JO 2012 : ça nique au village olympique*

« Ce qui se passe au village reste au village ». Non, cette phrase ne s’applique pas qu’au Club Med, mais aussi au fameux village olympique, lieu de tous les fantasmes depuis que ESPN a choisi d’en révéler les dessous dans son article sur « les jeux cochons« . Eh oui, mettez des milliers de jeunes athlètes beaux, musclés, surexcités par l’événement et pour la plupart célibataires dans un lieu clos qui leur est dédié, secouez, et vous obtenez le plus grand lieu de débauche du moment, THE place to have sex.

Dans son article, ESPN relate que pas moins de 100 000 préservatifs ont été acheminés au village pour les 10 000 athlètes présents pendant 15 jours  ; ce qui nous fait donc 10 capotes par tête de pipe, sachant que la plupart du temps ces choses-là se font à deux, 20 rapports par binôme (les parties à 3 ou plus avec plusieurs partenaires féminines sont donc fortement conseillées pour optimiser le ratio). Autant dire qu’il y a du level. Ne soyez pas étonné. C’est vrai que lorsqu’on pense sportif de haut niveau, on pense ascèse, coquillettes, Contrex et coucher 20h avec Guy Roux ou Philippe Lucas qui veille à la porte.  Et pourtant, si l’on réfléchit bien, les JO ne sont ni plus ni moins que les séminaires d’entreprise de ces malheureux contraints de s’entraîner 10 heures par jour en autarcie depuis la puberté. Alors, de même que le VRP moustachu est en transe à l’idée de pouvoir tromper bobonne lors de son colloque annuel à La Bourboule, le hockeyeur sur gazon concentre lui aussi tous ses efforts vers un but ultime : se la donner tous les 4 ans à la Sex Academy. Ajoutez à cela le stress, l’absence de parents (et de journalistes), le côté colo (chambrées à 2 dans lesquelles on vient squatter, présence de discothèques, salles de sport et multiples cafés dans le village) et le matching fort probable entre personnes du même secteur professionnel, et vous obtenez cette ambiance bestiale et décomplexée de salle de garde version jogging Adidas.

Une athlète américaine relate que 70 à 75% des sportifs sélectionnés participent à ces Sex Olympics en marge de la compétition officielle. Il est paraît-il bien connu que la nation la plus performante est… l’Italie (Noooon !), dont les village people laisseraient tout bonnement les portes de leurs chambrées ouvertes (ambiance backroom). Comme au Club, on accroche une chaussette à la poignée de sa chambre lorsqu’on ne veut pas que son colocataire y rentre et, si l’on souhaite vraiment performer, il est paraît-il très bien vu de remporter une médaille. Le village serait alors en émoi, attendant avec passion et excitation votre retour au bercail avant de vous sauter dessus sauvagement. Il paraîtrait également que les athlètes féminines auraient élu de longue date les nageurs comme « best bodies » toutes disciplines confondues. Il y en a un qui doit être bien deg’ de s’être maqué peu de temps avant les Jeux, c’est Camille Lacourt, qui ne devait déjà pas avoir beaucoup de mal à lever en dehors du village. Y’a des Popeye qui se perdent. Mais nos quatre médaillés d’hier prendront certainement le relais (hu hu) du grand blond sans rechigner à la tâche.

Quant à l’ambiance, elle monterait crescendo tout au long de la compétition, pour atteindre son paroxysme le dernier soir (selon l’adage de l’UCPA : « dernier soir, dernière chance »), raison pour laquelle la plupart des délégations seraient en total état d’ébriété lors de la cérémonie de clôture de l’événement. Shocking !

Les Sex Olympics 2012 sont maintenant lancés. Souhaitons donc bonne chance à Jérémy Stravius (nageur, médaillé d’or et célibataire…), Christophe Lemaître, Muriel Hurtis, Laura Flessel, Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Richard Gasquet, Tony Parker ou encore Teddy Riner, lequel devra trouver une solution pour exercer sereinement son art dans cette discipline… Merci à l’organisation de donner toutes ses chances à notre athlète français en lui fournissant un équipement adapté à sa morphologie…

Teddy Riner dans sa chambre au village olympique de Londres

Teddy Riner dans sa chambre au village olympique de Londres

– Dis, y’a quel pourcentage de filles pour un mec ?

– Ca dépend du mec, ça.

Allez Teddy on est avec toi !

 

* Veuillez nous excuser pour ce titre quelque peu racoleur mais, audiences aoutiennes oblige, nous avons cédé à la bonne vieille technique à la Bernard de La Villardière… Et vous, pourquoi avez-vous cliqué ?

L’Amour est dans le pré saison 7 : Céline est le nouveau Jean-Claude

Chaque nouvelle moisson de candidats à L’Amour est dans le pré apporte son lot de timides, de cas sociaux, de grognons au grand cœur, de désespérés, de profiteurs, d’amoureux transis ou de postulants à la ferme mais aussi, et surtout, offre exceptionnellement aux téléspectateurs (et accessoirement aux producteurs, ravis) son candidat-buzz.

L’année dernière, l’excentrique Jean-Claude avait joué ce rôle, tenant la 6e saison à bout de bras et de réparties loufoques, faisant le bonheur des replayers en tous genre grâce à des sorties aussi franches que touchantes, lesquelles avaient déjà fait rire aux larmes Karine Lemarchand dès la session d’ouverture des lettres.

Cette année, la perle rare n’est pas du côté des agriculteurs mais des prétendants, ou plutôt des prétendantes. Non, je ne vous parlerai pas de Patricia, devenue célèbre en quelques secondes pour avoir tenté à plusieurs reprises d’emprunter un escalator dans le mauvais sens, s’inscrivant sans nul doute pour les 40 années à venir dans les bêtisiers du monde entier. Non, la candidate qui a retenu notre attention pour sa personnalité pour le moins… extravagante porte le doux nom de Céline (à ne pas confondre avec Téline, la candidate malentendante de l’année dernière poursuivie par Laurent, l’abominable stalker parisien).

La Céline 2012 est hystérique, logorrhéïque mais finalement charismatique… dans son genre. Vous en doutez ? Jugez par vous-même ce compte-rendu du speed-dating de Céline avec Jo, son prétendant :

Céline : « HEEElloooooo-je-n’te-serre-pas-lamain-parcequechus-stressée-jesais-que-t’aimes-passa-enplus-les-mains-mOITES-HA-HAHA-Hahahahahaha » (rire crispé mais néanmoins fort sonore… et inquiétant)

Jo : …..

Céline : « Oui, je suis ce qu’on appelle logorrhéïque c’est-à-dire que je parle beaucoup, mais j’écris aussi beaucoup. Ca cache un peu la nervosité PAS TROP BIEN HAHA-hahaha-HAHAHA !!! »

Jo : « Euh…. Non. »

[Blanc}]

Céline : « HA TU VOIS ! Là y’a un blanc. TERRIBLE !!! Ca a duré 3 secondes. Bha ça m’a stressée !!! »

Jo : « Euh… Et là t’es pas naturelle ? »

Céline : « NAN, CHUS HYSTERIQUE ! » (Non…) « Nan nan d’habitude chus plus posée… Hein HEIN rhirhirhi hi………..hihi……………euh…..»

Jo : « Oui bha sinon ça pourrait faire peur… »

Céline : « Ah bha j’me fatiguerais moi-même HEIN ! (…) HO, je SENS que t’es déjà un peu FATIGUÉ (panique) !!! »

Croyez-le ou non, et ceci corrobore plus encore la tendance 2012 qui veut que la chieuse soit la nouvelle belle gosse qui la boucle (juridiction Trierweiler), Jo a choisi de donner sa chance à Céline pour la suite de l’aventure. Et Twitter de s’enflammer, comme d’habitude, à coups de « Haaan NON pas Céline la psychopathe », « Ta gueule Céline » et compagnie.

Eh bien pour moi Céline, 32 ans et toujours chez ses parents, sage-femme de son état et, donc, logorrhéïque chronique, c’est autre chose. C’est vrai, les parents de Céline ont enfin pu, grâce à Jo, s’offrir la semaine de vacances qu’ils envisageaient depuis des décennies, éprouvant là forcément un certain soulagement amplement mérité. Mais Céline, et nous le découvrirons certainement au fil des épisodes, c’est aussi ce petit vent d’air frais qui rend regardable « L’Amour est dans le pré ». Céline n’est pas actrice, Céline porte en 2012 un sous-pull orange assorti à ses collants (en laine), recouverts de petits chaussons en tissus rouge pour prendre le train, un sac à dos bariolé Hello Kitty sur une épaule et des lunettes violettes à arabesques en fleurettes. Céline cancanne, Céline a le nez pointu, Céline est le genre de nana a dire « saperlipopette », Céline a l’air d’avoir 12 ans mais Céline a fait craquer le morne vieux garçon soulagé de voir arriver cette joyeuse prétendante après avoir passé de longues minutes de solitude avec la déprimante Léa.

Que ce soit clair, Céline est la Mary Poppins de cette édition ! Le p’tit morceau de sucre qui aide la médecine à couler, colore les écrans, et nous apprend que naïveté, magie et enthousiasme non calculés sont encore possibles à l’heure de l’industrialisation de la télé-réalité où des candidats à crêtes, tatoués sur tout le corps, se regardent danser des heures entières dans un miroir, saucissonnés dans d’absurdes fringues en simili cuir censées faire d’eux des vedettes de quoi on n’en a aucune idée et eux non plus, très certainement.

Céline c’est autre chose, puisqu’elle est différente mais aussi tellement normale.

En un mot, Céliiiine, est MAGIQUE !