Etre ou ne pas être « jitébeule »

dujardinjitebeule

Bret Easton Ellis, génie littéraire du siècle dernier devenu twittos obsessionnel boutonneux, l’avait bien prédit lorsqu’il avait annoncé que pour devenir un écrivain (re)connu, il faudrait maintenant être Madonna. Entendez par là que le 21e siècle n’offrira sa divine célébrité qu’à ceux qui savent se vendre.

Hier soir, Lena Lutaud, admirable journaliste people du Figaro, donnait une interview croustillante au Petit Journal de Yann Barthès, dévoilant les coulisses du dossier qu’elle venait de publier sur les acteurs français les mieux payés du moment. Outre le fait que l’on apprenait que notre gentil ch’ti Danyboon avait tenté de faire pression sur le quotidien pour empêcher la parution de l’article (il est premier du palmarès), menaçant de ne plus jamais lui donner d’interview (des menaces, toujours des menaces), ou que Marion Cotillard, gentille baba sans histoire, refusait catégoriquement de se déplacer sans John Nollet, le coiffeur des stars, Lena nous faisait également découvrir ce mot qui résume si bien notre époque, et que je ne me priverai pas d’utiliser fréquemment à l’avenir : jitébeule (« JT-able »).

Jitébeule, c’est quoi ? C’est un artiste capable de passer au JT, ou chez Ruquier, ou chez Sabatier, avec aisance, humour et décontraction ; bref, ce que l’on appelait dans le temps un « bon client ». Un artiste – acteur, chanteur ou auteur – est avant tout un produit et l’époque où, fébrilement cloîtré dans son atelier, il pouvait créer en toute quiétude sans avoir à marcher en diagonale chez Arthur semble bien révolue. Lutaud ajoutait que pour beaucoup de producteurs, le choix d’un acteur se faisait même en amont du casting selon son degré de jitébeulisme. Ainsi, un formidable comédien autiste se fera-t-il fatalement souffler ses rôles par un pétomane populaire de niveau honorable voire médiocre. Raison pour laquelle, au demeurant, on tourne autour de la même pléaide redondante d’acteurs sympathiques depuis dix ans dans le cinéma français. Etre artiste en 2013 et ne pas jouer le jeu de la promo équivaudrait à un suicide professionnel.

Pour l’acteur timide et peu disert, une seule solution pour survivre : provoquer (quitter le plateau, faire faux bond, soutenir Depardieu, fumer une clope à l’antenne). Twitter, Facebook et une énorme propension à l’exhibitionnisme (auprès des fans et des « gens du métier ») par la jeune garde du métier auront ajouté au jitébeulisme télé un facteur supplémentaire de prostitution médiatique via les réseaux sociaux. Forcé d’appâter le chaland pour avoir le privilège de faire connaître son œuvre, le créateur devra revêtir ses habits de lumière et faire le trottoir.

Le jitébeulisme aurait-il signé la mort de l’art, comme vous serez certainement nombreux à le penser ? Pas forcément. N’est-ce pas grâce aux ventes gargantuesques des romans annuels de Marc Levy, beau gosse cultivé et spirituel adulé des animateurs télé, que Robert Laffont peut, chaque année, publier les premiers romans d’écrivains qui, jitébeules ou pas, ne seront de toute façon jamais invités chez Denisot ? D’autre part, on peut être à la fois le plus jitébeule d’entre nous, refaire sa tête de chameau pour la 1000e fois sans exprimer la moindre lassitude mais aussi rapporter en métropole la première statuette dorée jamais offerte  au pays. Ah, Jean…(soupir)

Quant au jitébeulisme, il peut parfois être pratiqué avec un excès qui finira par agacer plus qu’il ne séduira : Lucchini, Mathilde Seigner ou Franck Dubosc, s’ils sont toujours bankable, peuvent néanmoins créer un trop-plein chez le téléspectateur, lassé d’assister trop fréquemment au show rabâché de ces comédiens venus vendre leur soupe et leurs fesses sur les plateaux.  Finalement, pourquoi se déplaceraient-ils pour en reprendre une dose supplémentaire (tout ça pour 10 euros, en plus !) ?

En bref, entre bankable et jitébeule, en 2013, le pipeule va devoir jouer serrer.

La fabuleuse histoire de Kim Kardashian : étude de K

kimkLongtemps, chaque fois que ce nom était évoqué devant vous, vous avez laissé passer, fermant les écoutilles comme lorsque les conversations dévient vers les sujets OGM, Afghanistan, mondialisation ou histoires de taf, votre cerveau moulinant alors vers d’autres préoccupations assez lointaines de celles débattues par vos interlocuteurs…

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Oh, un donut !

Vous avez espéré, et vous n’aviez pas forcément tort, qu’encombrer votre mémoire vive avec la bio détaillée d’une starlette de télé-réalité à gros boule n’avait que peu d’utilité, d’autant qu’elle serait rapidement oubliée. Mais c’est là que vous avez eu tort. Grave tort. Car croyez/déplorez-le ou non, Kim Kardashian sera certainement l’une des dix femmes dont on parlera le plus en 2013. Alors on pose son donut, on se concentre, et on fait un peu de place sur son disque dur interne pour un petit cours sur « Kim Ké, alias perfect bitch, des origines à nos jours ».

Au commencement était Robert Kardashian, l’avocat de O.J. Simpson (oui, le mec accusé d’avoir tué sa femme). Rob s’est, en parallèle de ses activités juridiques, reproduit avec Kris Jenner, une américaine pas mal d’alors 17 ans et passionnée par la lettre « K ». Oui oui, comme la première lettre de son prénom et celui de sa sœur, Karen. Ensemble, Rob et Kris auront trois filles : Kourtney, Kim et Khloé, toutes trois brunes, lippues, fessues mais fermes, nichonnées et à la chevelure Kerastase. Bref, l’american dream. Enfants les Special K, dont Kim, donc, la plus bonne des trois sistas, frayent alors dans la haute et passent leurs boums chez les non moins passionnantes Paris et Nicky (Hilton, of course). Puis, Robert cassa sa pipe prématurément et maman Kris prit nouvel époux avant d’enfanter une nouvelle fournée de K en les personnes de Kylie et Kendall. Qu’allait-elle donc faire de cette encombrante et coûteuse progéniture ? La mettre sur le trottoir ? Non mais vous rigolez, on est à Los Angeles, babes !

Kris, génie en son domaine, décida alors de sponsoriser sa propre famille et son quotidien en créant « L’Incroyable Famille Kardashian », émission de télé-réalité qui, depuis maintenant cinq ans, met en scène les passionnantes aventures de ces poufs attachantes. Rapidement, et comme dans les contes de notre enfance, l’une des sœurs sortit du lot. Kim. Kim et ses gros nénés, Kim et ses fesses incroyablement rebondies malgré une surcharge pondérale reniée par Wykipédia (qui annonce 53 kg pour 1,57 m ; on en rit encore), semblant défier l’apesanteur, et remisant notre bonne vieille J.Lo au placard. Une sex-tape plus tard (cédée à l’éditeur Vivid pour 5 millions de dollars opportuns), la célébrité de Kim Ké était admise, et Paris Hilton, ses fesses plates et ses grands panards, ringardisés à jamais.

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Mais voilà, bien que déifiée par les jeunes américains, leurs poignets et leurs Kleenex, Kim voulut la reconnaissance des « gens du métier », comme on dit. Non, pas ceux de ce métier-là, mais bien celle des vrais pipoles. Pourtant, tout le monde la bashait alors, refusant d’apparaître à ses côtés, raillant son physique, le néant sur lequel s’était érigé sa célébrité, son mariage raté avec Kris Humphries (oui, la meuf s’est mariée avec un type qui porte le même prénom que sa mère, mais bon, quand il faut trouver des K, on fait ce qu’on peut…). Bref, la belle se morfondait aux portes de la gloire jusqu’à ce que…

Kanye West, fan de la première heure depuis qu’il s’était procuré la fameuse vidéo qu’il se diffusait en boucle dans son palais doré, osa un jour aborder sa belle. Pété de thunes, le compositeur et producteur de rap américain best friend de Jay Z avait, semble-t-il, toutes ses chances. Bhé oui, imaginez qu’il se soit appelé Jean-Charles, ça n’eût pas été possible. Mais Kanye ! Avec un K comme Kim ! C’était un signe du destin ! Emballée, Kim se jeta alors à corps perdu dans cette idylle magnifique, alors que Kanye, qui avait un peu la tehon quand même de se balader à côté d’un cupcake sur compensées, faisait rapidos un petit relooking extrême à la Cordula sur sa « perfect bitch », ainsi qu’il intitula le titre qu’il écrivit alors pour rendre hommage au fantasme de sa jeunesse. C’est beau l’amour. Bashé par ses potes et moins potes (50 cent déclara élégamment qu’après tout, « la poubelle des uns pouvait être le diamant des autres »), Kanye le nounours à collier doré teint bon et, fièrement, continua de s’afficher fièrement avec sa chérie. Pourtant, Beyonce, ivre de rage de devoir se coltiner la pupute de service aux concerts de leurs mecs respectifs, refuse encore de lui adresser la parole. Mais qu’allait bien pouvoir faire Kimmy pour qu’enfin on la respecte ?

Le 2 janvier 2013, Kanye West mettait le monde au courant. Il avait lavé l’affront en engrossant sa hot mamma, qui donnerait le jour à un petit K, certainement sous l’œil des caméras, en juin prochain. On imagine que Beyonce a dû en bouffer son bun, d’autant que sa petite Blue Ivy, on s’en balance pas mal, en fait. Depuis l’annonce de la divine grossesse, l’Amérique se repaît de ce cataclysme people annoncé. Quant à Kate Middleton, elle peut vomir tranquille, puisque notre ancienne porno-girl amateur a réussi le tour de force de braquer (un temps) les flashs du monde entier sur son ventre plutôt que sur celui de la future reine d’Angleterre. Fort.

Voilà, vous connaissez maintenant la merveilleuse histoire de Kim Kardashian, la femme devenue célèbre grâce à sa seule célébrité. N’en déplaise aux vieux grincheux, Kim est le symbole d’une époque où la télé-réalité appartient à la pop-culture. Et dans pop-culture, il y a culture. Quant au fait de devenir célèbre en n’ayant rien fait d’autre que hanter les piscines des hôtels de luxe, les pages des magazines et réjoui le public avec ses histoires de cœurs et de cul, que les plus anciens d’entre nous se posent cette question : qu’on fait les Windsor et les Grimaldi ?

Célébrité : faut-il tweet-clasher pour exister ?

Pas un jour sans que pureplayers et medias online ne relaient un/des nouveau tweetclashs entre deux célébrités plus ou moins célèbres. Pour preuve, aujourd’hui, nous apprenons qu’Audrey Pulvar s’est « clashée » avec Stéphane Guillon, tout comme Jean-Marc Morandini avec Gérald Dahan, alors que Matthieu Kassovitz, manifestement passé de réalisateur à tweet-clasheur à plein temps, venait titiller de bon matin sa cible préférée, Audrey Pulvar (encore elle). Nadine Morano, Matthieu Kassovitz et Audrey Pulvar, donc, ils sont quelques-uns à avoir fait de cette étrange activité consistant à laver son linge sale en e-public leur passe-temps favori.

Addiction ou outil de com’ ?  La lumière ne semble en tous cas pas effrayer ces artistes, journalistes  ou politiques qui, par la suite, déploreront qu’on ne s’intéresse qu’à leur personne et pas à leur « œuvre ». Et si le tweetclashing était la nouvelle fausse paparazzade ?

La décennie précédente, qui a vu l’émergence soudaine d’inconnus sans talent devenus « people » du jour au lendemain grâce au succès d’émissions de télé-réalité, nous a en effet offert son lot de fausses photos volées permettant à ces étoiles éphémères de briller quelques instants encore, avant qu’on les oublie à jamais. Il faudrait être bien naïfs pour penser que les « vrais artistes » eux-mêmes ne s’adonnent pas à cette pratique honteuse permettant de raviver le désir du public sans avoir à poser tout sourire avec femmes et enfants en Cyrillus dans sa maison de l’île de Ré pour un reportage policé dans Paris Match (« Audrey, son nouveau bonheur ! »).

Grâce à Twitter, les « célébrités » sont maîtresses de leur communication – ce que doivent déplorer bien des agents, voire des conseillers élyséens… Ainsi, forts de leurs centaines de milliers de followers, elles peuvent donc en quelques secondes, et 140 caractères, se rappeler au bon souvenir du public de manière quotidienne. La star, son ego et son clavier sont sur scène 24/24h, devant une salle comble. Un bonheur. Ses pensées n’intéressent personne ? Qu’à cela ne tienne, le people peut choisir de donner dans la provoc’ voire, comme pour les spécialistes en question, d’échafauder  un bon petit tweetclash des familles qui fera parler de lui.

D’aucuns rétorqueront que les tweetclashs, au contraire, sont la forme moderne des brillantes joutes verbales de nos ancêtres, voire des fiers duels à l’épée. Il y a de cela en effet, mais il n’est plus possible aujourd’hui, tant la célébrité est devenue un enjeu de survie dans la quasi-totalité des domaines, de décoreller totalement ces joutes d’un besoin compulsif d’attirer la lumière sur soi. De même qu’on n’est  pas obligé d’aller à St-Tropez si on ne veut pas être pris en photo topless, rien n’oblige un réalisateur ou une journaliste à ouvrir un compte Twitter.

Aujourd’hui, les tweet-clash s’industrialisent, et nourrissent quotidiennement une presse online friande de ces micro-événements qui font le buzz et génèrent du trafic à moindre frais. Quant aux célébrités, elles ont bien compris que pour exister sur cette nouvelle scène où leurs concurrents se massent chaque jour plus nombreux, elles n’avaient d’autre choix que d’entrer dans la danse, puis de s’extraire de la foule en s’adonnant à ces battles verbales, lesquelles finiront en clash, clash qui fera le buzz. Et faire le buzz, c’est exister (loi dite Vendetta).

Marion Cotillard : de plouquette à starlette…

Aaaaah Cannes, le Festival, ses people, ses robes de soirées, ses coiffures insensées, ses maquillages sophistiqués, ses pompes à pleurer, ses beaux gosses à se flinguer, et ses starlettes à s’auto-dépecer tellement on se sent cheum et minable en les regardant…

Prenons la reine de l’année, Marion Cotillard, mademoiselle je porte un short Dior raduc pour une pub trois jours après avoir accouché. Omniprésente sur la Croisette et dans nos villes en 4 par 3 sur les affiches du dernier Audiard, « De rouille et d’os« , elle est apparue il y a deux jours au faîte de sa splendeur : chignon hitchcokien, port altier, makos audrey-hepbrurnien, robe Christian Dior Couture et bijou de cheveu Chopard, la potentielle future madame Canet envoyait du bois. Et nous, avachies devant notre écran d’ordi ou de télé, le cheveu frisotté par cette pluie incessante, on se sent du coup vachement pouilleuses.

Allez, on se remonte le moral un petit coup avec un flash-back des familles ? Parce que non, LA Cotillard se réveille pas comme ça le matin. Et aussi parce qu’il fut un temps où elle choisissait elle-même ses fringues… Honnêtement, je doute être jamais allée aussi loin, même pour aller à une soirée du vendredi de l’UCPA…

On part crescendo ok ?

En robe vert d’eau pailletée Dior (sisi !) en 2009 au gala de l’AmFar, ombre à paupière taupe et frisettes home-made, ça le fait déjà beaucoup moins, non ?

Et ce magnifique carré caniche et robe rideau-boa, vous en pensez quoi ?

Attention le lourd arrive… Pour sa montée des marches avec l’équipe de Taxi 2 (et feu Samy Nacery), Marion a tout bon ! Un chignon glamour, un bustier bien ajusté qui met en valeur sa carnation et son ventre musclé, une jupe loose top tendance, des escarpins saucissonants du plus bel effet, sans parler bien évidemment du voilage sans doute emprunté à une fenêtre de son hôtel qui, à l’époque, ne devait pas être le Martinez

Et, comme toujours, le meilleur pour la fin : mèches Tchip Coiffure, « robe » transparente et trop courte, raison probable pour laquelle Marion a opté pour… un long shorty orange (pas con !), re-shoes sausissonantes (créations d’un ami proche et agonisant ?) et sac à main assorti au cycliste (car oui, un long shorty, ne nous leurrons pas, c’est un cycliste. et tous les originaires des eighties savent de quoi je parle) :

Tout ça pour dire qu’il ne faut désespérer de rien, et qu’avec deux-trois conseillers look, un bon coiffeur, un styliste digne de ce nom et un peu d’assurance, on peut transformer n’importe quelle ringarde à bon potentiel en surbonasse de tapis rouge.

Alors, on se sent mieux ?

Débat Présidentielle 2012 : dernière ligne droite pour les princes (presque) charmants de Marine

On ne les attendait pas avec de tels scores, et pourtant, ces Marine-là n’en finissent plus de faire parler d’elles dans les médias, sur la toile et les réseaux sociaux. Marine de mai, vaches à lait ! De qui parle-t-on ? Mais de Marine de « La Belle et ses princes presque charmants », bien sûr ! Vous avez forcément entendu parler de cette télé-réalité diffusée sur W9, et dans laquelle une gentille blonde franchouillarde doit choisir entre « la beauté du corps et la beauté du cœur », en gros entre des types beaux mais cons et d’autres moches mais admirables. Succès assez inattendu, la série B de Marine et ses prétendants n’en finit plus de faire parler d’elle.

Ne pourrait-on voir là un parallèle avec une autre Marine, bien moins jolie mais toute aussi successfull, méga-squatteuse de conversations et courtisée de toutes parts ? Cette Marine-là, jusqu’à hier, devait elle aussi faire son choix entre ses deux derniers soupirants.

Elle avait d’un côté l’amoureux transi, le courtisan de la dernière ligne droite, le filou prêt à tout, quitte à se renier lui-même. Et comme toute femme trop flattée, son Nicolas, elle l’a fait marcher, courir même, à coups de « Ouais, chais pas, j’vais voir. Dis que je suis la plus belle et on verra. Présente-moi tes parents. Quitte ta femme. Engueule-toi avec tes potes et reviens me voir. » Bref, elle l’a fait mariner, quoi. Et le Nico, fou d’amour et de désespoir, a tout bazardé dans sa vie pour conquérir sa Marine. Classique (« Il revient quand papa », demande encore Marianne, jolie jeune fille au buste tronqué. « Il revient pas, papa, il est tombé amoureux d’une autre dame», répond-on à Marianne, fille de la République).

De l’autre côté, François, le timide au physique banal qui, outrecuidance extrême, s’intéresse très peu à Marine. François a fait le fier et, en winner paradoxal, est resté dans son coin, plus intéressé par ses échanges entre potes que par son entreprise de séduction. Soyons francs, elle lui plait pas vraiment, Marine, à François. Du coup, la princesse, blessée dans son orgueil, a fait mine d’hésiter entre ses deux prétendants. Le Ludo – euh, Nico – envahissant ou le François distant ? Mmh, chais pas, je réfléchis, a minaudé la princesse.

Mouais. Et Nico qui n’en pouvait plus de faire livrer bouquets de fleurs sur bouquets de fleurs, envoyant même ses meilleurs amis plaider sa cause auprès de l’élue de son cœur, essayant de copiner avec ses proches à elle l’air de rien (vieille technique de teenager).

Las, le dernier épisode, diffusé hier, a définitivement brisé le cœur de l’amoureux transi. Marine a décidé de rester toute seule. Ce sera ni François ni Nico. Non non, Marine, son cœur, il est à papa. Encore une bachelorette qui nous aura fait poireauter pour faire sa pub avec pour seule ambition de « percer dans le milieu », voire de poser nue en couv’ d’Entrevue. Que Dieu nous en préserve.

Ce soir, c’est donc un Nicolas éconduit qui fera face à son rival. Cherchera-t-il, par des clins d’œil discrets, et dans une dernière tentative désespérée, à faire changer d’avis sa belle ?

Réponse à 21h pour un dernier épisode de « Marine et ses princes presque charmants ».

Koh Lanta 2012 : Pourquoi Denis Brogniart reste le meilleur des présentateurs de télé-réalité

Depuis l’ouverture de ce blog, j’attends le bon moment pour faire mon ode à Denis. N’y tenant plus, c’est à l’aube de ce quatrième épisode de « La revanche des héros » que je tiens à expliquer au monde entier en quoi Denis Brogniart reste le plus fascinant des « présentateurs » de télé-réalité.

Le paradoxe

Brogniart est l’allégorie même de tout ce que Koh Lanta contient de paradoxal dans le paysage de ce que l’on appelle uniformément « télé-réalité« . Car quels rapports reste-t-il encore entre cette compétition où esprit sportif, dépassement de soi, stratégies et adaptation en société guident le déroulement et un programme tel que « Les Anges de la télé-réalité« , par exemple ? Quasiment aucun, si ce n’est qu’on y suit des inconnus ayant accepté d’apparaitre à l’écran. De même, l’analogie entre Brogniart et un Castaldi est peu ou prou le même qu’entre un dîner dans un restau gastro et un bon Mac Do devant la télé (à savoir que j’adore le Mac Do, hein !). Delormeau se situerait plutôt du côté du Kebab mais c’est une autre histoire…

Déjà, rappelons que Denis est un « vrai journaliste ». Formé à l’IPJ après une licence d’EPS (de prof de sport, quoi), Denis avait déjà le CV idéal pour présenter Koh-Lanta. Son rêve ? Devenir journaliste sportif. Il est aujourd’hui exaucé puisqu’il présente entre autre les grands prix sur TF1 mais ça, c’est ses petites affaires, je ne m’en mêle pas (Vrouuuuuuuum).

L’Homme aux 1000 treillis

Non, ce qui m’intéresse chez Denis c’est sa manière très personnelle de présenter Koh-Lanta, qui constitue en grande partie le succès et la longévité de l’émission. Véritable chef d’orchestre du programme, vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte mais Denis est partout. Déjà, et c’est important, l’homme aux 1000 treillis teste les épreuves (en particulier celles qui se déroulent sous l’eau houuuu mais il ne fait pas de brushing, Denis, donc il s’en fout). C’est certainement pour cette raison qu’il est le seul à en comprendre les règles avant de les avoir visualisées en cas pratique (je suis aujourd’hui encore incapable de rester concentrée jusqu’à la fin de l’explication : Un par un, vous allez devoir plonger dans ce hamac sous-marin. Là, vous vous enroulerez dans la nacelle avant de plonger pour récupérer la pierre noire contenue dans un coffre dont la clé a été cachée sous un poisson vert ! Une fois la pierre noire récupérée, vous devrez vous libérer de vos liens, vous hisser dans la barque remplie de sable que vous voyez sous les flammes au loin….  Zzzzzzzzzz « MERDE j’ai rien suivi il faut faire quoi ?? »).

L’arbitre incorruptible 

Véritable Monsieur Loyal et arbitre sportif de la compétition, Denis tient son rôle avec sérieux puisqu’il ne sourit jamais (sisi, vous regarderez. Il esquisse des petites moues sympatoches sur le prime de la Finale mais sur le terrain nope niet nada wallou ! Denis ne voudrait pas qu’on lui reproche un quelconque traitement de faveur ou préférence pour un candidat et son impassibilité éprouvée après plus d’une décennie de programme fait qu’il parvient, tel les gardes de Buckingham Palace, à rester parfaitement imperturbable face à toute scène, la plus ubuesque soit-elle). La gestuelle suit. Lors du lancement des épreuves de confort comme d’immunité, Denis place très souvent ses mains en imposition, bouts de doigts contre bouts de doigts, fouettant l’air dans un mouvement de balancier, ou encore pouce contre index, doigts en éventail, et la régularité et la constance de leur déploiement (au-dessus de la tête, ou doigt subitement pointé vers l’épreuve) donnent à son discours des allures de prêche. Denis s’efface, Denis n’est là que pour tenir le sifflet. On me voit on me voit pas.

Le sadique

En revanche, lors des feux de camp, l’arbitre se fait parfois – souvent – sadique. Et c’est si bon ! Se plaisant à déterrer les haches de guerre en piquant là où ça fait mal comme un sale gosse, Denis lance alors des engueulades légendaires l’air de ne pas y toucher (à Francis, qui vient de méchamment se viander et faire perdre à son équipe l’épreuve d’immunité : J’ai envie de parler, plus que de défaite, de raclée. Francis, avez-vous eu l’impression d’être ridicule ?, dit avec cet éternel visage impassible d’enfant sage que maintient une chemisette baroudeur multi-poche). On se prend à imaginer Denis, confortablement allongé sur le lit de sa chambre d’hôtel, boulottant avec gourmandise les  spécialités locales dont rêvent jour et nuit les candidats, ordi posé sur les genoux (gaffe de pas le tâcher avec tes brochettes, Denis !), ricanant devant Patrick cachant son collier d’immunité dans son moule-burnes ou se frottant les mains avec sadisme en assistant à une énième trahison fomentée pour le prochain feu de camp nocturne.

The Boss

Parfois, Denis décide de changer les règles. Bha ouais, Denis is the boss, donc Denis fait ce qu’il veut. Par exemple, après une épreuve d’immunité bien hardcore où les candidats épuisés terminent trempés puis roulés dans le sable en mode poisson pané, Denis peut tout à fait décider (dans ces cas-là, il tonne un autoritaire et sexy « J’AI décidé ») que le changement, c’est maintenant. Chez moi, on appelle ça une « règle à la Denis », ce qui consiste à changer les règles en toute impunité. Savoureux ! Panique à bord, les candidats ne savent alors pas pour qui voter (un peu comme les Français ou 1er tour de la Présidentielle mais bon là ils étaient prévenus), ne peuvent pas se concerter et Denis jubile (silencieusement) le ventre plein, assistant du haut de son mètre quatre-vingt-treize à l’effondrement de tactiques avortées dans l’œuf par le grand Manitou de la survie. Mon plus grand plaisir personnel de spectatrice du sadisme de Denis remonte à son époque Fear Factor lorsque, pour une épreuve de « nourriture », les candidats avaient dû choisir 3 ingrédients du type couilles de taureau + œil de poisson + entrailles de chouette (pas sûre que les chouettes aient des entrailles mais bon…) que Denis mettait avec le plus grand naturel dans un blender avant de placer lentement sa main au-dessus du bouton. Là, il marquait un temps d’arrêt… avant d’appuyer puis de secouer délicatement et consciencieusement le contenu pour en enlever les grumeaux, puis de verser le tout dans un immense verre à milk-shake et de le tendre poliment…

Le conteur 

Enfin, et c’est lorsque vous découvrez ce style inimitable que vous tombez définitivement sous le charme du maître du conte, Denis fait toutes les voix off (c’est d’ailleurs ainsi qu’il a commencé sur Koh, avant d’en prendre complètement les rennes). Grâce aux célèbres textes au style inimitable de Corinne Vaillant , la réalisatrice de l’émission (pour info, Denis signe lui-même les textes d’explication des épreuves ainsi que ceux des feux de camp), Denis parvient à tenir en haleine 8 millions de téléspectateurs de toutes catégories sociaux-professionnelles en scandant élégamment, dans un style châtié, limite désuet, et dans un phrasé si personnel des commentaires apparemment distancés auxquels il est parvenu à imprimer son identité. Et ça, c’est vraiment Denis (Tous se jettent voluptueusement dans cette boue onctueuse, dit dans une émission dite de télé-réalité, c’est vraiment du Baudelaire sur le petit écran et ça fait du bien !)

En conclusion de ce billet de stalkeuse, j’emprunterai, si elle le permet, sa plume à Corinne Vaillant pour rendre un dernier hommage à notre ami bouclé (qui, pour ceux qui me le rétorqueraient, est à Stéphane Rotenberg ce qu’Ardisson est à Fogiel : un créateur versus un sympathique repreneur de bail) :

Denis ! Présentateur de Koh-Lanta depuis maintenant plus de 13 ans et très tôt passionné par le sport, ce jeune homme doué et volontaire rejoint les bancs de la faculté avec une seule idée en tête : devenir journaliste sportif ! Mission accomplie ! Aujourd’hui, ce dynamique papa de quatre enfants est un homme épanoui, fonceur et frondeur qui, sous des dehors impénétrables, cache un cœur tendre et fidèle. Arbitre des élégances dans un programme qui repose sur ses épaules affutées, Denis parcourt le monde et remet avec courage son titre en jeu  à chaque nouvelle saison ! Cette année encore, les téléspectateurs encensent cet échalas au talent incontestable et leur sentence… est irrévocable !

[ouverture des petits papiers en PQ kraft ]

DENIS ! DENIS ! DENIS ! STEPHANE… DENIS !

Scoop ! The Veste : on a retrouvé le styliste de Crocodile Pagny !

Depuis le premier épisode de The Voice, une question taraude les internautes : qui habille Florent Pagny ? Où peut-on acheter les mêmes vestes  que lui ? J’veux du cuiiiir, pas du peep-show, du vécu…

Dans son dernier numéro, Voici précisait que Florent s’habillait seul, et n’avait pas de styliste attitré. Mmh, il me fallait enquêter. Et bingo, renseignements pris, j’ai trouvé ! Il se murmure même que, contrairement aux autres coaches, Manimal Pagny serait le seul à refuser les conseils de la prod’ (qui, à chaque tournage, se l’est certainement tenté « Euh… Florent, t’es sûr, là, pour ta veste en reptile moutarde ? » « Dis Florent, regarde ce que je t’ai trouvé, un joli petit pull marin » « Eh Florent, regarde par là  ! » puis HOP, jetage de trois gorilles sur Florent pour lui arracher son dernier boléro en rhinocéros). La semaine dernière, même le très policé Nikos s’y est collé, insistant lourdement auprès du chanteur reptilien : « Vous aimez le cuir Florent, hein Florent », sans qu’il relève. Florent ne parle pas de son look. Florent EST le look.

Car c’est bien mal connaître l’animal que d’avoir pensé pouvoir imposer quoi que ce soit à notre amoureux de « la liberté de penser » ! Non, sur The Voice, on sait que Florent refuse tout conseil parce que déjà, il kiffe son Dundee style… mais aussi parce qu’il serait sous contrat plus ou moins officiel avec un styliste. MAIS QUI EST CE STYLISTE ? vous demandez-vous fébrilement depuis des semaines, désireux vous aussi de faire craquer les filles tout de peau moulé.

En exclu, je vous file le tuyau : Floflo s’habille chez… Gérard Sené ! La preuve en images :

J’ai pu, à la rubrique « Cuir et peaux » (introduite ainsi : « Les meilleures peaux de Cerf, Renne, Cheval (sic), Mouton et Agneau français pour des modèles de légende »), récupérer pour vous quelques modèles pas encore porté par le baryton cathodique :

J’ai trop hâte, pour ce dorsal croco !

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Gérard Sené n’est pas un inconnu. Parmi les people acquis à sa cause ? Johnny, of course (et certainement Laetitia, la catwoman de LA), mais aussi, et Gérard s’en vante moins, Giuseppe ! Mais si vous savez, le fils de Marie-France, dans « Qui veut épouser mon fils« , complètement gaga des longues chaussures du biker couturier.

Vous doutez encore ? Gérard Sené himself a confirmé l’info sur sa page Facebook :

Et voilà ! Maintenant, vous pouvez foncer adopter la Pagny’s touch ! Ne me remerciez pas, Sené rien…