Aux Cesar 2013, Kevin Costner s’est endormi ! Et nous aussi…

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Que dire que cet incroyable cliché ne révèle déjà ?

Oui, la cérémonie des César 2013, que j’attendais avec tant d’impatience et de fébrilité stalkeusienne, était bien chiante.
« Amour » a tour raflé, comme prévu (actrice, acteur, film…), ne laissant aucune chance à des gens bashables type Marion Cotillard de prendre la parole (« T’es une belle personne, Ludo. »). « Camille redouble » à tout perdu et Patrick Bruel ne sera sans doute jamais meilleur acteur. Bref, une soirée bien triste, ponctuée heureusement par quelques instants de grâce, comme lorsque Valérie Benguigui reçut le César de la meilleur actrice dans un second rôle pour « Le Prénom« , insufflant à cette remise des prix scolaires et constipée un vent furtif d’émotion.

Il y eut aussi Laurent Lafitte, le plus drôle d’entre nous, funambule gracieux qui parvient, chaque année, à faire l’unanimité. Il y eut François Damiens et sa divine folie belge, et Jamel en manque total d’inspiration, rendant même hommage à sa meuf, pris d’une crise de Domenechisme aigüe (je sais pas quoi dire, tiens, je vais parler à ma meuf). Et pour clore tout ça, Jean n’était pas là.

Aucune gaffe, de clash ou de moment de solitude, à part celui de Kevin Costner, donc, invité d’honneur venu recevoir un César d’honneur (ne me demandez as pourquoi) qui, après son speech de remerciement torché et son César embarqué, s’est tapé un petit roupillon tranquillou dans le public pendant qu’on récompensait nos vieillards magnifiques. Non mais Kevin, si tu te fais chier, tu nous le dis.

Un lauréat belge a remercié ce soir l’organisation pour cette soirée « modeste mais néanmoins sympathique« . Voilà, c’était ça, quoi, en un peu moins bien.
Demain, les tabloïds américains titreront : « Kevin Costner gets standing ovation at the French Oscars and then falls asleep in the audience ».

Vive le cinéma français !

Debrief restau : « La Tête de goinfre »

La Tête de goinfre - La Salle

Des années qu’aux Batignolles on ne parle que de ce restau sympa, popu, jeune, joyeux et porcin, « La Tête de goinfre ». Samedi soir, après un ciné très sympa, nous sommes donc allés à « La Tête de goinfre » avec mon concubin, après avoir prudemment réservé pour le second service.

Nous sommes donc arrivés plein d’entrains et morts de faim à 22h comme prévu. Le menu étant affiché sur un grand tableau pas du tout dans mon champ de vision, j’ai donc dû m’allonger sur ma voisine pour le lire. mais passons. J’ai rapidement opté pour un gigot d’agneau flageolets, parce que c’est plus original qu’un tartare de boeuf et que j’adore ça. Mon concubin, lui, adoooore poser plein de questions sur le menu, et comme celui-là est très fourni (catégories boeuf, cochon, agneau, volaille et poisson, avec chacune bien 5 plats proposés), il allait avoir de quoi faire ! Zzzzzz

La serveuse est venue prendre nos commandes. Moi, j’ai fièrement demandé mon gigot et là…

– Mon concubin : « C’est quoi le hamburger « tête de goinfre » ?

– La serveuse : « Euh… hihi »

– concubin : « …… ? »

– Serveuse : « Hihi »

– Concubin : « Vous ne savez pas ? »

– Serveuse : « Euh, hihi. Euh non je suis pas là depuis longtemps. »

– Concubin : « Je veux bien que vous alliez demander. »

– Serveuse : « …….. »

– Concubin : « …….. »

– « Serveuse : « Je vais demander ? »

– Concubin : « Euh oui je veux bien »

Air affolé de la serveuse, qui part vers le patron, chuchote, et revient quelques MINUTES plus tard :

– « C’est avec de la ventrèche ! » (berk)

– Concubin : « Ah… Et le confit de canard il est comment ? »

Finalement, il a commandé le confit… et une entrée (un os à moëlle), bien que je lui eut souligné que je le sentais pas, cette histoire d’entrée. Nous avons également opté pour une bouteille de Cros Ermitage.

5 minutes plus tard, on nous a apporté un pot de rillettes avec deux cornichons et une corbeille de pain…

40 minutes plus tard (je précise que nous étions deux tables à servir), l’os n’était toujours pas là, la corbeille finie, le vin aux 3/4 bu et mon concubin hors de lui. On a fini par demander tous les plats en même temps, ce qui n’a rien changé car 10 minutes plus tard ni os ni cuisse ni flageolet n’avaient encore pointé le bout de leur nez. Le patron, contraint et forcé, est venu dealer un digestif contre cette longue attente.

Finalement, tout ce petit monde a fini par débarquer sur la table à 23 heures. Le gigolt était honnêtement très bon, mais je n’ai pas pu finir les flageolets à cause de pain. la cuisse était paraît-il pas mal (« mais un confit c’est un confit », paraît-il. Alors pourquoi t’as pris ça ?) et l’os avait l’air très apétissant.

Gigot d'agneau - flageolets

Gigot d'agneau - flageolets

Confit de canard - gratin dauphinois

Confit de canard - gratin dauphinois

Malheureusement, il était trop tard pour un dessert et la baby-sitter nous attendait depuis une heure, elle avait englouti avec ses 8 euros de l’heure notre possibilité de pâtisserie.

Conclusion ? Bonne bouffe franchouillarde pour un resto où ne pas aller pour un premier rancard, ni avant un spectacle, ni avec des filles girly, ni quand on est pressé en général. Bref, une réputation un peu surévaluée pour cause de quartier pauvre en restaurants mais un établissement propre, bien tenu où la nourriture est bonne.

La Tête de goinfre

16, rue Jacquemont

75017 Paris