes (3 hommes + 1 femme,  selon la règle originelle dite de « La Nouvelle Star saison 1 » – au passage, merci pour la parité ! En espérant que Francois Hollande prendra 5 minutes pour remédier à ce machisme real-télévisuel ancestral) juge du haut de sa grande expérience du domaine des candidats émus à l’extrême et sûrs de leur talent.

Ici, point de chanteurs multi-octave ni de danseurs sautillants, encore moins de chefs chevelus. Non, dans « L’Inventeur 2012 », les candidats, c’est vous ou moi qui aurions eu une idée révolutionnaire – ou pas…

Du coup, et puisqu’on a toujours plus d’empathie pour ce qui nous est proche, on y ressent très désagréablement la pitié et la gêne, plus souvent encore que la compassion. Car ponctuellement, un petit pépé sympatoche vient défendre le projet de toute une vie, celui dont il parle obsessionnellement à sa famille tous les dimanches depuis 15 ans, à tel point que personne ne se rappelle avoir pu déguster l’agneau dominical sans avoir à évoquer des heures durant le nouveau système de lame élaboré par papi pour sa machine à râper le fromage d’une main. Et lorsque, après avoir vanté les avantages de ladite râpe devant un jury circonspect, voire carrément méprisant, le pépé sympatoche se prend quatre « non » catégoriques qui mettent publiquement à terre ses espoirs et les milliers d’heures passées dans son garage sa révolutionnaire l’invention, bha moi ça me serre la gorge et ça me pique les yeux. Limite j’en pleurerais autant qu’en voyant Rothen recevoir son prix. Limite j’achèterais une râpe à 360 euros pour que le pépé ait pas trop la tehon en rentrant chez lui.

Heureusement, certains réussissent à convaincre le jury et passer les étapes de la compétition. Parfois, ils le font avec l’aide du cocasse « panel de consommateur » chargé de décider, en cas d’égalité, du sort d’un inventeur. Panel conso, encore un truc qui fait très « France normale« . En fait, « L’Inventeur 2012 », c’est super tendance ! Le coté « tout le monde a sa chance » (pas besoin ni d’avoir un don ni un physique exceptionnel), la caution entrepreunariale en plus, c’est so 2012 !

Au final, auront été retenus après cette première sélection un casse-noisette à propulsion chanmé auquel je crois beaucoup (voir la vidéo) :

 un four à cuisine solaire un peu cher, une machine à lait infantile genre Nespresso dont on n’a pas bien compris la réelle utilité, une canne pour aveugle et un four à pizza portatif. Bref, point de fil à couper le beurre pour le moment, dont on se demande d’ailleurs au passage qui a décidé un jour qu’il serait l’emblème de l’invention… Sérieusement, le fil à couper le beurre, c’est quand même pas la roue, et comme dirait le jury, « on s’en sert pas tous les jours, je vois pas un gros marché ».

Digression refermée, et pour répondre a l’intitulé de départ, s’il n’y a rien d’autre, et qu’on se sent d’humeur twitteuse, L’Inventeur 2012 se regarde tout à fait. En gros, dans le PAF, L’Inventeur 2012 serait le cassoulet du genre : vieille France, ploucos et un peu culpabilisant mais quand même beaucoup moins qu’un grec (cf. « Tous différents » sur NT1, diffusé également le lundi soir)…

Koh Lanta 2012 : Pourquoi Denis Brogniart reste le meilleur des présentateurs de télé-réalité

Depuis l’ouverture de ce blog, j’attends le bon moment pour faire mon ode à Denis. N’y tenant plus, c’est à l’aube de ce quatrième épisode de « La revanche des héros » que je tiens à expliquer au monde entier en quoi Denis Brogniart reste le plus fascinant des « présentateurs » de télé-réalité.

Le paradoxe

Brogniart est l’allégorie même de tout ce que Koh Lanta contient de paradoxal dans le paysage de ce que l’on appelle uniformément « télé-réalité« . Car quels rapports reste-t-il encore entre cette compétition où esprit sportif, dépassement de soi, stratégies et adaptation en société guident le déroulement et un programme tel que « Les Anges de la télé-réalité« , par exemple ? Quasiment aucun, si ce n’est qu’on y suit des inconnus ayant accepté d’apparaitre à l’écran. De même, l’analogie entre Brogniart et un Castaldi est peu ou prou le même qu’entre un dîner dans un restau gastro et un bon Mac Do devant la télé (à savoir que j’adore le Mac Do, hein !). Delormeau se situerait plutôt du côté du Kebab mais c’est une autre histoire…

Déjà, rappelons que Denis est un « vrai journaliste ». Formé à l’IPJ après une licence d’EPS (de prof de sport, quoi), Denis avait déjà le CV idéal pour présenter Koh-Lanta. Son rêve ? Devenir journaliste sportif. Il est aujourd’hui exaucé puisqu’il présente entre autre les grands prix sur TF1 mais ça, c’est ses petites affaires, je ne m’en mêle pas (Vrouuuuuuuum).

L’Homme aux 1000 treillis

Non, ce qui m’intéresse chez Denis c’est sa manière très personnelle de présenter Koh-Lanta, qui constitue en grande partie le succès et la longévité de l’émission. Véritable chef d’orchestre du programme, vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte mais Denis est partout. Déjà, et c’est important, l’homme aux 1000 treillis teste les épreuves (en particulier celles qui se déroulent sous l’eau houuuu mais il ne fait pas de brushing, Denis, donc il s’en fout). C’est certainement pour cette raison qu’il est le seul à en comprendre les règles avant de les avoir visualisées en cas pratique (je suis aujourd’hui encore incapable de rester concentrée jusqu’à la fin de l’explication : Un par un, vous allez devoir plonger dans ce hamac sous-marin. Là, vous vous enroulerez dans la nacelle avant de plonger pour récupérer la pierre noire contenue dans un coffre dont la clé a été cachée sous un poisson vert ! Une fois la pierre noire récupérée, vous devrez vous libérer de vos liens, vous hisser dans la barque remplie de sable que vous voyez sous les flammes au loin….  Zzzzzzzzzz « MERDE j’ai rien suivi il faut faire quoi ?? »).

L’arbitre incorruptible 

Véritable Monsieur Loyal et arbitre sportif de la compétition, Denis tient son rôle avec sérieux puisqu’il ne sourit jamais (sisi, vous regarderez. Il esquisse des petites moues sympatoches sur le prime de la Finale mais sur le terrain nope niet nada wallou ! Denis ne voudrait pas qu’on lui reproche un quelconque traitement de faveur ou préférence pour un candidat et son impassibilité éprouvée après plus d’une décennie de programme fait qu’il parvient, tel les gardes de Buckingham Palace, à rester parfaitement imperturbable face à toute scène, la plus ubuesque soit-elle). La gestuelle suit. Lors du lancement des épreuves de confort comme d’immunité, Denis place très souvent ses mains en imposition, bouts de doigts contre bouts de doigts, fouettant l’air dans un mouvement de balancier, ou encore pouce contre index, doigts en éventail, et la régularité et la constance de leur déploiement (au-dessus de la tête, ou doigt subitement pointé vers l’épreuve) donnent à son discours des allures de prêche. Denis s’efface, Denis n’est là que pour tenir le sifflet. On me voit on me voit pas.

Le sadique

En revanche, lors des feux de camp, l’arbitre se fait parfois – souvent – sadique. Et c’est si bon ! Se plaisant à déterrer les haches de guerre en piquant là où ça fait mal comme un sale gosse, Denis lance alors des engueulades légendaires l’air de ne pas y toucher (à Francis, qui vient de méchamment se viander et faire perdre à son équipe l’épreuve d’immunité : J’ai envie de parler, plus que de défaite, de raclée. Francis, avez-vous eu l’impression d’être ridicule ?, dit avec cet éternel visage impassible d’enfant sage que maintient une chemisette baroudeur multi-poche). On se prend à imaginer Denis, confortablement allongé sur le lit de sa chambre d’hôtel, boulottant avec gourmandise les  spécialités locales dont rêvent jour et nuit les candidats, ordi posé sur les genoux (gaffe de pas le tâcher avec tes brochettes, Denis !), ricanant devant Patrick cachant son collier d’immunité dans son moule-burnes ou se frottant les mains avec sadisme en assistant à une énième trahison fomentée pour le prochain feu de camp nocturne.

The Boss

Parfois, Denis décide de changer les règles. Bha ouais, Denis is the boss, donc Denis fait ce qu’il veut. Par exemple, après une épreuve d’immunité bien hardcore où les candidats épuisés terminent trempés puis roulés dans le sable en mode poisson pané, Denis peut tout à fait décider (dans ces cas-là, il tonne un autoritaire et sexy « J’AI décidé ») que le changement, c’est maintenant. Chez moi, on appelle ça une « règle à la Denis », ce qui consiste à changer les règles en toute impunité. Savoureux ! Panique à bord, les candidats ne savent alors pas pour qui voter (un peu comme les Français ou 1er tour de la Présidentielle mais bon là ils étaient prévenus), ne peuvent pas se concerter et Denis jubile (silencieusement) le ventre plein, assistant du haut de son mètre quatre-vingt-treize à l’effondrement de tactiques avortées dans l’œuf par le grand Manitou de la survie. Mon plus grand plaisir personnel de spectatrice du sadisme de Denis remonte à son époque Fear Factor lorsque, pour une épreuve de « nourriture », les candidats avaient dû choisir 3 ingrédients du type couilles de taureau + œil de poisson + entrailles de chouette (pas sûre que les chouettes aient des entrailles mais bon…) que Denis mettait avec le plus grand naturel dans un blender avant de placer lentement sa main au-dessus du bouton. Là, il marquait un temps d’arrêt… avant d’appuyer puis de secouer délicatement et consciencieusement le contenu pour en enlever les grumeaux, puis de verser le tout dans un immense verre à milk-shake et de le tendre poliment…

Le conteur 

Enfin, et c’est lorsque vous découvrez ce style inimitable que vous tombez définitivement sous le charme du maître du conte, Denis fait toutes les voix off (c’est d’ailleurs ainsi qu’il a commencé sur Koh, avant d’en prendre complètement les rennes). Grâce aux célèbres textes au style inimitable de Corinne Vaillant , la réalisatrice de l’émission (pour info, Denis signe lui-même les textes d’explication des épreuves ainsi que ceux des feux de camp), Denis parvient à tenir en haleine 8 millions de téléspectateurs de toutes catégories sociaux-professionnelles en scandant élégamment, dans un style châtié, limite désuet, et dans un phrasé si personnel des commentaires apparemment distancés auxquels il est parvenu à imprimer son identité. Et ça, c’est vraiment Denis (Tous se jettent voluptueusement dans cette boue onctueuse, dit dans une émission dite de télé-réalité, c’est vraiment du Baudelaire sur le petit écran et ça fait du bien !)

En conclusion de ce billet de stalkeuse, j’emprunterai, si elle le permet, sa plume à Corinne Vaillant pour rendre un dernier hommage à notre ami bouclé (qui, pour ceux qui me le rétorqueraient, est à Stéphane Rotenberg ce qu’Ardisson est à Fogiel : un créateur versus un sympathique repreneur de bail) :

Denis ! Présentateur de Koh-Lanta depuis maintenant plus de 13 ans et très tôt passionné par le sport, ce jeune homme doué et volontaire rejoint les bancs de la faculté avec une seule idée en tête : devenir journaliste sportif ! Mission accomplie ! Aujourd’hui, ce dynamique papa de quatre enfants est un homme épanoui, fonceur et frondeur qui, sous des dehors impénétrables, cache un cœur tendre et fidèle. Arbitre des élégances dans un programme qui repose sur ses épaules affutées, Denis parcourt le monde et remet avec courage son titre en jeu  à chaque nouvelle saison ! Cette année encore, les téléspectateurs encensent cet échalas au talent incontestable et leur sentence… est irrévocable !

[ouverture des petits papiers en PQ kraft ]

DENIS ! DENIS ! DENIS ! STEPHANE… DENIS !

Les secrets de Pékin Express 2012 – le passager-mystère : debrief de l’avant-première…

Hier soir, j’ai été gentiment invitée par la chaîne M6, en compagnie d’autres blogueurs et blogueuses, à voir les premières images de « Pékin Express » en avant-première. Ouah, la chance, hein ? La question que je me posais secrètement, en bonne star-loveuses que je suis : Stéphane (Rotenberg) serait-il là ?

Me voilà donc confortablement installée dans une salle de projection à côté de Insiiide, grâce à laquelle j’ai été introduite dans le saint des saints. Comme nous sommes arrivées en retard, et que la projection avait déjà commencé devant une salle hilare, je n’ai pas pu tout de suite distinguer les participants… jusqu’à ce que… « Rho hihihi, Insiiide, regaaaaarde ! – CHUT – Regaaaaarde c’est Stéphane ! ». Regard compatissant d’Insiiide… Bon, j’avoue avoir pas mal zieuté  pendant l’extrait (genre « Tiens, Stéphane sourit ! » « Oh il rit comme il est sympa ! ») mais voilà ce que j’ai pu rapporter pour vous en avant-première :

Alors déjà, bonne nouvelle, trois binômes de la saison 7 sont dans la place : les frères Belges (mais si, les quasi jumeaux à l’accent énervant qui répétaient à l’envi « on the road again » – bha là « again », pour le coup -, très forts en sport et battus sur le fil par les dandys), les dandys Jean-Pierre et François, justement (et donc derniers vainqueurs en date) et le couple « atypique » formé par Noëlla, la très grande blonde, virile et sympathique et son mari Damien, bonhomme moustachu, rigolard et un peu pataud. Pour le reste, on a Jessica et Frédéric, les fiancés marseillais de la saison 5 séparés aujourd’hui mais repartis ensemble dans l’aventure bien qu’elle ait « refait sa vie » (qu’en pense son actuel ? Mystère…) et Cécilia la nerveuse avec son nouveau mec. Nous avons pu suivre les équipes à Séoul, dans la métro, contraintes de se mouvoir avec un handicap de taille : faire garder à l’un des deux coéquipiers son bandeau. Sous le regard inquiet, médusé ou impassible de nuées d’asiatiques, certaines scènes savoureuses vous raviront, telles l’un des frères belges se prenant un guichet de billetterie en pleine face, ou Noëlla et Damien hurlant sur le quai « Fran’che tivi ! Tivi chaud ! » (rappelons qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais…).

Quid du passager mystère, me direz-vous ? La grande famille de M6 a sorti l’artillerie lourde, puisque la quasi intégralité des présentateurs maison va venir passer son petit week-end sur le tournage, accompagnant à chaque fois une équipe, faisant alors office de booster ou de boulet, selon, et servant habilement le programme grâce à l’injection d’une bonne dose de comique de situation non négligeable (puisque seul le passager-mystère est habilité à faire du stop, partie de l’épreuve la plus propice aux échauffements  les plus historiques). Vous pourrez donc suivre Stéphane Plazza le bien-aimé à nouveau en short à poches, Faustine Bollaert, plutôt avantagée par la nature et sautillant de longues minutes en tee-shirt blanc derrière les voitures pour le plus grand plaisir des téléspectateurs masculins, Mac Legsguy la caution geek, Grégory de Top Chef 1, les nanas de « C’est du propre « , la belle  Sandrine Corman ou encore William Carnimolla, manifestement révélation du programme (imaginez un WMCY short en jean taille haute, mini marcel rentré, bretelles, crête laquée et déhanché étudié subitement chargé de 3 grands rondins de bois de la taille de cocotiers pour un treck de plusieurs heures, harcelé par des inconnus hystériques lui hurlant « Viiiiiite – Mais putain laisse-le faire à son rythme ! ») Vous sentez que William va pleurer ? Brisons le suspens, oui, William va pleurer… On (je) regrettera juste l’absence de Môsieur Cyril Lignac le jeune chef  médiatique et sympathique… et maintenant étoilé rappelons-le au passage, qui aurait parfaitement eu sa place dans ce programme, mais il était peut-être en Corse ou que sais-je encore et puis de quoi je me mêle ?

Bref, du bien prometteur et croustillant pour ce « retour des héros » version Pékin. Applaudissements fournis dans la salle, et prise du micro par Stéphane. Après un mitraillage en règle dont il semble que tout le monde trouve ça normal, plein de gens ont posé plein de questions à Stéphane, qui a mis plein de temps aussi à y répondre parce que Stéphane, depuis qu’il a pris l’habitude de meubler pendant tout le temps qu’il faut pour cuisiner un repas pour 200 personnes (« Ca a l’air bon c’est quoi ? C’est chaud ? Du bœuf ? Du bœuf d’où ? Houlala vous semblez stressé je me trompe ? »), ça a l’air de lui être resté. Ca doit lui faire bizarre à sa meuf parce que le mien, c’est plutôt du genre « oui » « non » mais ça, c’est une autre histoire. Donc en gros ce qu’il dit Stéphane, c’est que la saison 2012 parcourt deux hémisphères, trois continents (classe !), qu’on y rit beaucoup, que les passagers-mystères n’ont su que 5 jours avant le départ où ils allaient (coucou « Voyage en terre inconnue » !), que dans Pékin, la capacité à se faire aider est un élément fort (cf. Noëlla et Damien pas forcément favoris mais c’est pas dit), qu’il ne teste pas forcément les épreuves comme Denis parce qu’ils n’ont pas forcément le temps avec l’installation et tout ça, que l’équipe de l’émission compte 120 personnes et qu’il faut 6 mois pour la préparer. Ah ouais, je comprends pourquoi il est si mince, Stéphane, il bosse 6 mois jours et nuit et après il part boulotter du riz dans des lieux à tourista… Pas con.

Sur ce, je pars au buffet.

Et ce soir, ne manquez surtout pas Pékin Express, le passager mystère, 1er épisode !

Debrief de « La Belle et ses princes presque charmants » ou Marine et les moches

Sur les conseils de mon amie et agent Cécile Escaich (name-dropping !), je me suis forcée à regarder le 4e épisode de la dernière télé-réalité qui buzz, « La Belle et ses princes presque charmants » (nom de code #lbesp sur Twitter), diffusée sur W9.

Le concept ? Une nana pas trop mal mais pas non plus à se taper le cul par terre, Marine, est venue pour « trouver l’amour ». Comment Marine pensait-elle être une énième et classique bachelorette, 5 ans après l’original, et non l’objet d’un abominable nouveau concept venu des States ? Mystère… En même temps, Marine a l’air vraiment naïve et fraîche, accordons-lui donc le bénéfice du doute. Le jour de son arrivée, alors qu’elle s’attend à voir débarquer une ribambelle de bellâtres, Marine déchante. L’abjecte et machiavélique PROD lui a réservé une belle moche  surprise : ses prétendants sont plutôt cheums, voir impéchables même un lundi soir de déprime après plusieurs années de disette sexuelle. On compte parmi eux un obèse, un rouquin malingre, un chuinteur (qui répète « oh punaige, oh punaige », à tout bout de champ), un zozoteur acnéique et un déséquilibré rosâtre.

Visiblement, pendant les premiers épisodes, Marine a appris à « découvrir» ses prétendants (et leurs « univers ») qui, puisqu’ils sont moches, sont forcément gentils et intelligents. Bha oui ! C’est comme les gros qui sont tous drôles et les vieux pleins d’empathie, c’est bien connu.

Pourtant, pendant l’épisode précédent, et alors que certains des puceaux commençaient sérieusement à ne plus pouvoir se contenir au moindre regard de la belle, se prenant à espérer qu’enfin, ayant eu la chance d’être découverts « pour eux-même », ils pourraient décrocher le cocotier et se taper une bombasse (ça ne vous rappelle rien tous ces bons sentiments ? Mais si… pensez à Claire Chazal. Mais siii… « Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? »*), nouveau coup de théâtre. La sadique PROD abat encore une carte en faisant rappliquer des… « beaux ». Attention, huge guillemets. Les beaux sont d’absurdes strip-teasers chômeurs gonflés à la salle de gym low-cost pendant leurs longues après-midis d’ennui dans leur province éloignée, ravis de venir trainer leur corps body-buildé et leur crête collée à la Cléopâtre dans un programme diffusé sur la petite sœur d’une chaîne nationale. Vous vous en doutez, les beaux, comme ils sont beaux, sont très cons. Mais ça, pour le coup, c’est vrai.

La véritable thématique du programme est alors lancée, répétée à l’envi par le rédacteur de l’émission, visiblement pas peu fier de sa trouvaille : « Marine choisira-t-elle la beauté du corps ou la beauté du cœur ? » C’est beau, ce que tu dis, rédacteur…

Au moins c’est franc et dit : t’es moche, t’es gentil ; t’es beau, t’es con et méchant. Bhouuuu Ryan Gosling est bêêêête. Ce qui est marrant, c’est que les moches, entre eux, ne s’appellent jamais les moches mais « les anciens » (vs. les nouveaux), « les geeks » (sic) – alors qu’à part Pascal, très sympa au demeurant et pas moche, dont vous pouvez retrouver le débrief de son expérience sur www.luxsure.fr –, je pense qu’aucun d’entre eux n’a la moindre compétence particulière en informatique. Ils s’auto-nomment également… « les normaux » (la normalité a la cote !). Du coup, ils essayent de piéger les cons : « Ouais euh, si qu’on fait un Pictionnary ou un Trivial Pursuit, je me demande bien kiki va gagner ! ». Moi aussi, je me demande bien kiki.

Marine, dans tout ça, a l’air de trouver les « beaux » relous et les moches flippants. Enfin, surtout un qui a passé le cap du stalker depuis un petit bout de temps. Ludovic, qu’il s’appelle, le stalker. Il lui peint des toiles sur lesquels il écrit son nom « avec un cœur sur le »i » que si avec ça elle comprend pas qu’il l’aime rhirhi rhi rhi » – rire masturbatoire effrayant. Il se demande aussi, puisqu’elle l’a placé à sa gauche à table, « le côté du cœur », si c’est un signe (of course, Cupidon, tu crois quoi ?) et la mange méchamment des yeux, à se demander à quel moment la PROD a dû intervenir.

Ce que je retiens en tous cas c’est que Marine a gentiment confié à ses amis les moches, ses « chouchous », comme elle les appelle, qu’avec eux, elle n’avait « pas besoin de se mettre sur son 31 , [ce qui fait] du bien» (vlan !), et aussi qu’elle a dit au stalker qu’elle le trouvait « très spécial » (tu m’étonnes !). Quant à lui, il a eu cette remarque très juste en parlant du groupe des beaux : « On voit qu’c’est des gens qui zont pas peur des filles. » Contrairement à certains du groupe des « normaux » dont on se demande parfois s’ils ne vont pas avoir des problèmes techniques de mecs de 13 ans quand la Marine s’approche un peu trop près… Freaky.

Semaine après semaine, Marine, qui a un prénom pas facile à porter en ce moment, choisit de renvoyer chez lui un prétendant. Cette semaine, c’était… bha ouais, vous avez cru quoi ! Ma seule interrogation sur la suite du programme reste la suivante, puisque le groupe des « geeks » va se réduire à peau de chagrin épisode après épisode : va-t-il y avoir une réunification (et les promesse habituelles : « On n’élimine pas un normal tant qu’il reste un beau ! Ouais les gars whou ! ») ?

La réponse au prochain épisode de Marine, les normaux et les blaireaux. Et si vous ne regardez pas, mais que d’aventure on vous en parle, vous saurez quoi dire ! Merci qui ? Merci Kiki.

*L’Amour est aveugle

Top Chef 2012 : Pourquoi les femmes sont-elles folles de Norbert ?

La star de cette troisième édition de Top Chef, vous le savez tous, c’est Norbert, ce candidat « haut en couleur » que nous promettait la prod’ avant même la diffusion du premier épisode. Bonne pioche pour le directeur de casting car l’animal fait tant parler de lui que, plus la saison avance, plus les curieux se pressent devant le programme culinaire pour voir de leurs yeux voir l’énergumène qui veut décoller les escalopes des filles.

Que les mecs aiment Norbert, on comprend. Enfin un gars qui assume de péter tout haut sans se soucier de l’oppression féminine. Enfin un gars du terroir qui se décrotte allègrement le nez, faisant oublier au téléspectateur mâle qu’il est en train de faire la même chose, merdique, affalé sur son canapé les cuisses écartées le ventre bien tendu alors que Laurent Delahousse, lui, le fait se sentir gros, sale et totalement inutile à la société. Salaud de Ken.

Non, le plus étonnant, chez Norbert, c’est que les filles en sont FOLLES. Et pas les moindres : blogueuses, journalistes féminines flirtant habituellement avec le féminisme, mères au foyer et adolescentes sophistiquées, elles mouillent toutes leur culotte pour le puissant cuisinier aux doigts de fée. Mmh.

Eh oui, 2012, c’est l’année du retour du bon gros macho qui tâche. Dujardin, le Loulou sympatoche, 100% hétéro qui pose sourire béat deux cuisses écartées entre les mains sur les affiches des Infidèles, est le modèle à suivre, l’homme-étalon si j’ose dire. On assiste à un cycle. On était partis de Bébel et Depardieu comme icones sexy de ces dames – des machos décomplexés de la braguette, des biscotos, du parler Audiard et de la bonne claque sur les fesses – puis on avait lentement dérivé vers l’abominable métrosexuel (Beckham, sourcils épilés, castration par l’épouse, air nigaud et troussage de nounou comme seule échappatoire), pour se finir sur l’übersexuel (Baptiste Giacobini ou Justin Bieber) comme icones masculines. Autant dire des enfants imberbes, propres et bien élevés. Et on nous disait que la femme était ravie d’avoir enfin un homme qui sent bon, emprunte son rasoir pour se raser les aisselles et achète consciencieusement ses produits de beauté pour homme.

Pff, que nenni ! La femme, elle veut Norbert ! Un type au parler franc, qui leur avoue tout de go et sans se poser de questions qu’il veut les prendre sur la table, là, tout de suite, qui les galoche sans prévenir, qui les bouscule, qui sent le rut animal, qui les énerve, qui les excite, un type qui utilise des mots comme « loches », « branle », « slip », « trou », « burnes », « fion » ou « calfouette ». Et ça, le Norbert, il sait faire ! Et puis, un type qui dit que « la cuisine, c’est comme l’amour. Il faut pas faire beaucoup mais il faut faire super bien », ça met en confiance. On se dit que Norbert, c’est un mec qui « se sort les doigts », comme y dit. Norbert, c’est comme le camembert, on en mange rarement en public parce que ça pue un peu mais qu’est-ce que c’est bon !

#TopChef3 6e épisode : Ghislaine Arabian, mais pourquoi est-elle aussi méchante ?

C’est une question que je me pose depuis maintenant trois ans. La première année, c’était encore la mode, dans les émissions culinaires, de la destruction de candidats en bonne et due forme (souvenons-nous de Masterchef, qui a dû recadrer son jury après la 1re saison car le public n’appréciait pas sa dureté envers les apprentis cuisiniers). Mais c’est naturellement que dans leurs saisons suivantes, les producteurs de Top Chef et Masterchef avaient demandé à leurs jurés de se faire plus maternants pour détendre le téléspectateur, certainement en proie à un malaise dû à des réminiscence d’une vieille nounou acariâtre ou de profs frustrés les ayant traumatisés à tout jamais quant à toute forme d’éducation « à la dure »).

Et pourtant, il existe bien un irréductible juré qui résiste encore et toujours aux injonctions de l’audimat, conservant sa sévérité, imposant la terreur et parfois le rejet de certains candidats et d’une bonne partie du public… ou plutôt UNE irréductible, devrais-je dire. Car il s’agit de… Vilaine Arabian, ainsi que l’a surnommée Tabata, candidate « qui en a » de cette 3e saison. Trois ans d’omerta avant qu’éclate enfin la vérité. Ghislaine est « une peau de vache », nous apprend la Brésilienne, ajoutant : « Qui est-elle pour nous parler comme ça ? Du fond du coeur, je n’arrive pas à comprendre cette personne. Elle est franchement très désagréable, devant et hors caméra ». Ghislaine a par la suite répondu à la jeune femme par média interposé, arguant qu’elle était plus dure avec les filles (elle aurait aussi méchamment cassé Noémie dans une séquence coupée au montage par la prod) car elles sont pleines de talent et peuvent gagner. Moui, on y croit bof, Guigui, à la théorie Aymé Jacquet…

« Je crois qu’elle est méchante »… (cf. « Tatie Danièle », excellent film-culte pour trentenaires désoeuvrés, adoubé par leurs pères et mères mains certainement inconnu des « jeunes » téléspectateurs). « Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? » Comme l’Orangina rouge : par plaisir, pour se donner un genre, un positionnement marketing ? Ou alors c’est comme chez les flics, il faut le bon et le mauvais pour que le binôme fonctionne ?

Vilaine tient bien son rôle en ce cas, offrons-lui une statuette. Vas te rasseoir, Bérénice Bejo, je vais faire ma Mathilde Seigner : « C’est possible de d’mander quelque chose ? Non j’aurais vachement aimé qu’elle l’ait, ma Vivi, ma Vilaine. Elle peut monter sur la scène ? » Ses moues mimant des hauts le cœur lorsqu’elle goûte aux plats des candidats, cette mine pincée, ces sourcils éternellement froncés, ces jugements qui tombent comme des couperets (« Trop d’ail ! », « Immangeable ! », « Deux fois du crumble, c’est pfiout ! »…), cette frange imperturbable, ce port altier… Mlle Mangin sors de ce corps !

Pour l’anecdote, sachez que le restaurant de Ghislaine s’appelle… « Les Petites sorcières »…

Bon sinon hier on a perdu Denny, sympatoche italien « qui tient la route » comme l’a dit Cyrille, super mesquin avec son immunité. On devrait avoir oublié Denny dans quelques jours, mais heureusement, on a rendez-vous avec Ghislaine la semaine prochaine !

#TopChef 3, 1er épisode : le debrief

Top Chef 3 - 1er épisode

Hier soir était un soir spécial, très attendu pour un fan de télé, et plus précisément de téléréalité (culinaire) comme moi. Un peu comme une finale Barça-Real en ligue des Champions pour un amateur de foot. Eh oui, lundi 30 janvier est enfin arrivé et avec lui le premier épisode du la 3e saison de Top Chef, le must des émissions culinaires.

Stéphane Rotenberg est cette fois-ci seul aux commandes, déchargé de cette pauvre Belge pas terribe dont on a oublié le nom (et qui eût pu aisément être remplacée par sa compatriote Sandrine Corman mais bon…). Quant au jury, il reste inchangé depuis 3 saisons (ce qui est un gage de qualité). Face à lui, 14 candidats qu’on attendait de découvrir avec impatience…

Personnellement, je suis assez déçue du casting 2012 (mais ça peut changer). Mis à part Ruben , le surdoué gagnant du Combat des régions, dont on se souvient que Jean-François Piège himself vantait les plats en affirmant en avoir rarement mangé d’aussi bons, aucun ne tape spécialement dans l’oeil. A part le fameux Norbert, haut en couleurs, que M6 met éhontément en avant en lui confiant la tâche d’annoncer à son équipe qu’elle est qualifiée (à la place de Rotenberg) alors qu’il n’y a aucune raison. Mais comme Norbert a un langage fleuri (« poils », « culotte »… sortent aisément de sa bouche), pleure facilement et parle de sa maman des sanglots dans la voix (comme Pierre Sang l’année dernière), c’est un « bon client » dont on imagine qu’il ne va pas « quitter l’aventure » de sitôt, sous peine de priver M6 d’une bonne petite part d’audience.

Car les autres candidats sont plutôt ternes. Qui se souviendra de Gérald et Amélie, les deux éliminés d’hier soir ? Reste Tabata, mignonette brésilienne dont il va bien falloir que les téléspectateurs masculins fassent une icône de la sexytude en cuisine pour supporter les quasi 3 heures de programme (qui m’ont semblé bien longues hier soir par rapport aux autres années, mais encore une fois c’est peut-être comme les premiers jours de colo, il faut s’habituer et s’attacher avant de s’éclater). Pour nous les femmes, il reste bien Jean Imbert et ses faux airs de Bruel, mais c’est à peu près tout. Pour ma part, j’attendrai sagement les apparitions surprises de Cyril sexyblaireau Lignac, toujours aussi chan’tant, sym’pathique et exaspérant lorsqu’il vient tenir la jambe à des candidats surtressés à 3 minutes d' »envoyer » un plat pas encore cuit.

Sur twitter, ça live-twittait mollement, à part @AlexisTopChef (Alexis Braconnier, le petit mignon de la promo précédente), que la chaîne a embauché pour animer ses réseaux sociaux) qui twittait un peu trop, peu niaisement, et un peu « gaffement » pour le moment (il a annoncé le départ d’Amélie au lancement de la pub alors que les candidats n’avaient pas encore tiré les couteaux). Mais il apprendra, espérons. Pour le reste, il en ressort en gros que Jean-François Piège a grossi (c’est d’ailleurs le seul membre du jury à dire, en interview, qu’il ne fait pas de régime avant l’émission. Il a tort, manifestement), que Jean Imbert a l’air d’avoir une perruque et que M6 aurait pu investir dans un vrai couteau orange cette année au lieu de coller un sticker dessus comme ils le font depuis 3 ans (c’est vrai !).

Rendez-vous donc la semaine prochaine pour une épisode qui, je l’espère, offrira davantage d’émotion, de frissons et de sexytude !

Les hashtags des émissions télé

Quand on aime débriefer les émissions télé, on aime twitter, car on peut partager ses impressions en temps réel avec tous les gens qui regardent les mêmes émissions en même temps que nous. Ca permet d’ajouter des twittos aux intérêts communs aux nôtres, et aussi de se sentir moins seul quand on glousse ou pleure pathétiquement en solo devant Pascal Le Grand Frère.

Afin de ne perdre aucun twitt lors des live-twitts consacrés à ces événements de la plus haute importance, il convient de ne pas se tromper de hashtag (un hashtag est un mot-clé précédé du symbole dièse #, et qui permet aux twittos de se regrouper autour d’un sujet). Ainsi, si pendant L’Amour est dans le pré, vous ne faites pas suivre vos commentaires d’un hashtag, vous aurez peu de chances de vous faire repérer par d’autre aficionados, et seule votre timeline profitera de vos aphorismes. De même, si vous faites suivre vos twitts du hashtag #amourestdanslepre, déjà ça vous prendra un nombre de caractères énorme, mais en plus vous serez à côté de la plaque, avec les twittoploucs, car pas dans la timeline consacrée. Eh oui, le hashtag pour L’Amour est dans le pré est #adp. Il faut le savoir.

C’est pourquoi je vais essayer, au fur et à mesure, de lister ici les hashtags des émissions les plus suivies. N’hésitez pas à me corriger ou, surtout, à contribuer à cette liste qui a pour ambition de devenir exhaustive :

– L’Amour est dans le pré : #adp

– Maison à vendre : #MAV

– Top Chef : #TopChef

– On n’est pas couchés : #onpc

– Envoyé Spécial : #esftv

– Mots Croisés : #motscroises

– Taratata : #taratata

– Complément d’enquête : #cdenquete

– Stade 2 : #stade2

– Faites entrer l’accusé : #feaccuse

– Plus Belle la Vie : #pblv

– Les Maternelles : #maternelles

Encore une chance #EUC

« L’Amour est dans le pré saison 7 » : Etre agriculteur fait-il vieillir plus vite ?

Hier soir, j’avais le choix entre le premier épisode de la nouvelle saison d' »Une famille formidable » (que j’adore, mais beaucoup moins depuis de nombreuses saisons) et la présentation du premier lot des agriculteurs de cette septième saison de L’Amour est dans le pré.

Comme j’étais avec mon concubin, qui déteste la famille formidable (on le comprend), nous avons opté pour un peu de réjouissances agricoles et de ricanements urbains snobinards.

Je vous épargnerai une longue présentation de nos candidats au suicide, euh mariage, pour me focaliser sur un phénomène qui m’est apparu hier : les agriculteurs, comme ceryains sportifs, semblent vieillir plus vite que l’ensemble de la population française. La preuve en image :

Thierry 43 ans, comme Will Smith

Thierry 43 ans, comme Will Smith

Pour comparaison, Thierry, avec ses faux airs d’Emile Louis, a le même âge que Will Smith, Daniel  Craig, Frédéric Diefenthal ou Hugh Jackman. Ca fait froid dans le dos, hein ?

Continuons avec les jumeaux Joseph et Rémi, dont il est absolument impossible de différencier l’un de l’autre (ça promet pour la saison), mais qui ont subi à égalité le phénomène paranormal observé de vieillissement prématuré appliqué aux gens de la terre :

Joseph et Rémi, 41 ans, comme Jared Leto

Joseph et Rémi, 41 ans, comme Jared Leto

Joseph et Rémi ont dons, outre Jared Leto, le même âge que Ewan Mc Gregor, Gad Elmaleh, Kamel Ouali, Metthieu Chedid, Ricky Martin et Vincent Elbaz… No comment. 
 
Enfin, terminons avec le très sympathique et prometteur Philippe, 54 ans, qu’il m’est difficile de chambrer même si ça semble inévitable. En même temps, Philippe l’a avoué, il a été très « gincheur », même s’il ne sort plus maintenant « que » 3 fois par semaine, hors les soirées qu’il se fait dans sa cave avec ses potes.

Philippe, 54 ans, comme Lambert Wilson

Philippe, 54 ans, comme Lambert Wilson

 
Philippe a donc le même âge que Lambert Wilson, mais aussi André Manoukian, Christophe Lambert, Alain Chabat, Alec Baldwin et Charles Berling, mais il a surtout 5 ans de plus que Tom Cruise, Brad Pitt et Johnny Depp. CQFD
Rendez-vous la semaine prochaine, donc, pour 7 nouveaux portraits, en compagnie de Karine Lemarchand, toujours aussi sympathique et apte au faux rire coincé dans la gorge déployée, mais qui frôle tout de même le racisme enti-campagne lorsqu’elle présente une séquence entière en botte en caoutchouc, salopette en jean et chemise à gros carreaux rouge et blanc. Karine la petite fermière, c’est pas beau de se moquer !
 
Si vous voulez écrire à l’un des agriculteurs, c’est par là.
Venez nous débriefer !