Après le mariage de Kate et William, l’enterrement de René Angélil

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Oui, c’est triste. René Angélil est mort après des années de lutte contre son cancer, lutte que nous avons suivie de très près grâce aux débriefs à l’exactitude très assumée de Céline qui, ponctuellement, est toujours venue nous donner des nouvelles de son mentor. Voilà, c’est fini. La diva est veuve, et on compatit à fond la caisse parce qu’on l’aime bien, la surdouée dégingandée parvenue à faire oublier son effrayante dentition originelle, l’amoureuse grave la pauvre de cet homme déifié resté seul horizon masculin de son petit cœur de midinette jetée trop tôt dans l’arène.

En revanche, ce que je n’arrive absolument pas à comprendre, c’est tout le barnum mis en place pour les funérailles dudit René, lequel, s’il a en effet hypothéqué sa maison (et son couple, ne l’oublions pas, pour se mettre à la colle avec sa trouvaille alors pas bien vieille hum hum), n’en reste pas moins le mari de la superstar. Que le mari.

Retransmises par 12 caméras (oui, douze) en direct sur 4 chaînes de télévision (oui, 4), les funérailles de l’illustre René Angelil sont pourtant l’événement du jour. Organisées en la basilique Notre-Dame de Montréal dans laquelle le couple s’était uni dans ses plus beaux atours, les obsèques royales de l’impresario qui créa la Femme, imaginées par le défunt lui-même, ont tout des obsèques officielles réservées aux héros de la nation, aux chefs d’état, ou aux idoles nationales. Chapelle ardente dressée 24h avant l’event pour que les fans (sic) viennent se recueillir devant le corps du défunt,  drapeau de la tour centrale de l’hôtel du Parlement de Montréal mis en berne, cérémonie dite par l’archevêque de la ville, portrait en 4 par 3 placardé au fronton de l’église, site Internet et hashtag consacrés, n’en jetez plus ! Ces funérailles sont  nationales, ainsi que l’a appris le Premier ministre du Québec himself au Journal de Montréal. René est mort et l’événement se doit manifestement d’être à la hauteur.

Mais à la hauteur de quoi ?

De Céline, la plus grande chanteuse au monde , la gloire nationale, la petite fiancée du pays. Pourtant, ça n’est pas elle qui est morte mais bien son époux. « Il a fait Céline », arguent certains, « il a lancé d’autres artistes », avancent d’autres (Garou vite fait, Véronic Dicaire). Pourtant, ce qui revient bien souvent n’est autre que son mérite d’avoir façonné la jeune fille ingrate, et de l’avoir muée par son talent inégalable en une star planétaire (sexisme ? je dis ça, je dis rien). De là à ce que le pays tout entier suive en direct live les derniers adieux de ses proches audit inspirateur, il me semble qu’il y a un monde. Depuis quand les pygmalions se fondent-ils dans leurs muses ?

Mais pourquoi pas, hein. Je dois avoir mauvais esprit.

Mais alors je n’ai qu’un souhait. Pourvu que Laeticia ne casse pas sa pipe trop vite…

laetitia

2 réflexions au sujet de « Après le mariage de Kate et William, l’enterrement de René Angélil »

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