Frissons à Brégançon

Bonne nouvelle ! François Hollande, embauché en mai dernier, a réussi à négocier avec son employeur 15 jours de vacances en août, ce qui est rare ! Contrairement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le nouveau Président renouera avec la tradition en investissant le célèbre Fort de Brégançon, cher à de Gaulle, Pompidou, Giscard et, surtout, à Chirac

Mais oui, Chirac, Brégançon, souvenez-vous, cette belle histoire des médias (légende urbaine, diront certains) ! En 2001, notre fringant Président se promenait tranquillou sur la terrasse de la superbe demeure mise à sa disposition par l’Etat. En contrebas, sur la plage, quatre photographes attendaient patiemment, en plein soleil, que le Jacquot fasse son apparition. Pas ingrat, Jacques la bonne franquette leur fit tout d’abord la belle surprise d’apparaître en slip (mou du genou, selon les témoins) un long moment, (quelques) cheveux au vent, avant de rentrer au frais. Mais voilà, à peine les voleurs d’images avaient-ils eu le temps de rembobiner leurs pellicules que le chef de l’Etat était réapparu dans le plus simple appareil, la nouille au vent, des jumelles à la main, dans le but de mater le yacht des frères Schumacher qui mouillait face au Palais. Il était comme ça, le Jacquot, nature et détendu du gland pendant ses vacances, comme tout Français posé au camping avec maman.

Bien entendu, les photographes mitraillèrent alors l’engin présidentiel, avant de faire un pacte du sang, se jurant crachant dans le sable de ne jamais jamais vendre les photos ! Bien entendu, l’un d’entre eux rompit le pacte avant d’aller proposer les photos à Paris Match. Malheureusement, le rédacteur en chef de l’époque, Alain Genestar, les refusa, les jugeant « dégradantes et humiliantes ». Sympa. A la place de Jacquot, on l’aurait mal pris (« Pourquoi HUMILIANTES, les photos de moi nu ?! »)

Plus tard, Nicolas et Carla vinrent plus rarement car la belle italienne préférait sa luxueuse villa du Cap Nègre. Malgré tout, c’est à Brégançon qu’elle nous montra pour la première fois son ventre (oui, c’est moins spectaculaire que Jacquot. Quoique…).

Ce qui nous amène à nous poser cette question cruciale : que nous promettent ces deux semaines passées à Brégançon par Valérie et François, couple tout juste sorti d’une grave crise qui faillit les mener tout droit à la rupture ? A leur place, on aurait choisi un lieu un peu plus discret pour des retrouvailles. Les photographes, habitués des lieux, se frottent déjà les mains et préparent leurs index, prêts à mitrailler sans les tourner sept fois avant de dégainer. Mais, normalité oblige, c’était ça ou La Lanterne. Et puis, poser son séant sur les mêmes canap’ que jadis Chirac nu (awkward !) ou le colonel en treillis, ça n’a pas de prix !

François parviendra-t-il à amener la pluie avec lui dans le Var aoutien ? Valérie bronzera-t-elle topless ? Nagera-t-elle avec une frite comme son élégante prédécesseur (non, il n’y a pas de féminin pour ce mot) ? Les enfants Hollande viendront-ils jeter  la hache de guerre dans la belle bleue ? François est-il slip ou caleçon ? Valérie mouillera-t-elle son célèbre brushing ? Utiliseront-ils une glacière ? Liront-ils Voici ? Porteront-ils des crocks ? Auront-ils des coups de soleil recouverts d’épaisses et inesthétiques couches de Biafine ? Boiront-ils du rosé en cubi ? Inviteront-ils des potes à taper le carton jusqu’au bout de la nuit ?

Bref, seront-ils normaux jusqu’au bout des tongs ?

Réponse le 1er août.

12 juin 2012 : le jour où la présidence normale a fait pschitt

Valérie han s’ennuyait dans les draps de Nicolas. Et ce jour-là, Valérie tweeta.

C’était le 12 juin 2012 et ces 136 caractères espaces compris tapés convulsivement allaient faire voler en éclat des mois de communication présidentielle. En affichant clairement son soutien à l’adversaire direct de l’ex de son mec, Valérie est entrée de plein pied dans cette vie de people qu’elle semblait tant rejeter. Inconscience, irrationalité d’une jalousie devenue maladive, ennui ? Toujours est-il que celle qui semble tant dédaigner la « fonction » de Première Dame, pour laquelle elle affiche le plus grand mépris, se préfère manifestement en belle et rebelle plutôt qu’en moche et remoche, quitte à s’engueuler avec tout le monde, son robert compris.

Qu’est-ce qui a mis la First Girlfriend dans un tel état ? La découverte dans la presse du soutien (mou) de François à Ségolène dans la bataille qui l’oppose à Olivier Falorni à La Rochelle pour le second tour des législatives. François, pour le coup, est un mec normal : lâchement, il a certainement repoussé la veille le moment d’en parler à Valoche, tournant et retournant dans sa tête l’entrée en matière (« Euh… chérie, je t’ai dit que j’apportais mon soutien public à Ségo, ce que je n’ai fait pour aucun candidat PS ? »), préférant savourer une tendre soirée en amoureux devant la finale de « L’Inventeur 2012 », se disant qu’au pire il couperait son portable le temps que l’orage passe (classique) (« Oh t’as vu c’est l’inventeur du gant bluetooth qu’a gagné ! »)…

C’était sans compter sur le pouvoir (de nuisance) numérique de la célèbre @valtrier.

Quelques instants à peine après que Ségo eut livré sa profession de foi, Val décochait sa flèche assassine, faisant soudainement étalage devant le monde entier de ses problèmes comportementaux vis-à-vis de sa situation de seconde compagne. Pire, en soutenant Falorni, Trierweiler ne tente-t-elle pas de barrer définitivement la route aux ambitions royales, laquelle avait dealé avec le père de ses enfants le perchoir (Présidente de l’Assemblée Nationale) contre son ralliement à sa candidature – ralliement que Valérie avait salué, toujours sur tweeter, le jugeant « sincère, désintéressé et sans ambiguïté », prenant à partie dans ce même tweet @fhollande, genre « Regarde François je remercie ta conasse d’ex, tu vois je ne suis pas FOLLE ! ». Et pourtant, ne peut-on voir aujourd’hui, à la lueur de cette incroyable actualité vaudevillesque, un présage, voire une mise en garde de la part de la toute puissante Première Dame ? « Tu n’auras rien, et t’as pas intérêt à t’approcher du nigaud », semble écrire entre les lignes la journaliste rompue, rappelons-le, à la communication et donc peu soupçonnable d’innocence dans tout ce qu’elle écrit et la manière dont elle le diffuse. Pas de mandat, pas de perchoir. Pas de perchoir, pas de Palais. Pas de Palais, pas de Palais (et pas de François)…

Résultat ? Une belle présidence normale lookée trench et lunettes sécu à la Chabrol qui plonge du jour au lendemain dans le pur soap à l’américaine de l’ère Sarkozy. Et puis, ce « psychodrame de La Rochelle » n’est-il pas sans rappeler le « rififi à Neuilly » période Martinon-Fromentin provoqué par un autre parachutage, celui de Jean Sarkozy en 2007 (« Ségo, on te soutiendra à mort ! »). Comme quoi, il ne fait pas bon mélanger vie professionnelle et vie privée, mais ça on le savait déjà. Falorni ni ni !

Pour le moment, Trierweiler a confié qu’elle ne regrettait pas son geste. Pour ce qui est du gouvernement, il maintient son soutien à l’ancienne candidate à la Présidentielle (largement battue dans les derniers sondages. Too bad !), et c’est super-Ayrault qui s’y est collé pour rappeler à la Première Dame son devoir de discrétion. « Chacun doit rester à sa place ». En gros, comme dirait Nasri, « Ferme ta gueule ». Quant à François, qu’on imaginait peu en objet de telles passions (super bon coup, François ?), tiraillé, il n’a pour le moment dit mot. Tête dans le sac. Il faudra pourtant bien qu’il sorte de son silence s’il ne veut pas définitivement passer pour la marionnette de la puissante Twitterweiller.

Décidément, very bad tweet…

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Top Chef 2012 / Présidentielle : dernière ligne droite pour les candidats…

Ils ne sont plus que quatre dans la course au titre de Top Chef 2012. Après l’élection surprise de Romain Tischenko en 2010, puis celle, plus attendue, de Stéphanie l’année dernière, qui l’emportera cette année ? Cyrille, Tabata, Norbert et Jean ont la niaque, et veulent tous gagner. Ce soir, l’un d’entre eux quittera l’aventure. Ils ne seront alors plus que 3, puis deux, au second tour, à être soumis aux votes de Français impartiaux. Des votes ? Avril ? Cela ne vous rappelle rien ?

 

Jean – Sarkozy : Outre le fait que Jean ait le même nom que le fils du Président-candidat et, comme lui, le cheveu dru, la comparaison ne s’arrête pas là. Comme Nicolas, Jean ne cache pas son ambition. Eh oui, le titre de Top Chef, il n’y pense pas qu’en se rasant (en plus, il se rase pas beaucoup…), ce qui agace pas mal d’internautes. L’ambition affichée, ça plait ou ça plait pas. Propriétaire de son restaurant depuis de nombreuses années, Jean a l’expérience du pouvoir, et sait piloter une équipe. Pour son gouvernement, il a même repris Juan, devenu son Fillon, euh, son second. Considéré par certains comme arrogant, Jean-Sarko connaît son business et pourrait bien coiffer ses rivaux au poteau. Plombé par son portrait dans lequel il semble jouer au tennis au Racing, Jean est vu comme le candidat des riches (alors qu’il s’agit du tennis-club de La Haye-les-Roses et que non, son papa ne lui a pas acheté son restaurant !)

Son atout ? Son assurance.

Son point faible ? Carla, euh… papa, qu’il cherche tant à impressionner que ça pourrait le stresser.

 

Cyrille-Hollande : La ressemblance physique vous saute aux yeux ? Ca n’est pas la seule ! Cyrille, c’est le gagnant annoncé. Il arrive en tête des sondages, et sa bonhommie, sa connaissance des dossiers et son côté monsieur propre plaisent au plus grand nombre. Cyrille-François, c’est le candidat « normal », un peu blanco de teint, un peu ancien gros ou nouveau, on sait plus (vous avez remarqué comme il a maigri depuis le début de l’ « aventure » ?), très bon élève et, lui aussi, il a une femme superbe. Incapable de dire du mal de ses adversaires, on pourrait croire que Cyrille n’en veut pas assez et pourtant, méfiez-vous de l’eau qui dort car il a son étoile à défendre et, comme tout favori, ne doit pas s’endormir sur ses lauriers…

Ses atouts ? Son côté passe-partout

Son point faible ? Son côté passe-partout

 

Norbert-Mélenchon : Il est le troisième homme, le candidat-surprise, le candidat du peuple, le self-made man, celui qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, dont on se partage les vidéos-chocs quotidiennement sur le web. De qui s’agit-il ? Aussi bien de l’un que de l’autre ! Norbert, c’est le Jean-Luc de Top Chef, le « monsieur petites phrases »… à moins que ce ne soit le contraire. « J’ai vu qu’il comptait m’enlever mon caleçon, je lui dis qu’il arrive trop tard, je suis déjà un sans-culotte! », c’est de Mélenchon. « J’ai le calfouette qui claque », c’est de Norbert. « Salaud », « larbin », Mélenchon a le langage fleuri, comme son alter-ego culinaire, qui « n’a pas fait bac +5 mais (…) bac d’eau chaude, bac d’eau froide » (véridique !). Ils sont l’un et l’autre les grandes stars de leurs programmes respectifs, et pourraient bien créer la surprise.

Son atout ? Sa folie

Son point faible ? Un niveau un peu moins élevé que ses adversaires

 

Tabata-Joly : Elles sont  autoritaires, ont un accent énervant, aiment la hiérarchie et la castration masculine… Tabata, Eva Joly, même combat ! Et malheureusement, elles ont chacune réussi, à cause de leur caractère, à déclencher les foudres sur les réseaux sociaux. La chef brésilienne comme l’ancienne juge norvégienne souffrent d’une cote d’impopularité au plus haut ! Cassante avec Norbert, à qui elle reproche sa bonne humeur, exécrable avec son équipe lors de l’épreuve du restaurant, Tabata n’a plus beaucoup de soutiens. Eva Joly, elle s’en était pris à David Douillet… Très pros dans leurs domaines, les deux mégères du web sont aussi les reines de la polémique. La chute accidentelle d’Eva hier serait-elle une prémonition du départ de Tabata ce soir…?

Son atout ? Un prénom sexy (comme Eva)

Son point faible ? Parle trop

Et vous, pour qui auriez-vous voté… ?