RIP Le Club Dorothée

C’était hier et aujourd’hui tout a changé. Le 30 août 1997, il y a 15 ans jour pour jour, la nounou cathodique de notre enfance rendait son tablier après trois épisodes de « Pas de pitié pour les croissants » et une rediffusion de l’émission de la veille, quittant l’antenne en catimini. Dorothée, Ariane, Patrick, Corbier, Jacky et tous leurs amis fluos recrutés par la belle écurie AB retournaient dans l’ombre avec un squat éhonté de l’antenne d’une décennie.

Souvenez-vous de ces années où la toute nouvelle chaîne TF1 débauchait la blondinette à queue de cheval et son équipe de gais lurons de Récré A2 pour occuper la case jeunesse. La génération X brancha alors son cerveau directement sur le flux de la Seine Saiiiiiint-DENIS pour des heuuuuures de FOOOOLIE. « Candie », « Goldorak », « Les Chevaliers du Zodiac », « Mask », « Les Minipouss’ » (« Nouuuus les minipoussss ! »), « Dragon-Ball »… les mangas oeuvrèrent à notre passage à l’adolescence, avec les dégâts psychologique qu’on connaît (ne nous mentons pas, on ne sort pas indemne d’une éducation menée par un gamin hirsute se baladant pénis à l’air sur un nuage, ni de celle accompagnée par des gays à cheveux verts habillés en chevaliers, passant leurs après-midis à combattre des forces obscures pour attirer l’attention d’une nana toute occupée à faire pleurer ses grands yeux devant un ventilo faisant habilement voler au vent sa longue chevelure prune).

Passé notre gavage japonais, l’émission s’employa, en plus du bourrage de crâne du mercredi après-midi, à nous emmener dans un nouvel univers total made in France, le soir après l’école, avec les très cérébraux « Hélène et les garçons », « Le Miel et les abeilles », « Premiers baisers », « Les Filles d’à côté ». Nous fûmes enthousiasmés par ces sommets d’art télévisuel. Après des années à mater « Santa Barbara » et « Dynastie » sans bien comprendre tous les tenants et les aboutissants de ces étranges rapports humains, enfin nous avions des personnages à notre hauteur. Jérôme, Justine, Anette, Hélène, Katie, Etienne et j’en passe. De la cafète à la salle de sport en passant par leur chambre à coucher pour des debriefs en nuisette, voilà les héros fort sympathiques qui allaient dicter notre conduite post-pubère. Comme si ça n’était pas encore assez, la bande à Doro se fit ouvrir une grosse tranche le dimanche matin pour nous refourguer ses croissants et se la donner, elle aussi, dans les sketchs en tous genre montés à la chaîne afin d’alimenter pour pas un kopeck les 30 heures de programme hebdomadaires vendues à la chaîne ( !).

Le face à face à face, Allô à l’huile, le jeu de l’ABC, Le Jacky Seau et le générique de fin où étaient consignés les noms de quelques enfants dont c’était l’anniversaire, que nous avons tous regardé avec fébrilité, espérant toujours voir apparaître le nôtre même si on n’était pas membre du Club, et que ce n’était de toute façon pas notre anniversaire. Las, un jour, quelqu’un décida de couper le flux. On achève bien les Pat Le Guen. Pendant dix ans, nous avons été 75% des jeunes de notre génération à avaler docilement la bouillie de tata Doro.

Aujourd’hui, on s’affole pour ces « jeunes » branchés sur Internet et pourtant, ce qu’ils y lisent ou regardent résulte d’un choix. Quant à la qualité des vidéos qu’ils s’y partagent, qui peut dire qu’elle est meilleure ou pire que celle que nous balançait sans discussion possible Le Club Do ? On parle aujourd’hui de l’influence du cannabis sur le QI des adolescents, le faisant chuter de nombreux points. Le cannabis est-il vraiment le seul coupable ? Et si la génération sacrifiée de la décennie AB avait en réalité servi de cobaye cathodique à une équipe de programmateurs expérimentaux ? Décidément, il n’y a pas de pitié pour les enfants !

Laurence Ferrari : la (Grand) Messe est dite…

Vous n’avez pu échapper à cette info incontournable : Lolo quitte TF1, et laisse vacant son siège tout chaud au 20h. Il y en a un qui doit être content, et qu’on n’a pas encore entendu depuis l’annonce faite à twitter à 22h hier soir, c’est PPDA, notre Académicien refoulé, qui grogne ponctuellement contre « la nouvelle » depuis 4 ans, lorsqu’il n’est pas en voilier ou en train d’écrire des poèmes avec son frère. En même temps, on s’en doutait un peu, que ça n’allait pas coller. Quand on est resté avec la même femme pendant vingt ans, et qu’on la congédie sans préavis pour une jeunette enthousiaste vous regardant avec les tout nouveaux yeux de l’amour, il est rare que cette seconde union fasse aussi long feu que la première. Eh ouais, les téléspectateurs, tels des enfants de divorcés, ont regardé dès le premier jour la pétroleuse avec suspicion, lui tendant des pièges pour que jamais elle ne s’adapte, et que finalement papa décide de couper court à cette liaison sans fondement avec le secret espoir que maman revienne ranger ses crèmes anti-rides sur le lavabo de la salle de bains et que tout redevienne comme avant. Et maman, enfin Patrick, il espère aussi qu’on le rappelle ? Le connaissant, ça doit bien le titiller quand même. Mais bon, ça marche jamais vraiment bien ces histoires de réchauffé. Je préconiserais plutôt un bon duo à l’ancienne type Mourousy-Augry histoire de donner un bon coup de pied dans les habitudes, et d’avoir un vrai journal différent de celui du Playmobil de France 2.

Quant à la maîtresse bafouée, on dit que c’est elle qui a finalement préféré partir, histoire de retourner à ses premières amours qui, rappelons-le quand même (oui, quand même !) sont passées de chroniques santé sur Studio Gabriel (même école que Benjamin Castaldi. C’est pas l’ENA mais on gagne mieux au final), Vis ma vie ou Combien ça coûte. On se demande d’ailleurs bien, en y repensant, ce que Laurence était allée faire dans cette galère. Le prestige, sans doute, et le plaisir de voir ses nénés dans Voici au mois d’août. Las, Lolo retourne finalement d’où elle vient. Ravie de pouvoir travailler sur une émission « plus libre et moins codifiée« , elle devrait animer un grand talk-show mixant « de l’actu, des faits de société, de la politique, de la mode, de la culture, des sujets de consommation ». Ouais, un 100% mag sur la TNT, quoi. Ferrari suivra-t-elle un parcours à la Flavie Flament (elle-même alors en couple avec une autre « étoile » montante de la chaîne), tombée dans les couloirs du temps et du numérique terrestre après avoir brillé longtemps sous les projecteurs de la belle maison TF1 ? Souhaitons-lui plutôt de faire de son talk-show un nouveau Grand Journal qui, attaqué de toute part, connaît lui aussi des audiences en chute libre et devrait faire peau très neuve l’année prochaine. Quand on sait que Direct 8 appartient désormais au groupe Canal, cette hypothèse n’est pas inenvisageable.

Ce qui est cool aussi pour Laurence, c’est qu’elle va avoir de nouveaux collègues parmi lesquels Cécile de Menibus, Karine Ferry ou Jean-Marc Morandini, c’est vrai (un peu relou à la cantine)… mais aussi une certaine… Valérie Trierweiler, laquelle pourra la remercier à nouveau de la part de François Hollande pour sa fameuse question ayant donné lieu à l’anaphore la plus célèbre du XXe siècle. Ah mais, par « remercier » (dans « Je voudrais remercier Laurence Ferrari »), il voulait dire… révoquer ? Parce que si le remerciement c’est d’avoir donné sa première interview au journal concurrent, c’est vraiment pas cool… Sûr qu’elle l’a en travers de la gorge, Laurence, l’anaphore. Ca va être sympa le Noël de fin d’années avec les conjoints des collègues…

Koh Lanta 2012 : Pourquoi Denis Brogniart reste le meilleur des présentateurs de télé-réalité

Depuis l’ouverture de ce blog, j’attends le bon moment pour faire mon ode à Denis. N’y tenant plus, c’est à l’aube de ce quatrième épisode de « La revanche des héros » que je tiens à expliquer au monde entier en quoi Denis Brogniart reste le plus fascinant des « présentateurs » de télé-réalité.

Le paradoxe

Brogniart est l’allégorie même de tout ce que Koh Lanta contient de paradoxal dans le paysage de ce que l’on appelle uniformément « télé-réalité« . Car quels rapports reste-t-il encore entre cette compétition où esprit sportif, dépassement de soi, stratégies et adaptation en société guident le déroulement et un programme tel que « Les Anges de la télé-réalité« , par exemple ? Quasiment aucun, si ce n’est qu’on y suit des inconnus ayant accepté d’apparaitre à l’écran. De même, l’analogie entre Brogniart et un Castaldi est peu ou prou le même qu’entre un dîner dans un restau gastro et un bon Mac Do devant la télé (à savoir que j’adore le Mac Do, hein !). Delormeau se situerait plutôt du côté du Kebab mais c’est une autre histoire…

Déjà, rappelons que Denis est un « vrai journaliste ». Formé à l’IPJ après une licence d’EPS (de prof de sport, quoi), Denis avait déjà le CV idéal pour présenter Koh-Lanta. Son rêve ? Devenir journaliste sportif. Il est aujourd’hui exaucé puisqu’il présente entre autre les grands prix sur TF1 mais ça, c’est ses petites affaires, je ne m’en mêle pas (Vrouuuuuuuum).

L’Homme aux 1000 treillis

Non, ce qui m’intéresse chez Denis c’est sa manière très personnelle de présenter Koh-Lanta, qui constitue en grande partie le succès et la longévité de l’émission. Véritable chef d’orchestre du programme, vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte mais Denis est partout. Déjà, et c’est important, l’homme aux 1000 treillis teste les épreuves (en particulier celles qui se déroulent sous l’eau houuuu mais il ne fait pas de brushing, Denis, donc il s’en fout). C’est certainement pour cette raison qu’il est le seul à en comprendre les règles avant de les avoir visualisées en cas pratique (je suis aujourd’hui encore incapable de rester concentrée jusqu’à la fin de l’explication : Un par un, vous allez devoir plonger dans ce hamac sous-marin. Là, vous vous enroulerez dans la nacelle avant de plonger pour récupérer la pierre noire contenue dans un coffre dont la clé a été cachée sous un poisson vert ! Une fois la pierre noire récupérée, vous devrez vous libérer de vos liens, vous hisser dans la barque remplie de sable que vous voyez sous les flammes au loin….  Zzzzzzzzzz « MERDE j’ai rien suivi il faut faire quoi ?? »).

L’arbitre incorruptible 

Véritable Monsieur Loyal et arbitre sportif de la compétition, Denis tient son rôle avec sérieux puisqu’il ne sourit jamais (sisi, vous regarderez. Il esquisse des petites moues sympatoches sur le prime de la Finale mais sur le terrain nope niet nada wallou ! Denis ne voudrait pas qu’on lui reproche un quelconque traitement de faveur ou préférence pour un candidat et son impassibilité éprouvée après plus d’une décennie de programme fait qu’il parvient, tel les gardes de Buckingham Palace, à rester parfaitement imperturbable face à toute scène, la plus ubuesque soit-elle). La gestuelle suit. Lors du lancement des épreuves de confort comme d’immunité, Denis place très souvent ses mains en imposition, bouts de doigts contre bouts de doigts, fouettant l’air dans un mouvement de balancier, ou encore pouce contre index, doigts en éventail, et la régularité et la constance de leur déploiement (au-dessus de la tête, ou doigt subitement pointé vers l’épreuve) donnent à son discours des allures de prêche. Denis s’efface, Denis n’est là que pour tenir le sifflet. On me voit on me voit pas.

Le sadique

En revanche, lors des feux de camp, l’arbitre se fait parfois – souvent – sadique. Et c’est si bon ! Se plaisant à déterrer les haches de guerre en piquant là où ça fait mal comme un sale gosse, Denis lance alors des engueulades légendaires l’air de ne pas y toucher (à Francis, qui vient de méchamment se viander et faire perdre à son équipe l’épreuve d’immunité : J’ai envie de parler, plus que de défaite, de raclée. Francis, avez-vous eu l’impression d’être ridicule ?, dit avec cet éternel visage impassible d’enfant sage que maintient une chemisette baroudeur multi-poche). On se prend à imaginer Denis, confortablement allongé sur le lit de sa chambre d’hôtel, boulottant avec gourmandise les  spécialités locales dont rêvent jour et nuit les candidats, ordi posé sur les genoux (gaffe de pas le tâcher avec tes brochettes, Denis !), ricanant devant Patrick cachant son collier d’immunité dans son moule-burnes ou se frottant les mains avec sadisme en assistant à une énième trahison fomentée pour le prochain feu de camp nocturne.

The Boss

Parfois, Denis décide de changer les règles. Bha ouais, Denis is the boss, donc Denis fait ce qu’il veut. Par exemple, après une épreuve d’immunité bien hardcore où les candidats épuisés terminent trempés puis roulés dans le sable en mode poisson pané, Denis peut tout à fait décider (dans ces cas-là, il tonne un autoritaire et sexy « J’AI décidé ») que le changement, c’est maintenant. Chez moi, on appelle ça une « règle à la Denis », ce qui consiste à changer les règles en toute impunité. Savoureux ! Panique à bord, les candidats ne savent alors pas pour qui voter (un peu comme les Français ou 1er tour de la Présidentielle mais bon là ils étaient prévenus), ne peuvent pas se concerter et Denis jubile (silencieusement) le ventre plein, assistant du haut de son mètre quatre-vingt-treize à l’effondrement de tactiques avortées dans l’œuf par le grand Manitou de la survie. Mon plus grand plaisir personnel de spectatrice du sadisme de Denis remonte à son époque Fear Factor lorsque, pour une épreuve de « nourriture », les candidats avaient dû choisir 3 ingrédients du type couilles de taureau + œil de poisson + entrailles de chouette (pas sûre que les chouettes aient des entrailles mais bon…) que Denis mettait avec le plus grand naturel dans un blender avant de placer lentement sa main au-dessus du bouton. Là, il marquait un temps d’arrêt… avant d’appuyer puis de secouer délicatement et consciencieusement le contenu pour en enlever les grumeaux, puis de verser le tout dans un immense verre à milk-shake et de le tendre poliment…

Le conteur 

Enfin, et c’est lorsque vous découvrez ce style inimitable que vous tombez définitivement sous le charme du maître du conte, Denis fait toutes les voix off (c’est d’ailleurs ainsi qu’il a commencé sur Koh, avant d’en prendre complètement les rennes). Grâce aux célèbres textes au style inimitable de Corinne Vaillant , la réalisatrice de l’émission (pour info, Denis signe lui-même les textes d’explication des épreuves ainsi que ceux des feux de camp), Denis parvient à tenir en haleine 8 millions de téléspectateurs de toutes catégories sociaux-professionnelles en scandant élégamment, dans un style châtié, limite désuet, et dans un phrasé si personnel des commentaires apparemment distancés auxquels il est parvenu à imprimer son identité. Et ça, c’est vraiment Denis (Tous se jettent voluptueusement dans cette boue onctueuse, dit dans une émission dite de télé-réalité, c’est vraiment du Baudelaire sur le petit écran et ça fait du bien !)

En conclusion de ce billet de stalkeuse, j’emprunterai, si elle le permet, sa plume à Corinne Vaillant pour rendre un dernier hommage à notre ami bouclé (qui, pour ceux qui me le rétorqueraient, est à Stéphane Rotenberg ce qu’Ardisson est à Fogiel : un créateur versus un sympathique repreneur de bail) :

Denis ! Présentateur de Koh-Lanta depuis maintenant plus de 13 ans et très tôt passionné par le sport, ce jeune homme doué et volontaire rejoint les bancs de la faculté avec une seule idée en tête : devenir journaliste sportif ! Mission accomplie ! Aujourd’hui, ce dynamique papa de quatre enfants est un homme épanoui, fonceur et frondeur qui, sous des dehors impénétrables, cache un cœur tendre et fidèle. Arbitre des élégances dans un programme qui repose sur ses épaules affutées, Denis parcourt le monde et remet avec courage son titre en jeu  à chaque nouvelle saison ! Cette année encore, les téléspectateurs encensent cet échalas au talent incontestable et leur sentence… est irrévocable !

[ouverture des petits papiers en PQ kraft ]

DENIS ! DENIS ! DENIS ! STEPHANE… DENIS !

Scoop ! The Veste : on a retrouvé le styliste de Crocodile Pagny !

Depuis le premier épisode de The Voice, une question taraude les internautes : qui habille Florent Pagny ? Où peut-on acheter les mêmes vestes  que lui ? J’veux du cuiiiir, pas du peep-show, du vécu…

Dans son dernier numéro, Voici précisait que Florent s’habillait seul, et n’avait pas de styliste attitré. Mmh, il me fallait enquêter. Et bingo, renseignements pris, j’ai trouvé ! Il se murmure même que, contrairement aux autres coaches, Manimal Pagny serait le seul à refuser les conseils de la prod’ (qui, à chaque tournage, se l’est certainement tenté « Euh… Florent, t’es sûr, là, pour ta veste en reptile moutarde ? » « Dis Florent, regarde ce que je t’ai trouvé, un joli petit pull marin » « Eh Florent, regarde par là  ! » puis HOP, jetage de trois gorilles sur Florent pour lui arracher son dernier boléro en rhinocéros). La semaine dernière, même le très policé Nikos s’y est collé, insistant lourdement auprès du chanteur reptilien : « Vous aimez le cuir Florent, hein Florent », sans qu’il relève. Florent ne parle pas de son look. Florent EST le look.

Car c’est bien mal connaître l’animal que d’avoir pensé pouvoir imposer quoi que ce soit à notre amoureux de « la liberté de penser » ! Non, sur The Voice, on sait que Florent refuse tout conseil parce que déjà, il kiffe son Dundee style… mais aussi parce qu’il serait sous contrat plus ou moins officiel avec un styliste. MAIS QUI EST CE STYLISTE ? vous demandez-vous fébrilement depuis des semaines, désireux vous aussi de faire craquer les filles tout de peau moulé.

En exclu, je vous file le tuyau : Floflo s’habille chez… Gérard Sené ! La preuve en images :

J’ai pu, à la rubrique « Cuir et peaux » (introduite ainsi : « Les meilleures peaux de Cerf, Renne, Cheval (sic), Mouton et Agneau français pour des modèles de légende »), récupérer pour vous quelques modèles pas encore porté par le baryton cathodique :

J’ai trop hâte, pour ce dorsal croco !

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Gérard Sené n’est pas un inconnu. Parmi les people acquis à sa cause ? Johnny, of course (et certainement Laetitia, la catwoman de LA), mais aussi, et Gérard s’en vante moins, Giuseppe ! Mais si vous savez, le fils de Marie-France, dans « Qui veut épouser mon fils« , complètement gaga des longues chaussures du biker couturier.

Vous doutez encore ? Gérard Sené himself a confirmé l’info sur sa page Facebook :

Et voilà ! Maintenant, vous pouvez foncer adopter la Pagny’s touch ! Ne me remerciez pas, Sené rien…

Koh-Lanta : un jour, les PowerRangers ont rencontré Freddy. Maintenant, on les appelle les Télétubbies…

Ce choc des héros, on l’attendait (im)patiemment à l’ombre rassurante des fourneaux de Top Chef en boulottant un peu de la salade de fruits de Jean Imbert et voilà que nos aventuriers ont enfin debarqué ! Vous êtes repus ? Tant mieux ! Finies les larmes sur assiettes gourmandes et visuelles, au placard tabliers amidonnés et mains manucurées, place à la boue, aux dessous de bras qui repoussent, aux coups bas, aux alliances et aux luttes viriles.  Et franchement, cette année, il y a du lourd !

Et parmi le lourd du bien balaise : Claude, le chauffeur de maître et Tehueira le papa de Manavaiiii-yé-t’aiiime qui grimpe aux cocotiers avec les doigts de pied et attrape les crabes à une main tout en tressant des paniers en bambou de l’autre.

Mais au-dessus de nos deux balèzes, y’a quoi alors ? Dieu ? Mouais, mais encore au-dessus ?  Chuck Norris ? Oui. Mais au-dessus de Chuck y’a quiii ? Freddy !!! Le nouveau fantasme féminin ambulant et star incontestée de twitter. Le soir du 1er épisode, sur le réseau social qui taille, il n’y en avait que pour lui. Fredyyyyyy, cliquaient les filles – qui, soit dit en passant, lui avaient allègrement craché dessus comme le dernier blaireau de la classe lors de sa première saison, ce qui ne fut pas mon cas car je suis une fan de la première heure. Quant aux hommes, ils rendaient grâce, médusés, à la dextérité, au calme, à la virilité exacerbée et à la supériorité incontestable du mythique aventurier sur l’ensemble du genre humain.

Chuck Norris aurait été mis au tapis par Freddy… Petite explication pour les novices, le phénomène Chuck Norris (ou Chuck Norris Facts) fait rage aux Etats-Unis depuis de nombreuses années et s’est démocratisé en France sur Twitter depuis plusieurs mois. Quelques comptes, plus ou moins officiels, de la star américaine twittent en running gag des aphorismes à la gloire de l’inaltérabilité de Norris. Or, vendredi, on (re)découvrait Freddy, de retour d’un stage de survie californien, plus affuté et mc gyveresque que jamais. « Mais ça n’est pas tout ! », comme dirait Denis (Brogniard). Le jeune homme a surpris son monde  en faisant du feu avec deux bouts de bois en moins d’1/4h avant de construire une cabane tout confort, de lamper une pleine bouchée de termites vivantes à même un tronc d’arbre puis de déterrer du manioc pour le repas du soir en moins de temps qu’il n’en a fallu à Coumba pour vider son sac Queshua. Depuis, Freddy et Chuck ne font plus qu’un, ou plutôt, se tirent la bourre.

Tremble, Chuck… La twittosphère, médusée, a trouvé son nouveau héros made in France et s’emballe : « A l’heure qu’il est, Freddy a déjà attaqué la construction de la supérette », avant que @LorenzBaby ne conclue « Freddy est le neveu de Chuck Norris ». Neveu ? Mmh, souvent les tontons finissent mal (cf. mon oncle Charlie, alcoolo, Mickael Jackson, kapout alors que les 3T vont très bien, même si on ne sait pas où ils sont, les Castor Junior, indépendants financièrement vs. oncle Donald qui vivote, l’oncle Soul, relou, l’oncle Tom, dans sa case et j’en passe…)

Allez, tonton Chuck, place aux jeunes !

Et pour inaugurer l’avènement de Freddy Norris, terminons, grâce à  un petit rapt chez tonton, par un florilège de Freddy facts :

Dark Vador a de l’asthme depuis qu’il a fait la course avec Freddy.

Freddy a dépucelé la forêt vierge.

A Pâques, ce sont les oeufs qui cherchent Freddy.

Freddy est né en mode sans échec.

Freddy a dépucelé la forêt vierge

Freddy peut faire une omelette avec des oeufs Kinder

Bref, Freddy va entrer dans la légende, et la légende l’en remerciera…

#TheVoice épisode 2 : Atef m’a mis les poils !

Non, je ne regarde pas tous les soirs la télé mais grâce au replay fort défectueux de TF1, j’ai pu, après 4 essais et erreurs 16 plus tard, voir ce fameux second épisode ayant réuni 8,5 millions de téléspectateurs, les pubs en moins mais toujours avec Nikos qui me propose de gagner 10 000 euros ou un voyage à New York (j’ai d’ailleurs beau recompter à chaque fois dans ma tête, je préfère quand même les 10 000 euros).

J’avoue avoir un peu baillé la dernière fois devant des prestation dont aucune n’était parvenue à me faire oublier que cela fait 10 ans maintenant qu’on écoute des chanteurs amateurs chantonner ou hurler leur UNIVERS devant des coachs plus ou moins médiatiques. Et je pensais sincèrement que depuis Christophe Willem, messie de la télé-crochet musicale, nous n’avions plus rien à attendre de ce côté-là… jusqu’à l’apparition divine.

Le petit reportage nous annonce donc Atef, 40 ans. Je me devais déjà d’apporter mon soutien à un membre de la génération X, qui rappelle d’ailleurs très justement qu’il est plus que rare de percer après la quarantaine (raison des angoisses persistantes de ma génération mais ceci est un autre débat largement débattu dans la rubrique éponyme). Je fais pourtant la moue devant Atef, pas très stylé, petit foulard autour du coup, nuque quasi vairellienne (du footballeur Tony Vairelle, que les plus vieux connaissent ndlr) et petite voix d’enfant. Je reste dubitative également lorsque ses accompagnants (trois amis d’Atef, donc, tous musiciens nous dit-on, qui racontent chacun que leur candidat possède une voix capable de scotcher n’importe qui). Atef va chanter « Ben« , de Michael Jackson. Il marque un point, c’est l’une de mes chansons préférées. Mais, comme ont dit dans la real musicale, il s’attaque à du TRES TRES LOURD. Je demande toujours à voir… Et là… comme dirait Louis Bertignac, j’ai pris la claque de ma vie ! Exit Willem, Doré et consors. Atef m’a mis les poils comme jamais, les quatre jurés se sont retournés, et moi j’ai sangloté sous le regard navré de mon concubin (« Ma pauvre, tu fais pitié… ») Je vous laisse juger par vous-même cette prestation, quant à moi, je me la refais un petit coup.

The Voice va-t-il ressusciter La Nouvelle Star ?

Hier soir, c’était un peu la pénurie real-télévisuelle sur les hertziennes.

Rabattage, donc, sur la TNT où il y a souvent à boire et à manger. Mais là, merci W9, on nous avait programmé « Le Meilleur de Nouvelle Star » épisode 2, commenté par un Dédé Manoukian tout nostalgique. Et bha franchement, j’avais oublié combien c’était bien La Nouvelle Star, et combien aucun programme depuis n’a réussi à restituer ce petit côté trendy, libre, frais et non sponsorisé (oui, je sais c’est sponsorisé mais c’était scred) qui faisait le sel de l’émission.

J’ai donc versé ma petite larme comme à l’époque devant les prestations d’Amandine Bourgeois, la Janis Joplin qui n’a jamais réussi à percer, Benjamin Siksou, son dauphin, beau gosse multi-talents (très bon chanteur, musicien, danseur et comédien) injustement évincé et qui depuis traine ses guêtres dans d’obsurs films français vus seulement par moi et quelques-uns le dimanche matin par hasard sur Canal +.  Le clou, c’était bien sûr les reportages sur Julien Doré et Christophe Willem, les mascottes. N’empêche quelle belle époque (oui, je suis vieille), Willem et sa reprises de « Sunny » ou Doré et son « Lolita ».  On a pu revoir aussi les demi-finalistes qui ont réussi, j’ai nommé la très talentueuse Camelia Jordana (supplantée par… Soan le dégueu soulignons-le !!!) et Amel Bent qu’on ne présente plus.

Quant aux jurés, de Manoukian à Marianne James et ses larmes de crocodile, Lio à poil et ses airs de tragédienne, Sinclair et son regard plein d’ennui et Dove Attia le polytechnicien arrivé là on sait pas comment, ils me manquent tous (ah oui et Marco Prince mais franchement qui s’en souvient ?).

Samedi soir, TF1 et Shine (les producteurs de Masterchef) lanceront en grande pompe The Voice, nouveau programme musical inédit en France. on se la retente, donc, après plusieurs années de coupure du son. Faut dire qu’on n’en pouvait plus d’entendre des ménagères chantonner Tété, Adèle ou Mariah Carey l’air habité. The Voice offrira la particularité de faire sélectionner ses candidats à l’aveugle par les 4 jurés. L’objectif ? Prouver que la prod ne choisira pas le gagnant sur sa gueule, son look et son potentiel marketing. Voeux pieu puisque dès les primes suivants, le jury recouvrera la vue et pourra gicler les Susan Boyle désagréables à l’oeil du téléspectateur de TF1.

The Voice peut-il ressusciter La Nouvelle Star ? Peu de chance, déjà parce qu’il n’est pas sur le même créneau : le présentateur choisi est malheureusement Nikos. On l’aime bien, Nikos, mais on sait d’avance qu’il est là pour rameuter les milliers d’adolescentes qui polluent Twitter de posts mentionnant leur idole (reviens Virginie Effira ! Le ciné c’est pas pour toi !). Ensuite parce que le programme ne sera pas en direct, dommage… Enfin, parce qu’après s’être cassé les dents auprès de people un peu plus appétissants que les membres du jury final, la prod a dû se contenter de Jenifer (ça passe, mais avouons qu’elle n’a pas fait grand chose à part galocher un Corse depuis plusieurs années), Florent Pagny (bon client, souvent prompt à blagouiller et surtout sans langue de bois aucune. le direct aurait été cool pour ça), Garou (totalement inutile et assez effrayant avec sa grosse voix et sa grosse tête) et enfin Louis Bertignac, ex meilleur ami de Carla Bruni (je crois que ça colle pas trop avec son nouveau mec donc ils se sont éloignés…) à qui on a imposé la transformation capillaire la plus grotesque de ces dernières années (Lorie mise à part bien sûr).

Mais je suis open, et j’aime les programmes de Shine. Donc, j’attendrai sagement samedi soir et ne manquerai pas de faire mon mea culpa si ce nouveau prime formaté pour les fans nikosiennes parvient à me happer, moi vieille addict télévisuelle.

Cauchemar en cuisine : Les Trois frères et le Grand Frère

Cauchemar en cuisine

Connaissez-vous « Cauchemar en cuisine« , la version française de l’excellent « Kitchen Nightmares » de Gordon Ramsey (accessoirement best friend des Beckham et bon ami de la Reine) ? J’avais découvert la nouvelle émission de M6 il y a 6 mois lorsque la chaine avait diffusé deux très bons premiers épisodes qui s’étaient en réalité avéré être des pilotes… En bonne fan qui se respecte, j’étais même allée sur le forum de M6 pour demander quand seraient diffusés les prochains.

Depuis la rentrée, donc, on peut retrouver le mardi soir en prime time le chef Philippe Etchebest, basque comme son som l’indique, chef doublement étoilé et meilleur ouvrier de France qui vient jouer les Pascal le Grand Frère dans des restaurants en perdition. La comparaison entre le cuisinier et la star de TF1 est justifiée à plusieurs points de vue, notamment car elle concerne l’émission elle-même, construite et montée selon la même structure, mais aussi parce que Etchebest utilise les mêmes codes et « techniques de coaching » que son homologue aux sourcils froncés.

Debrief d’hier : le restaurant en perdition est à Port Grimaud. Sordide brasserie au sol carrelé marron, le restau compte plus de 100 couverts, comme souvent (mais que passe-t-il donc par la tête de non professionnels qui s’embarquent dans de telles galères ?), et est « géré » par trois frères à la dérive : le plus senior, dépressif au dernier stade et seul à (mal) mener la barque, l’aîné looser total qui arrive le matin à midi et trainasse dans les allées en attendant que les clients lui réclament une carafe d’eau et le benjamin, pizzaiolo rigolo, et accessoirement petit copain de la barmaid, elle-même joyeuse cagole.

Décryptage d’un épisode en quatre parties à la « Grand Frère » :

1/ Phase d’observation sourcils froncés : le chef est fâché, abasourdi, mais ne moufte mot et mange la bouffe « dégueulasse » (le chef est beaucoup plus vulgaire que Pascal le Grand Frère parce qu’il veut faire comme Gordon Ramsey). Les protagonistes, eux, gardent leur attitude scandaleuse du quotidien sans essayer de se faire mousser auprès du chef (et ne viennent même pas lui dire bonjour).

2/ Phase d’engueulade : le chef engueule tout le monde, il faut qu’il y ait un cataclysme, que dis-je, une catharcys, les protagonistes doivent pleurer, après s’être un peu rebiffé histoire de faire des images « violentes » pour la bande-annonce de la prochaine fois.

3/ Phase « boxing » : ici totalement pompée sur Fabrice le GF. On va sur le ring, on crie son malaise, on tape sur le chef, on pleure et on finit par se jeter dans les bras les uns les autres « pour la première fois depuis des mois ». Pour la première fois dans cet épisode, alors qu’Etchebest se targue, comme le grand Frère, d’être un virtuose du ring, les restaurateurs sont envoyés… sur un kayak (eh oui, on est à Port Grimaud). Leur objectif ? Ramer ensemble et en rythme (ce qu’ils auront le plus grand mal à faire), métaphore discrète de leur mission : se serrer les coudes pour redonner au restau son faste d’antan.

4/ Phase de « tout est arrangé grâce au Grand Frère, heu je veux dire le chef » : Etchebest refait la carte, file ses recettes, invite des faux clients dans le restaurant, aide en cuisine, aide en salle, refait (mal) la déco du restau et tout le monde rigole parce qu’il a tout arrangé et ce mec est vraiment « un grand monsieur ».

Et bha malgré tout ça, j’ai pleuré quand les frères se sont serrés dans les bras après avoir « crevé l’abcès » et que leur maman est venue les embrasser en « surprise ». Parce que les ressorts de la télé-réalité ont beau être gros comme des ficelles de bifteak qu’on a oublié de retirer avant des apporter aux clients, elles marchent quand même à tous les coups !

Cerutti ? Or not Cerutti !

Samedi soir, n’allez pas croire que je n’ai pas d’amis mais j’étais très fatiguée, et me suis donc proposée pour baby-sitter tous les enfants du coin chez moi. Après les avoir enfermés dans une chambre et attendu que plus aucun bruit ne sorte de la chambre (peut-être étaient-ils morts ? Dans le doute, j’ai préféré ne pas aller vérifier de peur de les réveiller dans le cas contraire), je me suis préparé mon plat(eau)-télé préféré : des linguine à l’huile de truffe paresmées de parmesan. un gros plat, que l’on peut réchauffer toute la soirée en gloussant bêtement devant les chaînes hertziennes.

Mmh, qu’est-ce que le PAF franchouillard m’avait réservé ce soir-là ? Les Enfants de la télé (inespéré) ? Les 100 animaux les plus drôles du monde (pendaison) ? Les Experts (l’angoisse) ? Pire ! O pas… « Sosie ? Or not sosie ! »

Kezako ? Une émission avec des sosies de stars qui chantent (j’ai peur !) ? Une émission avec des sosies qui vont faire peur aux vraies stars ? Une émission avec des sosies de Johnny, Claude François et Elvis réunis sur un même plateau ? J’avoue que je n’étais pas très enthousiaste mais j’aime regarder les émissions en même temps que tout le monde, ça me rassure, raison pour laquelle je regarde très peu de replays, de films ou de séries en VOD.

Bonne surprise ! Le concept de « Sosie » est plutôt moins pire que prévu puisqu’il s’agit de caméras cachées pas très loin du concept de « Surprise sur prise ! » (paix à l’âme de Marcel Belliveau). Ainsi, j’ai pu regarder (un peu d’un oeil c’est vrai) voir Pascal Légitimus en faux développeur de photo face à une femme hystérique, Michel Leeb en faux moniteur d’avion et même maître Francis Huster, tombé bien bas, certainement venu faire la promo de je ne sais quoi mais j’étais partie réchauffer mes linguine (attention hein, ce ne sont pas des spaghettis !). Bref, une émission ni bonne ni mauvaise, un peu comme un steack-frites : on n’en garde pas un souvenir impérissable mais c’est jamais foncièrement mauvais non plus.

Non non, la vraie question autour de ce programme, comme de beaucoup en ce moment, est celle de Vincent Cerutti. Que penser de ce nouvel animateur sorti de nulle part, aussi consistant qu’un plat sous vide, aussi réel que Cerise de Groupama et grinçant et original drôle que Michel Drucker ? Car voilà, le type n’est pas vilain, au contraire. Sur le papier, il rajeunairait le métier (squatté par papi Foucault et pépé Drucker) et émoustillerait la ménagère. Et pourtant, quand je le vois, je ne ressens rien d’autre qu’un vide consternant. Même Voici, me le montrant enlacé avec Chloé Mortaud (une vraie Miss France, même pas Nationale) ou Cécile de Ménibus (qui doit quand même être chaudasse) n’a pas réussi à faire monter la température sous mon plaid. Bref ce mec là, je n’y crois pas ! Et si c’était ça, la stratégie de TF1 ? Nous préparer à des programmes de plus en plus aseptisés (et peu chers), devant lesquels on se retrouvera seuls face à des montages de télé-réalités ou vidéo-gags américaines mal doublées, annoncées par une voix off, un hologramme ou de simples sous-titres ?

Et si Vincent Cerutti était le premier présentateur préprogrammé ? Et si Vincent Cerutti n’existait pas ?