Débat Présidentielle 2012 : dernière ligne droite pour les princes (presque) charmants de Marine

On ne les attendait pas avec de tels scores, et pourtant, ces Marine-là n’en finissent plus de faire parler d’elles dans les médias, sur la toile et les réseaux sociaux. Marine de mai, vaches à lait ! De qui parle-t-on ? Mais de Marine de « La Belle et ses princes presque charmants », bien sûr ! Vous avez forcément entendu parler de cette télé-réalité diffusée sur W9, et dans laquelle une gentille blonde franchouillarde doit choisir entre « la beauté du corps et la beauté du cœur », en gros entre des types beaux mais cons et d’autres moches mais admirables. Succès assez inattendu, la série B de Marine et ses prétendants n’en finit plus de faire parler d’elle.

Ne pourrait-on voir là un parallèle avec une autre Marine, bien moins jolie mais toute aussi successfull, méga-squatteuse de conversations et courtisée de toutes parts ? Cette Marine-là, jusqu’à hier, devait elle aussi faire son choix entre ses deux derniers soupirants.

Elle avait d’un côté l’amoureux transi, le courtisan de la dernière ligne droite, le filou prêt à tout, quitte à se renier lui-même. Et comme toute femme trop flattée, son Nicolas, elle l’a fait marcher, courir même, à coups de « Ouais, chais pas, j’vais voir. Dis que je suis la plus belle et on verra. Présente-moi tes parents. Quitte ta femme. Engueule-toi avec tes potes et reviens me voir. » Bref, elle l’a fait mariner, quoi. Et le Nico, fou d’amour et de désespoir, a tout bazardé dans sa vie pour conquérir sa Marine. Classique (« Il revient quand papa », demande encore Marianne, jolie jeune fille au buste tronqué. « Il revient pas, papa, il est tombé amoureux d’une autre dame», répond-on à Marianne, fille de la République).

De l’autre côté, François, le timide au physique banal qui, outrecuidance extrême, s’intéresse très peu à Marine. François a fait le fier et, en winner paradoxal, est resté dans son coin, plus intéressé par ses échanges entre potes que par son entreprise de séduction. Soyons francs, elle lui plait pas vraiment, Marine, à François. Du coup, la princesse, blessée dans son orgueil, a fait mine d’hésiter entre ses deux prétendants. Le Ludo – euh, Nico – envahissant ou le François distant ? Mmh, chais pas, je réfléchis, a minaudé la princesse.

Mouais. Et Nico qui n’en pouvait plus de faire livrer bouquets de fleurs sur bouquets de fleurs, envoyant même ses meilleurs amis plaider sa cause auprès de l’élue de son cœur, essayant de copiner avec ses proches à elle l’air de rien (vieille technique de teenager).

Las, le dernier épisode, diffusé hier, a définitivement brisé le cœur de l’amoureux transi. Marine a décidé de rester toute seule. Ce sera ni François ni Nico. Non non, Marine, son cœur, il est à papa. Encore une bachelorette qui nous aura fait poireauter pour faire sa pub avec pour seule ambition de « percer dans le milieu », voire de poser nue en couv’ d’Entrevue. Que Dieu nous en préserve.

Ce soir, c’est donc un Nicolas éconduit qui fera face à son rival. Cherchera-t-il, par des clins d’œil discrets, et dans une dernière tentative désespérée, à faire changer d’avis sa belle ?

Réponse à 21h pour un dernier épisode de « Marine et ses princes presque charmants ».

Debrief de « La Belle et ses princes presque charmants » ou Marine et les moches

Sur les conseils de mon amie et agent Cécile Escaich (name-dropping !), je me suis forcée à regarder le 4e épisode de la dernière télé-réalité qui buzz, « La Belle et ses princes presque charmants » (nom de code #lbesp sur Twitter), diffusée sur W9.

Le concept ? Une nana pas trop mal mais pas non plus à se taper le cul par terre, Marine, est venue pour « trouver l’amour ». Comment Marine pensait-elle être une énième et classique bachelorette, 5 ans après l’original, et non l’objet d’un abominable nouveau concept venu des States ? Mystère… En même temps, Marine a l’air vraiment naïve et fraîche, accordons-lui donc le bénéfice du doute. Le jour de son arrivée, alors qu’elle s’attend à voir débarquer une ribambelle de bellâtres, Marine déchante. L’abjecte et machiavélique PROD lui a réservé une belle moche  surprise : ses prétendants sont plutôt cheums, voir impéchables même un lundi soir de déprime après plusieurs années de disette sexuelle. On compte parmi eux un obèse, un rouquin malingre, un chuinteur (qui répète « oh punaige, oh punaige », à tout bout de champ), un zozoteur acnéique et un déséquilibré rosâtre.

Visiblement, pendant les premiers épisodes, Marine a appris à « découvrir» ses prétendants (et leurs « univers ») qui, puisqu’ils sont moches, sont forcément gentils et intelligents. Bha oui ! C’est comme les gros qui sont tous drôles et les vieux pleins d’empathie, c’est bien connu.

Pourtant, pendant l’épisode précédent, et alors que certains des puceaux commençaient sérieusement à ne plus pouvoir se contenir au moindre regard de la belle, se prenant à espérer qu’enfin, ayant eu la chance d’être découverts « pour eux-même », ils pourraient décrocher le cocotier et se taper une bombasse (ça ne vous rappelle rien tous ces bons sentiments ? Mais si… pensez à Claire Chazal. Mais siii… « Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? »*), nouveau coup de théâtre. La sadique PROD abat encore une carte en faisant rappliquer des… « beaux ». Attention, huge guillemets. Les beaux sont d’absurdes strip-teasers chômeurs gonflés à la salle de gym low-cost pendant leurs longues après-midis d’ennui dans leur province éloignée, ravis de venir trainer leur corps body-buildé et leur crête collée à la Cléopâtre dans un programme diffusé sur la petite sœur d’une chaîne nationale. Vous vous en doutez, les beaux, comme ils sont beaux, sont très cons. Mais ça, pour le coup, c’est vrai.

La véritable thématique du programme est alors lancée, répétée à l’envi par le rédacteur de l’émission, visiblement pas peu fier de sa trouvaille : « Marine choisira-t-elle la beauté du corps ou la beauté du cœur ? » C’est beau, ce que tu dis, rédacteur…

Au moins c’est franc et dit : t’es moche, t’es gentil ; t’es beau, t’es con et méchant. Bhouuuu Ryan Gosling est bêêêête. Ce qui est marrant, c’est que les moches, entre eux, ne s’appellent jamais les moches mais « les anciens » (vs. les nouveaux), « les geeks » (sic) – alors qu’à part Pascal, très sympa au demeurant et pas moche, dont vous pouvez retrouver le débrief de son expérience sur www.luxsure.fr –, je pense qu’aucun d’entre eux n’a la moindre compétence particulière en informatique. Ils s’auto-nomment également… « les normaux » (la normalité a la cote !). Du coup, ils essayent de piéger les cons : « Ouais euh, si qu’on fait un Pictionnary ou un Trivial Pursuit, je me demande bien kiki va gagner ! ». Moi aussi, je me demande bien kiki.

Marine, dans tout ça, a l’air de trouver les « beaux » relous et les moches flippants. Enfin, surtout un qui a passé le cap du stalker depuis un petit bout de temps. Ludovic, qu’il s’appelle, le stalker. Il lui peint des toiles sur lesquels il écrit son nom « avec un cœur sur le »i » que si avec ça elle comprend pas qu’il l’aime rhirhi rhi rhi » – rire masturbatoire effrayant. Il se demande aussi, puisqu’elle l’a placé à sa gauche à table, « le côté du cœur », si c’est un signe (of course, Cupidon, tu crois quoi ?) et la mange méchamment des yeux, à se demander à quel moment la PROD a dû intervenir.

Ce que je retiens en tous cas c’est que Marine a gentiment confié à ses amis les moches, ses « chouchous », comme elle les appelle, qu’avec eux, elle n’avait « pas besoin de se mettre sur son 31 , [ce qui fait] du bien» (vlan !), et aussi qu’elle a dit au stalker qu’elle le trouvait « très spécial » (tu m’étonnes !). Quant à lui, il a eu cette remarque très juste en parlant du groupe des beaux : « On voit qu’c’est des gens qui zont pas peur des filles. » Contrairement à certains du groupe des « normaux » dont on se demande parfois s’ils ne vont pas avoir des problèmes techniques de mecs de 13 ans quand la Marine s’approche un peu trop près… Freaky.

Semaine après semaine, Marine, qui a un prénom pas facile à porter en ce moment, choisit de renvoyer chez lui un prétendant. Cette semaine, c’était… bha ouais, vous avez cru quoi ! Ma seule interrogation sur la suite du programme reste la suivante, puisque le groupe des « geeks » va se réduire à peau de chagrin épisode après épisode : va-t-il y avoir une réunification (et les promesse habituelles : « On n’élimine pas un normal tant qu’il reste un beau ! Ouais les gars whou ! ») ?

La réponse au prochain épisode de Marine, les normaux et les blaireaux. Et si vous ne regardez pas, mais que d’aventure on vous en parle, vous saurez quoi dire ! Merci qui ? Merci Kiki.

*L’Amour est aveugle